Turquie: série d'arrestations pour fraude à la cryptomonnaie

Le fondateur de Thodex, Faruk Fatih Ozer, au contrôle des passeports à l'aéroport international d'Istanbul. Le 22 avril 2021, les procureurs turcs ont ouvert une enquête après que le fondateur d'une bourse de crypto-monnaies basée à Istanbul ait fermé son site et fui le pays avec un montant rapporté de 2 milliards de dollars d'actifs d'investisseurs. (Handout / Demiroren News Agency (DHA) / AFP)
Le fondateur de Thodex, Faruk Fatih Ozer, au contrôle des passeports à l'aéroport international d'Istanbul. Le 22 avril 2021, les procureurs turcs ont ouvert une enquête après que le fondateur d'une bourse de crypto-monnaies basée à Istanbul ait fermé son site et fui le pays avec un montant rapporté de 2 milliards de dollars d'actifs d'investisseurs. (Handout / Demiroren News Agency (DHA) / AFP)
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Publié le Vendredi 23 avril 2021

Turquie: série d'arrestations pour fraude à la cryptomonnaie

  • La plateforme Thodex a suspendu ses transactions après avoir affiché un message mystérieux mercredi, indiquant qu'elle avait besoin de cinq jours pour traiter un investissement extérieur non spécifié
  • La police a arrêté quelque 62 suspects lors de raids menés dans huit villes, dont Istanbul où est basée la plateforme, a rapporté l'agence de presse officielle Anadolu

ISTANBUL : Les autorités turques ont lancé vendredi des mandats d'arrêt contre 78 personnes en raison de liens présumés avec une plateforme d'échange de cryptomonnaie dont le fondateur a pris la fuite avec deux milliards de dollars d'actifs d'investisseurs, rapportent les médias locaux.

La police a arrêté quelque 62 suspects lors de raids menés dans huit villes, dont Istanbul où est basée la plateforme, a rapporté l'agence de presse officielle Anadolu. 

La plateforme Thodex a suspendu ses transactions après avoir affiché un message mystérieux mercredi, indiquant qu'elle avait besoin de cinq jours pour traiter un investissement extérieur non spécifié.

Selon des informations de presse, Thodex a fermé alors qu'elle détenait au moins deux milliards de dollars provenant de 391.000 investisseurs.

Les responsables de la sécurité turcs ont publié une photo du fondateur de Thodex, Faruk Fatih Ozer, passant le contrôle des passeports à l'aéroport d'Istanbul pour se rendre dans un lieu non révélé, mais des sources de sécurité citées par la télévision HaberTurk ont affirmé qu'il se trouvait en Albanie.  

L'avocat des investisseurs, Oguz Evren Kilic, a déclaré jeudi à l'AFP que des centaines de milliers d'utilisateurs n'avaient pas pu accéder à leurs portefeuilles numériques. 

"Nous avons entamé les procédures légales et déposé une plainte au bureau du procureur", a-t-il dit.

Le parquet enquêtait sur l'homme d'affaires pour "fraude aggravée et fondation d'une organisation criminelle".

La police a effectué une descente au siège de la société, situé dans la partie asiatique d'Istanbul, et a saisi des ordinateurs et du matériel informatique, selon la presse.

Dans un message publié sur le compte Twitter de l'entreprise, M. Ozer a déclaré qu'il se trouvait hors du pays pour rencontrer des investisseurs étrangers, qu'il rentrerait chez lui "dans quelques jours et coopérerait avec les autorités judiciaires afin que la vérité puisse éclater".

Un nombre croissant de Turcs se tournent vers les cryptomonnaies pour tenter de protéger leurs économies face à la forte baisse de la valeur de la monnaie turque et à l'inflation élevée.

Le marché turc des cryptomonnaies reste non réglementé malgré le scepticisme croissant du gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan quant à sa sécurité.


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.