Les autorités grecques et l'ONU construisent depuis samedi un nouveau camp à partir duquel, assurent-ils, les procédures d'asile pourront reprendre
Le ministre grec de la Protection civile Michalis Chrysochoidis a estimé que "la moitié" des exilés pourrait quitter Lesbos "d'ici Noël" et "les autres d'ici Pâques"
« C'est une tragédie immense (...) A mon avis, la seule solution c'est le transfert de ces réfugiés sur le continent et j'espère qu'il y a de la solidarité européenne »
« Ce manque de coordination a créé ce chaos dont les réfugiés ont été les victimes les plus tragiques et dont les populismes et l'extrême droite ont été les principaux bénéficiaires »
Mardi et mercredi soir, des incendies ont détruit le camp grec surpeuplé et sordide de Moria, à Lesbos, surnommé "la jungle", laissant près de 12.700 personnes sans abri, dont 4.000 enfants
"Nous avons tout perdu, nous sommes abandonnés à nous-mêmes, sans nourriture, sans eau, sans médicaments" soupire une réfugiée syrienne.
Par Marina Rafenberg avec Hélène Colliopoulo
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11 septembre 2020
« L'île de Lesbos est déclarée en état d'urgence »
Selon le site d'information locale Lesvospost, plus de 3.000 tentes, des milliers de conteneurs, des bureaux de l'administration et une clinique au sein du camp ont été brûlés
Dans le parc, un jeune Afghan aux yeux verts, âgé de 14 ans, raconte qu'il est parti en février après que les talibans ont tué son père, ses deux frères aînés et ses deux oncles
Près d'un tiers de jeunes migrants ont subi des violences, physiques, psychologiques et sexuelles, selon des chiffres de Médecins sans frontières (MSF)