Première rencontre entre les nouveaux chefs de la diplomatie U.S. et israélienne

Le Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères israélien Yair Lapid arrive pour assister à la première réunion hebdomadaire du cabinet du nouveau gouvernement à Jérusalem (AFP)
Le Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères israélien Yair Lapid arrive pour assister à la première réunion hebdomadaire du cabinet du nouveau gouvernement à Jérusalem (AFP)
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Publié le Dimanche 27 juin 2021

Première rencontre entre les nouveaux chefs de la diplomatie U.S. et israélienne

  • M. Lapid, architecte de la coalition ayant mis fin au règne de Benjamin Netanyahu et qui devrait devenir Premier ministre ultérieurement, se rend à Rome pour discuter de visu avec M. Blinken
  • Blinken a indiqué à Paris que la priorité immédiate était de trouver comment faire parvenir de l'aide humanitaire et pour la reconstruction de la bande de Gaza

PARIS : Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken doit rencontrer dimanche son homologue israélien Yaïr Lapid, un premier contact en face à face entre le gouvernement américain et la coalition au pouvoir depuis peu dans l'Etat hébreu.

M. Lapid, architecte de la coalition ayant mis fin au règne de Benjamin Netanyahu et qui devrait devenir Premier ministre ultérieurement, se rend à Rome pour discuter de visu avec M. Blinken, qui doit arriver dimanche dans la capitale italienne dans le cadre d'une visite dans trois pays européens.

Cet entretien intervient dans un contexte de tractations visant à faire revenir les Etats-Unis au sein de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015, dont l'ancien président américain Donald Trump avait unilatéralement retiré son pays trois ans plus tard.

Israël s'oppose à cet accord, qui a contraint Téhéran à réduire son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions internationales. Mais les autorités iraniennes se sont affranchies de certains engagements après le retrait américain.

Le nouveau président américain Joe Biden a décidé de négocier un retour de son pays dans l'accord.

MM. Biden et Blinken souhaitent également préserver le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 21 mai entre Israël et le mouvement islamiste armé Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007.

Cette trêve est intervenue après onze jours de combats --les pires depuis 2014-- qui ont fait 260 morts côté palestinien et treize côté israélien, selon des sources locales. Et qui ont suscité de vives critiques à l'international.

Yaïr Lapid, devenu chef de la diplomatie israélienne le 13 juin avec le nationaliste Naftali Bennett comme Premier ministre, a accusé M. Netanyahu d'avoir mis en danger le soutien indéfectible des Etats-Unis en se rangeant derrière le parti républicain de M. Trump.

Le nouveau gouvernement israélien, qui cherche une relation apaisée avec son principal allié historique, considère également la République islamique d'Iran comme une menace importante vis-à-vis d'Israël et a effectué ses propres frappes dans la bande de Gaza. Mais il s'est engagé à donner la priorité à son alliance avec Washington et à essayer de rester discret sur leurs différences.

«Renouer avec les alliés»

Yaïr Lapid s'est engagé mi-juin à améliorer le dialogue avec le parti démocrate américain et des pays européens, qualifiant respectivement ces relations de "dangereuses" et "d'hostiles" sous Benjamin Netanyahu.

L'ancien Premier ministre, qui pilotait Israël depuis le printemps 2009, a rapidement réagi avec une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il qualifiait le nouveau gouvernement de "tellement dangereux".

Tandis que les tensions restent vives en Israël après les violences de mai, qu'une coalition hétéroclite gouverne l'Etat hébreu depuis peu et que les incertitudes persistent au niveau politique dans l'Autorité palestinienne, l'équipe Biden a clairement indiqué ne pas chercher à confectionner à la hâte des initiatives de paix au Proche-Orient.

Le chef de la diplomatie américaine a indiqué à Paris que la priorité immédiate était de trouver comment faire parvenir de l'aide humanitaire et pour la reconstruction de la bande de Gaza, enclave d'une pauvreté extrême et très densément peuplée.

L'espoir est de voir l'émergence "de conditions qui permettent peut-être de relancer un processus de paix et l'établissement de deux Etats, Israël et Palestine", a déclaré M. Blinken en français. "Aujourd’hui, je pense que les conditions ne sont pas là. Il faut qu'on y travaille. Et c'est ce qu'on fera".

Autre élément crucial, selon lui: "Eviter dans les jours, les semaines, les mois à venir les provocations, les points d'accrochage, qui pourraient relancer une violence, et puis travailler pour créer un peu plus de confiance entre les Israéliens et les Palestiniens".

Il a répété que l'administration Biden projetait d'autoriser l'Organisation de libération de la Palestine à rouvrir ses bureaux à Washington. Cette fermeture avait été ordonnée par M. Trump, à la satisfaction des autorités israéliennes.

Le gouvernement Biden souhaite être moins impliqué dans certains conflits du Moyen-Orient et combler le fossé creusé sous la présidence Trump avec les alliés européens, pour pouvoir mieux se focaliser sur sa stratégie à long terme concernant la Chine.Pendant son escale de trois jours en Italie, M. Blinken doit rencontrer le pape François lundi. Il doit également participer à des réunions du G20 et de la coalition luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique.

 

 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.