Syrie: les Etats-Unis mettent en garde la Russie contre un veto à l'accès humanitaire transfrontalière

Un bus du côté syrien du poste-frontière de Bab al-Hawa qui relie la Syrie insurgée à la Turquie voisine (Photo, AFP)
Un bus du côté syrien du poste-frontière de Bab al-Hawa qui relie la Syrie insurgée à la Turquie voisine (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Syrie: les Etats-Unis mettent en garde la Russie contre un veto à l'accès humanitaire transfrontalière

Un bus du côté syrien du poste-frontière de Bab al-Hawa qui relie la Syrie insurgée à la Turquie voisine (Photo, AFP)
  • L'autorisation transfrontalière permettant d'acheminer de l'aide humanitaire aux Syriens expirera le 10 juillet faute d'accord de l'ONU pour une prolongation d'un an
  • Le président américain Joe Biden avait évoqué ce dossier lors du récent sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine le 16 juin à Genève

ROME: Les Etats-Unis ont prévenu lundi que la Russie risquait de mettre en danger l'espoir de relations plus constructives entre les deux pays si elle utilisait son veto à l'ONU pour empêcher de maintenir le seul accès humanitaire transfrontalier en Syrie. 

En vigueur depuis 2014, l'autorisation transfrontalière permettant d'acheminer de l'aide humanitaire aux Syriens sans l'aval de Damas concerne un seul point d'entrée, à Bab al-Hawa (nord-ouest), via la Turquie, qui dessert la région rebelle d'Idleb où vivent environ trois millions de personnes. 

Cette autorisation expirera le 10 juillet faute d'accord de l'ONU pour une prolongation d'un an et la Russie - qui a déjà réussi à réduire l'accès transfrontalier à ce seul point d'entrée - n'a pas exclu d'utiliser son veto pour empêcher une prolongation. 

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a évoqué ce sujet à Rome, au cours d'une réunion de la coalition contre le groupe Etat islamique.  

Il est crucial de travailler à « élargir l'aide transfrontalière, qui est essentielle pour atteindre des millions de Syriens qui ont désespérément besoin de nourriture, de médicaments, de vaccins contre le Covid et d'autres biens d'urgence », a déclaré M. Blinken à des journalistes. 

Depuis le début de l'année, Moscou, le principal allié de Damas et qui privilégie le retour à une pleine souveraineté syrienne, reste inflexible dans son souhait de voir la fin de l'autorisation onusienne. La Russie considère aussi que l'aide internationale à partir de Damas peut remplacer l'aide transfrontalière, un argumentaire réfuté par les Occidentaux comme par l'ONU. 

Interrogé sur la position russe, un haut responsable américain qui accompagnait M. Blinken a déclaré que « de toute évidence nous ne voulons pas qu'un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU utilise son veto là-dessus ». 

« Nous voulons avoir une relation constructive avec la Russie dans des domaines sur lesquels on peut travailler ensemble et nous pensons que la Syrie doit être l'un d'entre eux », a ajouté ce responsable sous le couvert de l'anonymat. 

« Mais le test va être de savoir si nous pouvons ou pas maintenir et étendre ces mécanismes transfrontaliers », a-t-il poursuivi. « Si nous ne sommes pas capables de travailler ensemble sur ces besoins humains de base, cela va être très difficile de travailler sur autre chose avec les Russes concernant la Syrie plus largement ». 

Le président américain Joe Biden avait évoqué ce dossier lors du récent sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine le 16 juin à Genève. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.