L'Égypte ne s'oppose pas à la construction du GERD, mais aspire à un accord équitable

Le Grand barrage de la renaissance éthiopienne (Gerd) sur le Nil bleu. (Reuters)
Le Grand barrage de la renaissance éthiopienne (Gerd) sur le Nil bleu. (Reuters)
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Publié le Vendredi 02 juillet 2021

L'Égypte ne s'oppose pas à la construction du GERD, mais aspire à un accord équitable

  • D'après le ministre de l'Eau et de l'Irrigation, l'Égypte a encouragé le développement des pays riverains du Nil et celui de l'Afrique «à travers des actes concrets, et non par des paroles»
  • Mohammed Abdel Ati a souligné la contribution apportée par son pays à la construction du réservoir de Jabal Awliya au Soudan, du barrage de Wau au Sud-Soudan, du réservoir d'Owen en Ouganda et du barrage de Rufinji en Tanzanie

LE CAIRE: L'Égypte ne s'oppose pas à la construction d'un barrage par l’Éthiopie et appuie la réalisation d'un tel projet, mais elle souhaite que le remplissage et l'exploitation du barrage se fassent de manière équitable. Ce point de vue a été exprimé jeudi par le ministre égyptien de l'Eau et de l'Irrigation, Mohammed Abdel Ati.

L'Éthiopie place ses espoirs en matière de développement économique et de production d'électricité dans le Grand barrage de la renaissance éthiopienne (Gerd). Cependant, l'Égypte craint de son côté que ce barrage ne menace son approvisionnement en eau à partir du Nil. Quant au Soudan, il est préoccupé par la sécurité et le débit d'eau du barrage.

D'après M. Abdel Ati, l'Égypte a encouragé le développement des pays riverains du Nil et celui de l'Afrique «à travers des actes concrets, et non par des paroles».

Par ailleurs, il a mis en avant la contribution apportée par son pays à la construction du réservoir de Jabal Awliya au Soudan, du barrage de Wau au Sud-Soudan, du réservoir d'Owen en Ouganda et du barrage de Rufinji en Tanzanie.

En outre, l'Égypte a participé à la construction de la ligne de navigation qui relie le lac Victoria à la Méditerranée et a fait du Nil un couloir favorable au développement des pays riverains du Nil, d'une manière qui profite à toutes les parties et favorise l'intégration, ajoute-t-il.

D’après lui, l'Égypte s'est efforcée de coopérer par le biais d'un accord juridique équitable et contraignant qui régit le remplissage et l'exploitation du Gerd; un accord qui tiendrait compte des intérêts de chacun.

Dans ce contexte, il a souligné que l'Égypte espérait que l'Éthiopie et les autres pays du bassin du Nil vivraient dans la stabilité. Il a également indiqué que l'Égypte puise ses forces dans la coopération bilatérale et le développement des pays du bassin du Nil et des pays africains, compte tenu des ressources humaines et des diverses compétences techniques et institutionnelles dont dispose le pays en matière de gestion des ressources hydriques.

Selon lui, cette coopération a permis de mettre en œuvre un grand nombre de projets de développement qui servent directement les citoyens de ces pays.

Il a par ailleurs souligné que cette coopération a permis de réaliser un développement durable et d'élever le niveau de vie des populations, tout en relevant les défis qui menacent le continent africain, à savoir la croissance démographique, la pauvreté galopante, l'analphabétisme et les maladies.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.