L'ancien chef du parlement iranien se présente à la présidentielle

Ali Larijani a occupé par le passé le poste de ministre de la Culture et de l'Orientation islamique et a dirigé la chaîne de télévision publique iranienne. (AP)
Ali Larijani a occupé par le passé le poste de ministre de la Culture et de l'Orientation islamique et a dirigé la chaîne de télévision publique iranienne. (AP)
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Publié le Samedi 15 mai 2021

L'ancien chef du parlement iranien se présente à la présidentielle

  • Ali Larijani a décidé de se présenter le dernier jour des inscriptions pour l'élection du 18 juin
  • Un groupe placé sous le contrôle de Khamenei approuve les candidats en dernier ressort

TÉHÉRAN: Ali Larijani, ancien président du parlement iranien, s'est inscrit samedi à la prochaine élection présidentielle de la République islamique. Il devient ainsi le premier candidat de renom à soutenir éventuellement les politiques de l'administration sortante qui a conclu l'accord sur le nucléaire désormais en lambeaux entre Téhéran et les puissances mondiales.

Larijani, qui a été pendant longtemps une figure de proue du mouvement conservateur avant de s'allier au président iranien relativement modéré Hassan Rouhani, a pris sa décision le dernier jour des inscriptions pour l'élection qui se tiendra le 18 juin. Un comité supervisé par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, est chargé d'approuver les candidats. M. Larijani a néanmoins maintenu des liens étroits avec le guide suprême au cours de ses décennies au gouvernement.

A Téhéran, les journalistes ont vu Larijani, 63 ans, s'inscrire au ministère de l'Intérieur, organisme qui supervise les élections. Il a salué les spectateurs après avoir accompli la procédure, le visage couvert d'un masque bleu chirurgical alors que l'Iran continue de lutter contre la pandémie de coronavirus.

Ancien commandant au sein de la Garde révolutionnaire iranienne paramilitaire, M. Larijani a occupé par le passé le poste de ministre de la Culture et de l'Orientation islamique, et a dirigé la chaîne de télévision publique iranienne. Sous le président Mahmoud Ahmadinejad, partisan de la ligne dure, il a occupé pendant deux ans le poste de secrétaire du très puissant Conseil suprême de sécurité nationale et celui de négociateur principal dans le domaine nucléaire. Il a, par la suite, été nommé président du parlement iranien et est resté en poste pendant 12 ans, avant de démissionner en mai 2020.

La famille de M. Larijani compte des membres éminents de la théocratie iranienne. Son frère est un religieux qui a dirigé par le passé le système judiciaire iranien. Son père était un ayatollah éminent.

En début d'année, M. Larijani a joué un rôle déterminant dans la conclusion d'un accord stratégique de 25 ans avec la Chine. En signe de respect, M. Larijani a, semble-t-il, demandé vendredi la permission de se présenter à l'élection à des religieux de haut rang de la ville religieuse de Qom.

En Iran, les candidats appartiennent à un éventail de courants politiques dont les partisans de la ligne dure qui souhaitent développer le programme nucléaire iranien, les modérés qui sont favorables au statu quo et les réformistes qui veulent changer la théocratie de l'intérieur.

Les partisans d'un changement radical ne sont guère autorisés à se présenter aux élections par le Conseil des gardiens, à savoir un groupe de 12 membres placés sous le contrôle de Khamenei qui examinent et approuvent les candidats.

« Tout comme le président sortant Rouhani, Larijani est un homme de confiance pour Khamenei. Il pourra représenter l'Iran sans compromettre les principes fondamentaux du régime, à savoir la maîtrise de la société par la religion et l'indépendance vis-à-vis des puissances étrangères », a récemment écrit Barbara Slavin, directrice de l'Initiative pour l'avenir de l'Iran au Conseil de l'Atlantique.

En outre, un candidat clairement réformiste se fait toujours attendre. On a évoqué le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Celui-ci a toutefois annoncé qu'il ne se présenterait pas en raison du scandale lié à la divulgation d'un enregistrement dans lequel il critiquait franchement la Garde ainsi que les restrictions imposées au gouvernement civil.

Au moment où Larijani a présenté sa candidature, Mohsen Hashemi Rafsanjani, le fils aîné de l'ancien président iranien Akbar Hashemi Rafsanjani, s'est lui aussi inscrit. Rafsanjani, membre du conseil municipal de Téhéran, est présenté comme un réformateur par les commentateurs politiques.

Plusieurs autres candidats ont un passé important au sein de la Garde, une force paramilitaire qui relève de Khamenei seul. En effet, les partisans de la ligne dure sont de plus en plus nombreux à considérer que la présidence devrait être confiée à un ancien commandant militaire, vu les problèmes du pays. Cela ne s'est pas produit depuis la révolution islamique de 1979 et depuis que les forces armées ont été purgées.

Mahmoud Ahmadinejad, l'ancien président iranien partisan de la ligne dure, s'est lui aussi présenté à l'élection mercredi. Si, en 2017, la tentative de Ahmadinejad de se présenter aux élections a été bloquée après des critiques formulées par Khamenei à son égard, le chef suprême ne l'a pas mis à l'écart cette année.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)