Amman tente d'empêcher l'expulsion de Palestiniens de Jérusalem

Le chef de la diplomatie jordanienne Ayman Safadi, lors d'une conférence de presse conjointe à la suite d'une réunion sur le processus de paix au Moyen-Orient, au quai d'Orsay, à Paris, le 11 mars 2021 (Photo, AFP)
Le chef de la diplomatie jordanienne Ayman Safadi, lors d'une conférence de presse conjointe à la suite d'une réunion sur le processus de paix au Moyen-Orient, au quai d'Orsay, à Paris, le 11 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 avril 2021

Amman tente d'empêcher l'expulsion de Palestiniens de Jérusalem

  • Le royaume jordanien a contrôlé pendant près de 20 ans Jérusalem-Est, jusqu'à la guerre israélo-arabe de 1967 lors de laquelle Israël l'a occupée puis annexée
  • En se rendant à Ramallah en Cisjordanie, le chef de la diplomatie jordanienne Ayman Safadi cherche à empêcher l'expulsion de Palestiniens de Jérusalem-Est

RAMALLAH: Le chef de la diplomatie jordanienne Ayman Safadi s'est rendu mercredi à Ramallah pour remettre à l'Autorité palestinienne des documents censés aider à empêcher l'expulsion par Israël de familles palestiniennes de Jérusalem-Est.  

Le royaume jordanien a contrôlé pendant près de 20 ans Jérusalem-Est, jusqu'à la guerre israélo-arabe de 1967 lors de laquelle Israël l'a occupée puis annexée.  

La Jordanie avait alors construit des maisons pour loger des Palestiniens réfugiés à Jérusalem-Est après la création de l'Etat hébreu en 1948 et dit détenir des contrats de location attestant de cela.  

En se rendant à Ramallah en Cisjordanie, M. Safadi cherche à empêcher l'expulsion de Palestiniens de Jérusalem-Est après qu'un tribunal israélien a, selon la presse jordanienne, donné jusqu'au 2 mai à ces familles pour quitter leurs maisons dans le quartier de Cheikh Jarrah ou se faire expulser.  

Lors d'une conférence de presse à Ramallah, il a souligné que « tous les documents dont nous disposons sur les biens immobiliers et les terres à Jérusalem ont été soumis à l'Autorité palestinienne ».  

« Pour le roi Abdallah II (de Jordanie), Jérusalem est une ligne rouge (...) Il faut engager une action internationale capable d'arrêter les mesures unilatérales israéliennes », a-t-il martelé. « Nous coopérons avec l'Autorité palestinienne et la communauté internationale pour empêcher l'expulsion des Palestiniens de Cheikh Jarrah. »  

Aucun commentaire israélien n'a pu être obtenu dans l'immédiat au sujet de cette affaire.    

A Amman, les Affaires étrangères ont expliqué « avoir trouvé les documents prouvant que le ministère du Développement qui avait construit ces maisons, avait conclu en 1956 des contrats de location pour des logements à Cheikh Jarrah ».  

Il s'agissait, selon elles, de contrats entre le gouvernement jordanien, propriétaire des maisons, et des locataires palestiniens, certifiés par l'Office de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa). D'après les documents il s'agit d'habitations destinées à 28 familles.  

Le porte-parole des Affaires étrangères à Amman, Daifallah al-Fayez, a indiqué que les bénéficiaires étaient des réfugiés palestiniens ayant fui leur maison en 1948. « Après 1967, il y a eu des tentatives répétées d'Israël pour expulser les Palestiniens de chez eux. »  

La question de Jérusalem est l'une des principales pommes de discorde entre Israël et les Palestiniens. La première estime que toute la ville est sa capitale « indivisible » et les seconds veulent faire de Jérusalem-Est la capitale d'un Etat auquel ils aspirent.  

La Jordanie continue d'être gardienne des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est et a signé un traité de paix avec Israël en 1994.  

Mais les relations sont tendues entre les deux pays voisins et la Jordanie proteste régulièrement contre ce qu'elle appelle les agissements « insoutenables » d'Israël à Jérusalem. 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.