Vaccins, climat, diplomatie: les principales annonces du G7

Les dirigeants du G7 réunis  pour la première fois en près de deux ans, à Carbis Bay, en Cornouailles (Photo, AFP)
Les dirigeants du G7 réunis pour la première fois en près de deux ans, à Carbis Bay, en Cornouailles (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

Vaccins, climat, diplomatie: les principales annonces du G7

Les dirigeants du G7 réunis  pour la première fois en près de deux ans, à Carbis Bay, en Cornouailles (Photo, AFP)
  • Le G7 a promis de distribuer «plus d'un milliard de doses» de vaccins contre la Covid-19 d'ici la fin de 2022, selon Boris Johnson
  • Les pays du G7 s'engagent à devenir neutre en carbone au plus tard en 2050 et à réduire de 50% ses émissions de CO2 d'ici 2030, par rapport à 2010

CARBIS BAY: Vaccins, prévention des pandémies, urgence climatique, menaces russes et chinoises: voici les principales conclusions du sommet du G7 en Cornouailles.

Sortir de la pandémie 
Le G7 a promis de distribuer « plus d'un milliard de doses » de vaccins contre la Covid-19 d'ici la fin de 2022, selon Boris Johnson, soit directement fournies (870 millions de doses) soit par du financement. Cela portera son engagement total depuis le début de la pandémie à deux milliards de doses. 
La France a elle assuré qu'elle doublait sa promesse, la faisant passer à 60 millions de doses d'ici fin 2021. 
Les dirigeants ont demandé en outre une enquête plus poussée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l'origine de la Covid-19 en Chine. 
Au-delà, il s'agira de se donner les moyens de prévenir d'autres catastrophes sanitaires, en augmentant les capacités de production des vaccins et en améliorant les systèmes de détections. 
L'objectif est de pouvoir développer des tests, traitements et vaccins en moins de 100 jours, contre 300 pour la pandémie de coronavirus. 

Accélérer sur le climat 

Les grandes puissances veulent presser le pas, sans toujours se donner d'objectifs précis. 
Ils soutiennent l'idée d'une « révolution verte » créatrice d'emplois et permettant de limiter le réchauffement à 1,5 degré, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le changement climatique deviendra incontrôlable. 
Les pays du G7 s'engagent à devenir neutre en carbone au plus tard en 2050 et à réduire de 50% ses émissions de CO2 d'ici 2030, par rapport à 2010. 
Ils se prononcent pour l'arrêt d'ici 2021 des financements de projets de charbon pour produire de l'électricité qui n'auraient pas recours à des technologies (captage et stockage de CO2) pour réduire leur émission. 
Et ils veulent aller plus vite dans l'interdiction des nouveaux véhicules diesel et à essence, et dans la transition vers les véhicules électriques. 
Sur la biodiversité, l'objectif est de préserver ou protéger au moins 30% des terres et des océans d'ici 2030. 
Le G7 réaffirme l'objectif des pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an de fonds publics et privés d'ici 2025 pour aider la transition énergétique des pays pauvres. 

Plan d'infrastructures 

Les grandes puissances veulent aider les pays en développement, que ce soit sur le climat, la santé, la sécurité, le numérique ou l'égalité. 
Elles promettent des propositions concrètes à l'automne, pour un projet vu comme une réponse à l'influence de la Chine sur les pays pauvres, via son projet d'investissement des « Nouvelles routes de la Soie ». 
En parallèle, le G7 voudrait pouvoir mobiliser 100 milliards de dollars pour aider les pays défavorisés, surtout en Afrique, à rebondir après la pandémie, en réorientant une partie de la nouvelle émission par le Fonds monétaire international (FMI) de 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS). 

Chine 

Le G7 a appelé Pékin à « respecter les droits humains » de la minorité musulmane des Ouïghours dans la région du Xinjiang et à Hong Kong, tout en voulant coopérer avec Pékin quand « c'est dans un intérêt mutuel ».  
Le président américain Joe Biden et son homologue français Emmanuel Macron ont pris soin juste après la conclusion du sommet de préciser que le G7 n'était pas en « conflit » avec la Chine. 

Russie 

Le G7 appelle Moscou à « cesser ses activités déstabilisatrices », y compris les interférences, de respecter les droits humains et de « demander des comptes » aux responsables de cyberattaques depuis son sol.

Valeurs démocratiques 

Le G7 entend représenter la démocratie, la liberté, l'égalité, l'Etat de droit et le respect de droits humains. 
Il insiste sur la défense des égalités de genre et veut donner une éducation à 40 millions de jeunes filles, en mobilisant au moins 2,75 milliards de dollars. 

Taxes 

Les dirigeants ont apporté leur soutien à un système fiscal international plus juste. 
C'est ce qu'avait proposé la semaine dernière leurs ministres des Finances, via un impôt minimum mondial d'au moins 15% sur les sociétés, et une taxation plus efficace des géants du numérique.

Jeux Olympiques 

Le G7 soutient la tenue des jeux Olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août) qui avaient été reportés d'un an en raison de la pandémie. 
Les dirigeants souhaitent que l'événement soit « un symbole d'unité mondial pour surmonter la Covid-19 ». 

 


Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite et vont rétablir le blocus des ports

Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
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  • Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna
  • Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom

TEHERAN: Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible".

Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna.

Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom.

"Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes.

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair.

L'armée idéologique iranienne a aussi annoncé avoir ciblé en Jordanie "des installations clé et les forces américaines sur une base aérienne jordanienne", dans un communiqué cité par l'agence Tasnim. L'armée jordanienne a annoncé pour sa part l'interception de quatre missiles iraniens.

Deux tankers attaqués 

Dans le détroit d'Ormuz, les Emirats arabes unis ont déploré des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers, tuant un membre d'équipage indien.

Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible".

Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli.

Il entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Le pétrole remonte 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours".

Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables".

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole.

Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole continuaient leur ascension dans ce contexte. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 1,19% à 84,29 dollars vers 02H00 GMT.

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord.

Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé".

La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP.

Et au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

 Protocole d'accord "en crise" 

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise".

"Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse lundi à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.

Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il toutefois assuré.

Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", avait averti dimanche le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.