La Turquie fait face à l’invasion d’un mucilage marin sur ses rivages

Une partie du front de mer d’Istanbul est infestée par un mucilage marin, invasion qui s’est aggravée au cours des six derniers mois. (Getty Images)
Une partie du front de mer d’Istanbul est infestée par un mucilage marin, invasion qui s’est aggravée au cours des six derniers mois. (Getty Images)
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Publié le Jeudi 27 mai 2021

La Turquie fait face à l’invasion d’un mucilage marin sur ses rivages

  • Selon les scientifiques, la substance «semblable au mucus» est liée à des eaux usées non traitées se déversant dans la mer
  • La quantité de mucilage est «10 à 15 fois plus élevée» qu’en surface (plongeur local)

LONDRES: Certains des littoraux les plus prisés de Turquie ont été envahis par un mucilage marin, une substance ressemblant à du mucus, qui, selon les scientifiques, se propage en raison du changement climatique.

Le mucilage marin présent en Turquie s’est développé au cours des six derniers mois et pourrait poser un problème aux poissons et éventuellement aux humains, déclarent des scientifiques.

Ses origines résident dans le phytoplancton qui peut se développer de manière incontrôlable lorsque des nutriments tels que l’azote et le phosphore se déversent en quantité dans l’eau de mer. La réaction se produit le plus souvent lorsque des eaux usées non traitées riches en nutriments finissent dans la mer.

«L’augmentation du nombre d’éléments tels que l’azote et le phosphore dans la mer est largement liée aux rejets domestiques tels que les eaux usées», déclare Mustafa Sari, doyen de la faculté maritime de l’Université Bandirma Onyedi Eylul.

«Les déchets ménagers rejetés dans la mer sans traitement augmentent la charge d’azote et de phosphore de l’eau de mer.»

Le mucilage marin du phytoplancton pourrait présenter un danger pour les humains, car elle empêche les gens de pêcher ou de nager dans les eaux touchées.

«Je viens ici depuis quinze ans et il y avait parfois du mucilage, mais c’est pire cette année. C’est un spectacle tellement sale, et ça pue», déclare l’ouvrier naval Burak Yenilmez.

«Notre activité a été réduite de presque 70%», indique le plongeur local Hakan Kara, ajoutant que la quantité de substance sous l’eau est «10 à 15 fois plus élevée» qu’en surface.

«Il est en morceaux, mais partout. Le fond de la mer est complètement recouvert de mucilage», raconte-t-il. «Les hippocampes, les crabes, les petits poissons et toutes les créatures marines qui y vivent meurent parce que ça obstrue leurs branchies. Nous avons besoin d’urgence que soit trouvée une solution.»

Les experts disent que le changement climatique continuera d’aggraver le problème. «Le principal déclencheur est le réchauffement lié au changement climatique, car le phytoplancton se développe davantage à des températures plus élevées», déclare le Dr Neslihan Ozdelice, biologiste marin à l’Université d’Istanbul.

La lutte contre le changement climatique nécessitera un effort mondial, ajoute-t-elle, avertissant que la Turquie doit se concentrer sur des problèmes tels que la surpêche et le rejet des eaux usées.

«Nous subissons les effets visibles du changement climatique, et l’adaptation nécessite une refonte de nos pratiques habituelles», assure Ozdelice. «Nous devons lancer un effort à grande échelle pour nous adapter.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.

 


L'Algérie condamne l'attaque de drone contre l'Arabie saoudite

L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
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  • Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume
  • L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité

ALGER: L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne.

Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume, et de violation flagrante de sa souveraineté et du droit international.

L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité