Irak: responsables iraniens et américains se succèdent à Bagdad

Le président irakien Barham Saleh (d) lors d'une réunion avec l'envoyé américain McGurk (g) à Bagdad le 15 juillet 2021. Bureau de presse de la présidence irakienne / AFP
Le président irakien Barham Saleh (d) lors d'une réunion avec l'envoyé américain McGurk (g) à Bagdad le 15 juillet 2021. Bureau de presse de la présidence irakienne / AFP
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Irak: responsables iraniens et américains se succèdent à Bagdad

  • Ces visites successives de représentants de Téhéran et de Washington interviennent dans un contexte tendu en Irak, coincé entre son allié américain et son puissant voisin iranien, qui se livrent à une confrontation régulière sur son sol
  • Lors de leur rencontre, MM. al-Kazimi et M. McGurk ont évoqué le futur «retrait des forces de combat d'Irak» et «la nouvelle phase de la coopération stratégique entre les deux pays», selon un communiqué du bureau du Premier ministre.

BAGDAD : Le Premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi, s'est entretenu jeudi avec l'émissaire de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient Brett McGurk, au lendemain d'une rencontre entre les responsables des services de renseignement irakien et iranien, a-t-on appris de sources officielles.

Ces visites successives de représentants de Téhéran et de Washington interviennent dans un contexte tendu en Irak, coincé entre son allié américain et son puissant voisin iranien, qui se livrent à une confrontation régulière sur son sol.

Lors de leur rencontre, MM. al-Kazimi et M. McGurk ont évoqué le futur "retrait des forces de combat d'Irak" et "la nouvelle phase de la coopération stratégique entre les deux pays", selon un communiqué du bureau du Premier ministre.

Le dialogue stratégique entre Bagdad et Washington doit accoucher d'un calendrier de retrait de la coalition internationale venue combattre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en 2014. Quelque 3.500 soldats étrangers sont encore sur le territoire irakien parmi lesquels 2.500 Américains, mais la mise en oeuvre de leur retrait pourrait durer des années. Le Premier ministre irakien doit se rendre à la fin du mois à Washington pour en discuter.

La veille, le ministre iranien des Renseignements, Mahmoud Alavi, avait rencontré à Bagdad le chef de la Sécurité nationale irakien, Abdoul Ghani al-Assadi. Le responsable iranien a assuré le soutien de son pays à "la sécurité et la stabilité en Irak", selon un communiqué de la Sécurité nationale.

Les deux grands ennemis américain et irakien, engagés par ailleurs dans de très difficiles négociations pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien, laissent leurs tensions s'exacerber en Irak et en Syrie. Une cinquantaine d'attaques à la roquette ou aux drones piégés contre des intérêts américains (ambassade, bases militaires) ont été perpétrées depuis le début de l'année en Irak. Jamais clairement revendiquées, elles sont cependant attribuées au Hachd al-Chaabi, puissante coalition de groupes armés pro-iraniens intégrés à l'Etat.

La dernière attaque d'ampleur, le 7 juillet, a visé la base militaire d'Ain al-Assad, dans l'ouest de l'Irak, où 14 roquettes se sont abattues sans faire de victimes. De leur côté, les Américains ont lancé fin juin des frappes contre des positions du Hachd en Irak et en Syrie, faisant une dizaine de morts dans les rangs des combattants pro-Iran.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.