Défiance de l’appareil judiciaire libanais à l’égard des banques du pays

Les gens attendent d'entrer dans une banque qui vient de rouvrir dans le centre de la capitale libanaise Beyrouth le 19 novembre 2019 (Photo, AFP)
Les gens attendent d'entrer dans une banque qui vient de rouvrir dans le centre de la capitale libanaise Beyrouth le 19 novembre 2019 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Défiance de l’appareil judiciaire libanais à l’égard des banques du pays

  • La plainte vise les banques locales, qui ont gelé les dépôts de leurs clients et les ont empêchés de transférer de l'argent à l'étranger depuis que la crise a éclaté à la fin de 2019
  • L’avocat Hasan Bazy précise que d'autres plaintes judiciaires suivront: «C'est la première d'une série de cas que nous prévoyons de déposer, visant à terme près de  70 banques.»

BEYROUTH: Un juge libanais a ordonné le gel protecteur de certaines propriétés et participations de quatorze personnes ayant des liens avec certaines des plus grandes banques libanaises, une mesure qui, selon les prêteurs, pourrait les isoler davantage des réseaux financiers internationaux. 

Le gel des avoirs, répertorié dans un document judiciaire vu par Reuters, fait partie d'une plainte légale déposée par des avocats appartenant à un groupe de la société civile au nom de déposants libanais. 

Les banques libanaises figuraient autrefois parmi les prêteurs les plus rentables du monde, acheminant les fonds d'une diaspora dispersée dans les coffres de l'État en échange de taux d'intérêt élevés. Mais alors que l'effondrement économique du Liban s'accélérait et que les envois de dollars se tarissaient, le système financier s’est retrouvé privé de financement. 

La plainte vise les banques locales, qui ont gelé les dépôts de leurs clients et les ont empêchés de transférer de l'argent à l'étranger depuis que la crise a éclaté à la fin de 2019, et qui sont notamment accusées de négligence et de fraude. 

Les prêteurs ont nié tout acte répréhensible et ont répété à plusieurs reprises que les dépôts des clients étaient en sécurité. 

«Les banques libanaises, la majorité d'entre elles, ont repris les dépôts de leurs clients puis, en opposition avec la loi, ont prêté ces dépôts au gouvernement et à la Banque centrale, qui les ont dépensés sur leurs engagements internationaux et sur les salaires», déclare à Reuters Hasan Bazy, l'un des avocats qui a porté l'affaire en avant, ajoutant que d'autres plaintes sont à attendre. 

«Ces banques et leurs dirigeants ont des actifs dans des entreprises et des biens immobiliers et nous voulions que ceux-ci soient bloqués afin qu'ils puissent être utilisés comme garantie pour l'argent des déposants au cas où il ne devait pas être récupéré.» 

Une source judiciaire a confirmé la décision du juge, qui peut encore faire l'objet d'un recours par les personnes concernées une fois qu’elles auront légalement été informées de la décision. 

En réponse à l'ordonnance du juge, l'Association des banques libanaises déclare qu'elle respecte l'autorité judiciaire mais que de telles décisions pourraient pousser davantage de correspondants étrangers à réduire leurs relations commerciales avec le système financier libanais. 

«L'attaque constante contre les banques et les banquiers n'est pas le moyen idéal pour récupérer les dépôts, dont nous assurons qu'ils sont sûrs», indique l'organisme dans un communiqué. 

Le gouverneur de la Banque centrale libanaise, Riad Salamé, a mis en garde le mois dernier contre la perte des relations bancaires avec leurs correspondants dans une lettre adressée au parquet. 

Mais Hasan Bazy précise que d'autres plaintes judiciaires suivront bientôt: «C'est la première d'une série de cas que nous prévoyons de déposer, visant à terme près de 70 banques.»  


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".