Aucun bureau ne vaut la maison, ou comment le coronavirus a changé le monde du travail

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Publié le Dimanche 30 août 2020

Aucun bureau ne vaut la maison, ou comment le coronavirus a changé le monde du travail

  • Jury parle toujours des bienfaits de faire ses tâches administratives de sa table à manger ou de son canapé au lieu de son bureau
  • Certains pensent que la productivité augmente lorsque les gens travaillent de leurs domiciles, mais il y a aussi des coûts cachés

DUBAI: Pourrions-nous revenir à la façon dont nous travaillions avant la pandémie, ou ce changement soudain de travailler à la salle à manger ou de son canapé du salon va rester là pour toujours ? De façon plus générale, quelle est la meilleure des deux façons pour les employés, les employeurs, les entreprises et l’économie?

Les deux ont montré leurs avantages et leurs inconvénients, disent les experts tout en ajoutant qu'il est trop tôt pour identifier la meilleure.

La réponse pourrait être une combinaison des deux, tant  au niveau organisationnel qu'au niveau national, disent-ils.

« Il y aura des entreprises qui, dans le passé, n’auraient jamais considéré le travail flexible ou le travail à domicile comme des options valables », a déclaré Anita O’Connor, consultante en gestion de la performance commerciale et en développement organisationnel stratégique basée à Abu Dhabi.

« Maintenant, ils se rendent compte que, pour de nombreux rôles dans leur organisation, il est possible que cela devienne une façon normale de travailler, soit à plein temps ,soit à titre plus flexible. »

O’Connor a dit que certaines professions, y compris la médecine, l'hôtellerie et la construction, ne sont pas éligibles à l'option à domicile, mais en général, les organisations sont en train de considérer la fiabilité du travail à domicile.

« Pendant le confinement, les gens ont été forcés de rester à la maison avec leurs enfants, leurs conjoints, tous réunis. Il n'y avait aucune considération pour un espace de travail approprié ou une connectivité Wi-Fi suffisante », a-t-elle ajouté.

Jusque-là, le travail à domicile fonctionne généralement assez bien;  donc,  si les entreprises en font une option à temps plein ou à temps partiel pour les gens, ceux-ci travailleront de manière plus réaliste. Avec leurs enfants à l'école, ils ont maintenant le temps de se concentrer et d'être productifs. »

Selon certains gestionnaires, la productivité  augmenterait  lorsque les gens travaillent à domicile. Cela permettrait également d'économiser de l'argent pour les entreprises.

Un article récent de « The Economist » cite une enquête de Korn Ferry, une société de conseil numérique mondiale, selon laquelle 64% des travailleurs se sentent plus productifs à la maison.

Certains géants mondiaux, dont Facebook, Fujitsu, Siemens et Twitter, ont déclaré que la plupart de leurs employés peuvent et devraient désormais travailler à domicile.

L'article a ajouté deux nouvelles « dates » à notre dictionnaire - «ac » (avant COVID-19) et «ad » (après la domestication).

Des ouvriers traversent un pont piétonnier à Dubaï pendant qu'ils se rendent au travail le 6 mai 2020, après que les autorités des Émirats Arabes Unis ont commencé à assouplir les procédures du confinement  national mis en place pour freiner la propagation du coronavirus COVID-19. (AFP / Fichier Photo)

Les psychologues disent que le travail à domicile rend les gens moins agités car cela implique moins de tracas liés aux habits, à la conduite, au stationnement, aux déplacements et à la course entre les réunions.

De plus, les gens se sentent plus en contrôle de leur vie et peuvent passer plus de temps avec leur famille.

Selon les spécialistes, grâce à la disponibilité de services internet haut débit qui permettent des vidéoconférences et un échange rapide de documents, le travail à domicile permet d'économiser du temps et de l'argent donnant aux gens  l’occasion de travailler efficacement, en particulier dans les domaines de l'informatique et des communications.

Pendant le confinement, un client basé à Dubaï a appelé un Apple Store pour obtenir des renseignements sur une carte-cadeau envoyée à un parent au Canada. Un représentant du service à la clientèle, basé aux EAU, a transféré le client à son collègue à Ottawa pour qu'il réponde à la requête. Tous les trois travaillaient à domicile.

L'option gagne des adhérents. « Le gouvernement de Dubaï a annoncé qu'il allait mettre en œuvre des pratiques flexibles de travail à domicile à long terme pour l'ensemble de son personnel », a déclaré O’Connor.

Les gens devraient commencer à penser à organiser un espace de travail confortable à la maison au lieu de se retrouver avec des maux de dos sur le canapé, a déclaré Jolanta Kowalczyk-Terziotti, une architecte d'intérieur basée à Abu Dhabi.

« Le COVID-19 a tout changé et je pense qu'à l'avenir, tout sera différent. Nous reviendrons sur certaines choses, mais pas sur tout ce que nous faisions auparavant », a-t-elle déclaré à Arab News.

La conception de l'intérieur des bureaux sera également différente pour refléter le changement. « Maintenant, la tendance est à l'espace ouvert, mais nous devons revenir à l'ancienne tendance de l'espace fermé (où) les gens se voient mais se sentent en sécurité », a déclaré Kowalczyk-Terziotti. Une option consiste à faire des partitions transparentes.

D'autres ne voient pas cela comme une image aussi rose. Le travail à domicile entraînerait plusieurs conséquences négatives sur les plans économique, social, humain et mental dans de nombreux domaines, préviennent les experts.

« Que les gens soient introvertis ou extravertis, nous, les humains, avons besoin d’une connectivité sociale », a déclaré O’Connor.

« Les organisations fonctionnent mieux lorsque de bonnes relations sont établies entre les équipes et il est très difficile de construire de bonnes relations sans connectivité en chair et en os ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".