Washington affirme que l’aide extérieure est cruciale pour éviter la catastrophe en Syrie

De hauts responsables du département d'État américain ont soutenu les appels à une extension d'une mesure de l'ONU autorisant l'aide transfrontalière en Syrie. (Photo, Reuters/Archives)
De hauts responsables du département d'État américain ont soutenu les appels à une extension d'une mesure de l'ONU autorisant l'aide transfrontalière en Syrie. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Samedi 26 juin 2021

Washington affirme que l’aide extérieure est cruciale pour éviter la catastrophe en Syrie

  • Des responsables américains soutiennent les appels à renouveler l'aide extérieure pour les régions syriennes sous le contrôle des rebelles
  • Le directeur de la coalition anti-Daech affirme que l'État islamique reste un «ennemi déterminé» et qu'il reste encore beaucoup de travail à faire en Irak et en Syrie

LONDRES : De hauts responsables du département d'État américain ont soutenu les appels à une extension d'une mesure de l'ONU autorisant l'aide transfrontalière en Syrie, affirmant qu'elle est «essentielle pour éviter une catastrophe humanitaire plus grave».

Lors d'un point de presse tenu vendredi et auquel a assisté Arab News, le secrétaire d'État adjoint par intérim aux Affaires du Proche-Orient, Joey Hood, a présenté le point de vue américain sur les développements humanitaires et politiques sur le terrain en Syrie. Il a également évoqué l'importance de continuer d'affronter les restes de Daech à la fois militairement et idéologiquement.

«Les États-Unis soutiennent toutes les formes d'assistance au peuple syrien, même l'assistance transversale de Damas», a signalé Hood.

L'assistance transversale est ainsi nommée pour refléter le fait qu'elle implique l'acheminement de l'aide sur les lignes de front du conflit, du territoire contrôlé par le gouvernement au territoire contrôlé par les rebelles.

«La vérité est que l'assistance transversale ne peut à elle seule répondre aux besoins actuels en Syrie», a assuré Hood. «L'assistance transfrontalière est essentielle pour éviter une catastrophe humanitaire plus grave là-bas».

Pour cette raison, les États-Unis soutiennent pleinement les efforts visant à renouveler une opération d'aide transfrontalière en Syrie, approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, pour une autre année, a révélé Hood.

L'avenir de ce lien vital en Syrie a été mis en doute la semaine dernière, lorsque le président russe Vladimir Poutine, qui détient le droit de veto au Conseil de sécurité, a remis en question l'importance de l'opération d'aide transfrontalière, affirmant que l'aide peut être acheminée vers le nord de la Syrie depuis la capitale Damas. La Russie est un allié de longue date du président syrien Bashar Assad et a soutenu son gouvernement militairement et politiquement tout au long de cette guerre.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a averti vendredi que «ne pas prolonger l'autorisation du conseil aurait certainement des conséquences dévastatrices».

Au cours du briefing, Hood a également affirmé que les États-Unis soutiennent un cessez-le-feu à l'échelle nationale dans le but d’assurer l’acheminement sûr de l'aide et «d’alléger les souffrances du peuple syrien».

Hood a en outre ajouté que les États-Unis se sont engagés à maintenir une «présence militaire limitée dans le nord-est de la Syrie dans le seul but de vaincre l'État islamique (Daech), en partenariat avec les Forces démocratiques syriennes, et de stabiliser les zones libérées par ce groupe.

«La stabilité en Syrie et dans la région élargie ne peut être atteinte que par un processus politique qui représente la volonté de tous les Syriens», a indiqué Hood. «Nous nous engageons à travailler avec nos alliés, nos partenaires ainsi que l'ONU afin de garantir qu'une solution politique durable reste à portée de main».

Il a de plus insisté : «La communauté internationale doit renouveler son objectif commun d'assurer la protection, la dignité et les droits humains du peuple syrien. Il ne peut y avoir de fin durable au conflit sans progrès dans ce domaine».

De son côté, Patrick Worman, directeur par intérim du Bureau de la Coalition mondiale pour vaincre l'État islamique, a averti que malgré la défaite territoriale de Daech, il «demeure toujours un ennemi déterminé. Il y a encore beaucoup de travail à faire en Irak et en Syrie».

Worman a déclaré que l'administration de Joe Biden s'était engagée à terminer la lutte contre Daech et que cela s'étendra à la lutte contre leur influence croissante dans d'autres pays, notamment en Afrique de l'Ouest et au Sahel, où les groupes affiliés à Daech se sont renforcés.

Les États-Unis vont continuer à apporter leur soutien à l'Irak dans ses opérations anti-insurrectionnelles contre Daech, et qu'un travail de sensibilisation communautaire serait nécessaire pour s’opposer à «l'idéologie pervertie» du groupe.

«En plus de la sécurité, nous devons aussi combler les lacunes restantes en matière de stabilisation humanitaire et de relèvement précoce pour aider les victimes des atrocités de Daesh et d'autres personnes touchées par le conflit à se rétablir, et minimiser ainsi la capacité de recrutement et de réapparition de Daesh», a souligné Worman.

«Dans le cadre de cette initiative civile, veiller à ce que les membres de l'État islamique soient tenus pour responsables de leurs crimes et promouvoir la réconciliation communautaire sera essentiel de manière à repousser les messages de l'État islamique et combattre son idéologie immorale».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com