Après des mois de blocage politique et au milieu d'une grave crise socio-économique et sanitaire, M. Saied a invoqué le 25 juillet un «péril imminent» pour limoger le Premier ministre
Drapeau tunisien à la main, les protestataires, rassemblés à moins d'un kilomètre du Parlement, criaient aussi leur opposition aux poursuites lancées par des tribunaux militaires à l'encontre de civils
Marzouki avait appelé le gouvernement français à «rejeter tout soutien à ce régime et à cet homme (Kais Saied) qui a comploté contre la révolution et aboli la Constitution»
La décision du juge intervient après que le président Saied a demandé mi-octobre à la justice tunisienne d'ouvrir une enquête sur ces déclarations
Selon les médias tunisiens, M. Saïed aurait été contrarié par le fait que M. Marzouki ait appelé la France à mettre fin à son soutien au gouvernement tunisien
Le mois dernier, M. Saïed a promulgué des décrets présidentiels qui renforcent le pouvoir quasi total qu’il s’était déjà arrogé
«La Tunisie est un Etat libre et indépendant et il n'est pas question de s'ingérer dans ses affaires (...). Notre souveraineté passe avant tout, notre dignité passe avant tout», a martelé le président Saied
Saied a par ailleurs fait part de «son mécontentement de voir la situation en Tunisie inscrite à l'ordre du jour du Congrès américain»