Virus: la Tunisie s'ouvre aux touristes malgré les restrictions sur son sol

Une personne se faisant vaccinée en Tunisie. (AFP)
Une personne se faisant vaccinée en Tunisie. (AFP)
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Publié le Vendredi 30 avril 2021

Virus: la Tunisie s'ouvre aux touristes malgré les restrictions sur son sol

  • Un premier contingent de 300 touristes russes est arrivé jeudi à bord de deux vols charters, une première depuis l'été dernier, a indiqué vendredi à l'AFP le directeur de l'Office national du tourisme, Moez Belhassine
  • Des touristes biélorusses devaient arriver vendredi, et des Tchèques --dont des représentants de tour-opérateurs-- sont attendus à Djerba samedi, a-t-il ajouté

TUNIS: Les premiers avions de touristes ont commencé à arriver en Tunisie cette semaine, en dépit de la détérioration de la situation épidémique qui a poussé le pays à fermer les écoles et à instaurer une quarantaine à l'hôtel pour la plupart des voyageurs.

Un premier contingent de 300 touristes russes est arrivé jeudi à bord de deux vols charters, une première depuis l'été dernier, a indiqué vendredi à l'AFP le directeur de l'Office national du tourisme, Moez Belhassine. 

Des touristes biélorusses devaient arriver vendredi, et des Tchèques --dont des représentants de tour-opérateurs-- sont attendus à Djerba samedi, a-t-il ajouté.

Bien que cette fréquentation soit très loin des chiffres de l'avant-pandémie, "nous voulions envoyer un message positif, montrer que nous sommes prêts à recevoir les touristes," a affirmé M. Belhassine.

Selon lui, les touristes sont soumis à un protocole sanitaire strict: ils doivent présenter un test négatif à leur arrivée et séjourner dans des hôtels dont ils ne peuvent sortir qu'en groupe.

La reprise du tourisme intervient au moment d'une aggravation de la situation sanitaire en Tunisie, les hôpitaux peinant depuis quelques semaines à faire face à l'afflux inédit de malades dans un état grave.

Les établissements scolaires sont fermés depuis mi-avril et au moins jusqu'à mi-mai et un couvre-feu est en vigueur de 22H00 à 5H00 du matin, avec une interdiction de la circulation automobile à partir de 19H00.

Pour ne pas aggraver la situation et éviter que de nouveaux variants circulent dans le pays, les voyageurs arrivant à partir de lundi devront effectuer une quarantaine de cinq à sept jours dans des hôtels (et non à domicile comme c'était le cas jusque-là), a annoncé mercredi le gouvernement.

Depuis le début de la pandémie, la Tunisie a officiellement enregistré plus de 307 000 cas de coronavirus, dont 10 641 décès. La crise sanitaire a mis à genoux le tourisme, qui représente 14% du PIB du pays.

Ce secteur clé avait pâti de l'instabilité puis de l'insécurité après la révolution de 2011, avant de rebondir ces dernières années jusqu'à dépasser les 9,5 millions de visiteurs en 2019.

Mais en 2020, le nombre d'arrivées a chuté de 80% et les recettes touristiques de 64%, a souligné M. Belhassine.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.