La compagnie métallurgique saoudienne Jafco Steel renforce sa présence en Tunisie

Un ouvrier de l'usine franco-tunisienne "ALTRAD", spécialisée dans la fabrication d'échafaudages, est aux commandes d'une machine le 08 décembre 2001 à Borj Sedrya dans la banlieue de Tunis. Photo d'illustration FETHI BELAID / AFP
Un ouvrier de l'usine franco-tunisienne "ALTRAD", spécialisée dans la fabrication d'échafaudages, est aux commandes d'une machine le 08 décembre 2001 à Borj Sedrya dans la banlieue de Tunis. Photo d'illustration FETHI BELAID / AFP
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

La compagnie métallurgique saoudienne Jafco Steel renforce sa présence en Tunisie

  • Après l’Algérie, la compagnie métallurgique saoudienne Jafco Group prend une participation dans l’entreprise tunisienne Les Industries Métallurgiques du Sud
  • Au cours des cinq dernières années, les investissements saoudiens en Tunisie se sont élevés à 52,5 millions de dinars. Parmi eux, on trouve 7 nouveaux projets et 32 extensions d’activités

TUNIS: On n’avait pas entendu parler d’un investissement saoudien en Tunisie depuis longtemps. C’est chose faite. En effet, Jafco Group, un groupe saoudien, vient d’entrer au capital de la société tunisienne Les Industries métallurgiques du Sud, qui opère dans le même secteur que lui: la sidérurgie. Cette prise de participation s’est faite à travers une augmentation du capital en numéraire, originellement de 880 000 dinars tunisiens (1 dinar = 0,30 euro), et porté à 4 872 000 dinars. Une augmentation réservée à Mohamed Javid Mohamed Ibrahim, propriétaire de Jafco Group. Cet investissement est son deuxième au Maghreb.

Jafco Group est déjà présent en Algérie à travers la SPA Société El Djazira de fabrication d’acier, créée en 2016. Bâti autour de Jafco Steel, son navire amiral créé en 1990, le groupe, compte une autre société en Arabie saoudite (Jafco Billets), et a réalisé ses premiers investissements à l’étranger dans la région du Golfe. Il dispose également d’une filiale à Bahreïn (Mohamed Javeed & Partners for Building material WLL), et de deux autres aux Émirats arabes unis (EAU), Ismail Ebrahim et Building Material Trading LLC, à Dubaï.

Vingtième au classement des investisseurs étrangers en Tunisie, la société figure dans le top 5 arabe avec un stock de 653 millions de dinars, loin derrière les principaux leaders, les EAU (6,09 milliards de dinars), le Qatar (3,1 milliards de dinars) et la Libye (944 millions de dinars).

Pourtant, ce n’est pas la volonté d’en faire plus qui manque aux deux parties. Lors de sa visite en décembre 2015 en Arabie Saoudite, le défunt président Béji Caïd Essebsi avait incité les hommes d’affaires saoudiens à investir en Tunisie, et il avait promis de «faire en sorte de lever les obstacles» auxquels ils pourraient se heurter.

Le Conseil d’affaires tuniso-saoudien et un forum tuniso-saoudien des affaires ont eux aussi fait l’amer constat de la faible présence des Saoudiens en Tunisie, respectivement en janvier 2018 et mars 2019, à Tunis. Ils ont décidé d’œuvrer à attirer plus d’investissements saoudiens dans le pays. Mais depuis, ces derniers n’ont pas beaucoup augmenté.

Selon les statistiques de la Foreign Investment Promotion Agency (Fipa), au cours des cinq dernières années, les investissements saoudiens en Tunisie se sont élevés à 52,5 millions de dinars. Parmi eux, on trouve seulement 7 nouveaux projets et 32 extensions d’activités déjà installées. La pandémie de Covid-19 et, fort probablement, l’instabilité gouvernementale en Tunisie depuis plus deux ans, y sont sans nul doute pour quelque chose. En plus, bien sûr, des problèmes qu’y rencontrent tous les investisseurs, et ils sont nombreux.

 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.