Macron prône des décisions internationales «utiles» pour «nos concitoyens»

Le président Emmanuel Macron lors du G7, le 13 juin (Photo, AFP).
Le président Emmanuel Macron lors du G7, le 13 juin (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

Macron prône des décisions internationales «utiles» pour «nos concitoyens»

  • «Nos concitoyens ont eu pendant beaucoup d'années et peuvent avoir encore le sentiment qu'on parle de sujets ici qui sont très déconnectés de leur quotidien. Je pense tout l'inverse»
  • Il s'agit de «montrer que nos décisions ont des effets utiles pour nous» et «permettent de régler nos problèmes à la maison et rendre la vie de nos concitoyens meilleure»

CARBIS BAY: Justice fiscale ou aide aux pays pauvres: le président français Emmanuel Macron a salué dimanche un « multilatéralisme efficace » lors du G7 et des décisions « utiles » pour « nos concitoyens », permettant de les éloigner du vote « nationaliste ». 

« Nos concitoyens ont eu pendant beaucoup d'années et peuvent avoir encore le sentiment qu'on parle de sujets ici qui sont très déconnectés de leur quotidien. Je pense tout l'inverse », a développé le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet de trois jours des grandes puissances en Cornouailles (sud-ouest de l'Angleterre).

Il s'agit pour les dirigeants du G7 de « montrer que nos décisions ont des effets utiles pour nous » et « permettent de régler nos problèmes à la maison et rendre la vie de nos concitoyens meilleure », selon le dirigeant. « Alors nos concitoyens dans nos pays vont voter pour des gens qui participent à cet agenda international, et pas pour des gens qui leur expliquent ‘la réponse est dans la nationalisme’ », a affirmé Macron, à moins d'un an de l'élection présidentielle pour laquelle les sondages le donnent au second tour à nouveau face à l'extrême droite, Marine Le Pen (RN).

« Si on a des réunions où rien ne se passe, légitimement (nos concitoyens) finiront par croire que les nationalistes ont raison. Je crois tout le contraire », a-t-il encore insisté.

« Dans notre pays on voit une montée des violences. On a tous des raisons qui sont propres à nos pays mais elles ont deux racines profondes : les inégalités sécrétées par le fonctionnement de l'économie internationale et l'ensauvagement des discours sur les réseaux sociaux », a analysé le président.

Or « ces deux sujets sont au cœur de l'agenda avec des réponses concrètes ». Par exemple « on va pouvoir taxer les multinationales - c'est 5 à 10 milliards de plus pour le budget français » et « je peux l'expliquer à mes contribuables : je vais vous enlever 5 à 10 milliards d'impôts », a avancé le président français.

« Je ne peux pas le faire si les Britanniques, les Allemands, les Américains ne le signent pas avec nous », a-t-il appuyé.

Autre exemple cité : « si je n'aide pas l'Afrique à réussir, je subirai les phénomènes migratoires massifs dans mon pays avec des éléments de déstabilisation ». 

Le G7 a lancé un vaste plan d'infrastructures dans le climat, la santé, le numérique et la lutte contre les inégalités afin d'aider les pays pauvres à se relever de la pandémie du coronavirus. 

Les dirigeants ont aussi apporté leur soutien au projet de réforme pour un taux d'impôt minimum mondial afin de lutter contre la concurrence fiscale entre pays.


Troisième dose: arbitrage «la semaine prochaine» sur les personnes concernées

«On commence à avoir un consensus scientifique» sur un possible «affaiblissement des réflexes immunitaires» chez certaines personnes "autour de neuf mois après la première injection. (Photo, AFP)
«On commence à avoir un consensus scientifique» sur un possible «affaiblissement des réflexes immunitaires» chez certaines personnes "autour de neuf mois après la première injection. (Photo, AFP)
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  • Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé le 12 juillet qu'une «campagne de rappel» allait commencer «début septembre» pour les personnes vaccinées «en janvier et février», sans en préciser le contour exact
  • Il s'appuyait sur deux avis du Conseil scientifique et du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV) publiés début juillet

PARIS: Le périmètre exact des personnes qui se verront proposer un rappel vaccinal contre le Covid-19 à la rentrée devrait faire l'objet d'un arbitrage "la semaine prochaine", a annoncé mardi le ministère de la Santé. 

"On n'a pas aujourd'hui d'arbitrage, ni même de vision tout à fait stabilisée sur les personnes qui seraient susceptibles de se voir proposer une troisième dose à la rentrée", a indiqué le ministère lors d'un point hebdomadaire sur la campagne de vaccination.

Ces arbitrages "seront rendus en principe la semaine prochaine", a-t-on précisé de même source.

"On commence à avoir un consensus scientifique" sur un possible "affaiblissement des réflexes immunitaires" chez certaines personnes "autour de neuf mois après la première injection, et donc il sera possiblement nécessaire de revacciner un certain nombre de personnes de type résidents d'Ehpad, personnes de plus de 80 ans, personnes à très haut risque de forme grave, dès neuf mois après leur première injection, ce qui possiblement pourrait avoir lieu dès septembre", a malgré tout détaillé le ministère.

