Le gouvernement de transition libyen, dirigé par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, est engagé dans un processus de paix parrainé par l'ONU et a promis d'organiser des élections
Fathi Bachagha le soupçonne de ne pas vouloir respecter cet engagement
«Il s'agit maintenant d'aller plus loin en permettant d'avancer sur les réformes, la pleine souveraineté militaire et les élections » prévues en fin d'année, a déclaré Emmanuel Macron
Abdelhamid Dbeibah a pour sa part souligné «le rôle important» que peut jouer Paris, et l'Union européenne, «votre soutien à nos priorités dans le cadre d'un programme de retour de la stabilité» en Libye
L'accent sera mis sur les préparatifs en vue des élections prévues le 24 décembre
Le retrait des militaires étrangers et mercenaires apparaît central dans ce processus, le conflit libyen ayant été largement alimenté par des puissances extérieures
Khalifa Haftar «a perdu sa base populaire» en Cyrénaïque car «les tribus lui reprochent d'avoir impliqué leurs fils dans une guerre où beaucoup sont morts pour rien»
A cela s'ajoute la perte d'une partie de ses appuis dans l'Est, surtout le soutien des puissantes tribus qu'il avait ralliées à sa cause
Selon le HCDC, les politiques et les pratiques en oeuvre «échouent à donner la priorité à la vie, à la sécurité et aux droits de l'Homme des personnes qui tentent de passer d'Afrique en Europe»
La responsable des droits de l'homme des Nations unies a appelé Tripoli et Bruxelles à réformer de toute urgence leurs politiques de recherche et de sauvetage
L'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, a regretté l'absence d'avancées politiques
Selon l'ONU, plus de 20 000 mercenaires et militaires étrangers sont toujours en Libye. Parmi eux figurent des militaires turcs, des mercenaires russes, soudanais et tchadiens