Maroc: renvoi des procès des journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni

Une manifestation de soutien à Omar Radi, un journaliste marocain, le 28 décembre 2019, dans la ville de Rabat (Photo, AFP)
Une manifestation de soutien à Omar Radi, un journaliste marocain, le 28 décembre 2019, dans la ville de Rabat (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 18 mai 2021

Maroc: renvoi des procès des journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni

  • Les deux journalistes ont toujours clamé leur innocence et leurs soutiens dénoncent des «procès politiques»
  • Appelé en premier devant la Cour d'appel de Casablanca, Omar Radi, 34 ans, a fait son entrée le point levé, sourire aux lèvres mais visiblement amaigri après une grève de la faim de 21 jours

CASABLANCA: Les procès des journalistes marocains Omar Radi et Soulaimane Raissouni, en détention préventive depuis près d'un an et jugés séparément dans deux affaires distinctes, ont été renvoyés respectivement au 1er et au 3 juin, a constaté l'AFP mardi. 

Les deux journalistes ont toujours clamé leur innocence et leurs soutiens dénoncent des « procès politiques ». De leur côté, les autorités marocaines ont toujours mis en avant l'indépendance de la justice et la conformité des procédures. 

Appelé en premier devant la Cour d'appel de Casablanca, Omar Radi, 34 ans, a fait son entrée le point levé, sourire aux lèvres mais visiblement amaigri après une grève de la faim de 21 jours, suspendue fin avril pour raisons de santé. 

Le journaliste connu pour son ton critique est poursuivi pour « viol » et pour « atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat » avec « financement de l'étranger », deux affaires différentes, instruites et jugées conjointement. 

Il s'est dit « incapable » de répondre aux questions du juge et a refusé que ses avocats déposent une nouvelle demande de remise en liberté provisoire. 

Ses avocats ont insisté pour qu'il puisse voir un médecin « en préservant sa dignité et son secret médical ». 

« A la suite d'hémorragies intestinales, Omar a été transporté à trois reprises à l'hôpital et a refusé d'être ausculté menotté et en présence de ses gardiens », a souligné Me Miloud Kandil. 

Selon le Parquet, « différentes entités suivent de près » son état de santé. 

Une demi-heure plus tard, les avocats ont rejoint une autre salle de la Cour d'appel pour plaider pour Soulaimane Raissouni, 48 ans. 

Marchant difficilement, incapable de parler, de se tenir debout puis de rester droit une fois assis, le rédacteur en chef du journal Akhbar Al-Yaoum, est lui aussi apparu très affaibli, après plus de quarante jours de grève de la faim, pour obtenir une remise en liberté provisoire. 

Ses avocats ont présenté une nouvelle demande de libération, sur laquelle la justice doit se prononcer jeudi. 

Différents partis politiques se sont joints récemment aux appels à libérer les deux journalistes, après notamment deux pétitions signées par des centaines de personnalités marocaines --anciens ministres, intellectuels, journalistes, etc. 

De leur côté, les deux plaignants à l'origine des poursuites pour « viol » ou « agression sexuelle » disent demander justice, en niant toute « instrumentalisation ». 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.