 


Santé au travail: promulgation de la loi pour renforcer la prévention

Le sénat français. AFP/ Archives
Le sénat français. AFP/ Archives
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  • La loi visant à renforcer la prévention en santé au travail dans les entreprises, parent pauvre des politiques publiques mis en lumière par la crise du Covid, a été promulguée et publiée mardi au Journal officiel
  • Elle vise à décloisonner la santé publique et celle au travail afin de mieux évaluer les risques dans un pays qui ne consacre que «3% des cotisations accidents du travail/maladies professionnelles à leur évaluation, contre 10% pour l'Allemagne»

PARIS : La loi visant à renforcer la prévention en santé au travail dans les entreprises, parent pauvre des politiques publiques mis en lumière par la crise du Covid, a été promulguée et publiée mardi au Journal officiel.

En fonction des décrets d'application, elle entrera en vigueur le 31 mars 2022. C'est un premier texte d'initiative parlementaire s'attaquant à la traduction d'un accord national interprofessionnel (ANI) sur le sujet, le premier du genre lui aussi, validé le 10 décembre par les partenaires sociaux en vue d'une réforme reportée depuis des années.

La loi vise à décloisonner la santé publique et la santé au travail afin de mieux évaluer les risques professionnels dans un pays qui ne consacre que "3% des cotisations AT/MP (accidents du travail/maladies professionnelles) à leur évaluation, contre 10% pour l'Allemagne", selon les députées LREM à l'origine du texte, Charlotte Parmentier-Lecocq et Carole Grandjean.

Le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP), principal outil de la prévention en entreprise, est inscrit dans le marbre de la loi. C'est un document de traçabilité des risques auxquels sont exposés les salariés qui engage la responsabilité de l'employeur et qui doit aboutir à un plan d'action, avec une certaine souplesse pour les entreprises de moins de 50 salariés.

La loi prévoit une "offre socle" censée être plus accessible aux services de santé au travail (SST), qui deviennent des services de prévention et de santé au travail (SPST). Ils sont axés sur trois missions: "La prévention, le suivi médical et la prévention de la désinsertion professionnelle", c'est-à-dire le maintien en emploi des salariés ayant été touchés par des problèmes de santé.

Elle réaffirme la possibilité de campagnes vaccinales et de dépistage par les services de santé au travail, notamment "contre le Sars-Cov-2", ce qui existait déjà pour la grippe, avec le consentement obligatoire du salarié.

Elle entérine, par ailleurs, sur la base du volontariat, le recours aux médecins généralistes appelés "médecins praticiens correspondants" pour pallier la pénurie de médecins du travail. Ils sont environ 5.000 pour 18 millions de salariés, selon les données officielles.

Est également prévu le recours à des "infirmièr(e)s en pratique avancée", ce qui n'existait pas, avec un niveau de diplôme qui sera déterminé par décret. L'intégration de kinésithérapeutes et d'ergothérapeutes dans les équipes pluridisciplinaires des SPST est également actée.

Autre mesure phare: le médecin du travail pourra consulter le dossier médical partagé (DMP) avec l'accord du salarié. Le "médecin praticien correspondant", dont le texte prévoit une formation spécifique en santé au travail, pourra de son côté consulter le dossier médical en santé au travail (DMST) du salarié, inclus dans le DMP.


Covid: la vaccination obligatoire, «une règle claire», défend la cheffe des députés PS

Valérie Rabault lors de la session des questions à l'Assemblée nationale le 30 janvier 2018. Archives AFP
Valérie Rabault lors de la session des questions à l'Assemblée nationale le 30 janvier 2018. Archives AFP
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  • Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale, a de nouveau plaidé mardi pour «la vaccination obligatoire pour tous les adultes», une «règle claire» afin d'atteindre l'immunité collective face au Covid-19
  • Réitérant cette proposition formulée mi-juillet par les députés et sénateurs PS, elle a fait valoir qu'il s'agirait là d'«une règle claire, qui peut être mise en oeuvre de manière concertée et permettrait d'atteindre 90% de la population vaccinée»

PARIS : Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale, a de nouveau plaidé mardi pour "la vaccination obligatoire pour tous les adultes", une "règle claire" afin d'atteindre l'immunité collective face au Covid-19.

Réitérant sur France Inter cette proposition formulée mi-juillet par les députés et les sénateurs socialistes, elle a fait valoir qu'il s'agirait là d'"une règle claire, qui peut être mise en oeuvre de manière concertée et permettrait d'atteindre 90% de la population vaccinée".

Les Caisses de l'Assurance maladie, qui "savent si oui ou non vous êtes vaccinés, appelleraient celles et ceux qui ne sont pas encore vaccinés et ont plus de 50 ans, puis entre 40 et 50 ans, etc etc", a-t-elle expliqué.

Valérie Rabault souligne ainsi son opposition au pass sanitaire mis en oeuvre par le gouvernement, "qui n'est pas une bonne façon de faire puisque cela oppose les Français entre eux, les divise".

Elle a critiqué en outre un pass sanitaire contrôlé à l'entrée des établissements culturels et prochainement des restaurants "sans pièce d'identité", ce qui permet de frauder facilement et ne permettra pas d'atteindre "l'effet escompté", à savoir "faire reculer l'épidémie et avoir l'immunité collective la plus large possible".

Ce pass sanitaire a en outre provoqué "une forme de convergence des oppositions, de ceux qui sont contre la vaccination, ceux qui sont vaccinés mais contre le pass sanitaire, et ceux dont la phase de vaccination n'est pas achevée et qui sont bloqués par le pass", a-t-elle estimé, interrogée sur les manifestations antipass qui ont rassemblé samedi plus de 200.000 personnes à travers la France, selon le ministère de l'Intérieur.