L'aire culturelle de Hima sixième site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite

Le site de Hima, le sixième à être enrôlé en Arabie saoudite, abrite l'un des plus grands complexes d'art rupestre au monde et des puits anciens. (SPA)
Le site de Hima, le sixième à être enrôlé en Arabie saoudite, abrite l'un des plus grands complexes d'art rupestre au monde et des puits anciens. (SPA)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

L'aire culturelle de Hima sixième site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite

  • Des expéditions ont prouvé que l'histoire du site s'étend du septième millénaire avant Jésus-Christ au premier millénaire avant Jésus-Christ
  • Hima renferme plus de 34 sites, entre gravures rupestres et puits le long de cette route des anciennes caravanes d'Arabie, selon le site de l'Unesco

NAJRAN: L'aire culturelle de Hima, en Arabie saoudite, a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, a annoncé samedi cette organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.


Hima renferme plus de 34 sites, entre gravures rupestres et puits le long de cette route des anciennes caravanes d'Arabie, selon le site de l'Unesco.

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Le site de Hima, le sixième à être enrôlé en Arabie saoudite, abrite l'un des plus grands complexes d'art rupestre au monde et des puits anciens. (SPA)

Des expéditions ont prouvé que l'histoire du site s'étend du septième millénaire avant Jésus-Christ au premier millénaire avant Jésus-Christ, indique-t-on de même source.

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Le site de Hima, le sixième à être enrôlé en Arabie saoudite, abrite l'un des plus grands complexes d'art rupestre au monde et des puits anciens. (SPA)


"Nouveau site inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco : Aire culturelle de Hima, en Arabie Saoudite. Mabrouk (ndlr: félicitations, en arabe)!", a annoncé l'Unesco.


Le prince Bader ben Abdallah, ministre de la Culture saoudien, s'est félicité de l'inscription du site, le sixième d'Arabie saoudite qui figure sur la liste du Patrimoine mondial.

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Le site de Hima, le sixième à être enrôlé en Arabie saoudite, abrite l'un des plus grands complexes d'art rupestre au monde et des puits anciens. (SPA)


"Le royaume est riche en patrimoine important (pour) les civilisations humaines. Les efforts ont porté leurs fruits pour le faire connaître au monde", a-t-il déclaré, selon l'agence da régione presse officielle SPA.


"Considéré comme l'un des plus grands sites d'art rupestre au monde", Hima s'étend sur 557 kilomètres carrés et comprend 550 peintures rupestres, qui elles contiennent des "dizaines de milliers" d'inscriptions en plusieurs écritures anciennes, selon SPA.

Les personnes qui ont traversé la région entre les temps pré et post-historiques ont laissé une importante collection d'art rupestre représentant la chasse, la faune, les plantes, les symboles et les outils utilisés à l'époque, ainsi que des milliers d'inscriptions écrites dans plusieurs écritures anciennes. , y compris Musnad, thamudique, nabatéen et arabe ancien.

Les puits sur le site remontent à plus de 3 000 ans et étaient considérés comme une source vitale d'eau douce dans le vaste désert de Najran. Ils servent encore de l'eau fraîche à ce jour.

« Nous sommes ravis que ce site antique exceptionnel soit reconnu par l'UNESCO comme site du patrimoine mondial. La région a une valeur universelle exceptionnelle, nous fournissant de nombreuses leçons sur l'évolution de la culture et de la vie humaines dans les temps anciens », a déclaré le Dr Jasir Alherbish, PDG de la Commission du patrimoine.

"Nous travaillons pour préserver la région et menons des recherches pour mieux comprendre les inscriptions rupestres, et nous sommes impatients d'accueillir davantage de visiteurs locaux et internationaux à venir voir ce site culturel historique par eux-mêmes."

La préservation et la protection du patrimoine culturel et naturel du Royaume sont un élément clé de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite.

Supervisé par la Commission du patrimoine, une série de nouvelles découvertes ont cimenté la réputation du pays en tant que destination incontournable pour les archéologues, les historiens et les scientifiques qui cherchent à comprendre l'histoire humaine dans la région.

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La décision a été prise lors de la 44e session du Comité du patrimoine mondial qui s'est tenue à Fuzho, en Chine. (Twitter/@UNESCO)


Le site aurait abrité un des marchés principaux de la péninsule, et ses puits le dernier point d'eau sur la route du nord ou le premier sur la route du sud après la traversée du désert, selon SPA.

L'année dernière, la Commission a annoncé l'une des découvertes les plus révolutionnaires du Royaume - d'anciennes empreintes humaines et animales, datant de plus de 120 000 ans, à Tabuk, marquant la première preuve de vie humaine sur la péninsule arabique.


Le Royaume a également pris des mesures sérieuses pour protéger le patrimoine national et international. En 2019, le ministère de la Culture a signé un protocole d'accord avec l'UNESCO pour contribuer 25 millions de dollars à la stratégie de l'organisation pour la préservation du patrimoine mondial.


Israël annonce des frappes sur "plusieurs zones" du Liban contre le Hezbollah

De la fumée s'élève du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé les sommets de la montagne Al-Rihane, dans le sud du Liban, le 9 janvier 2026. (AFP)
De la fumée s'élève du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé les sommets de la montagne Al-Rihane, dans le sud du Liban, le 9 janvier 2026. (AFP)
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  • Israël a mené de nouvelles frappes contre des cibles du Hezbollah au Liban, jugeant insuffants les efforts de désarmement annoncés par Beyrouth malgré l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024.
  • Le Liban, sous pression internationale, a lancé une première phase de désarmement au sud, saluée prudemment par Israël et la France, tandis que le Hezbollah refuse de rendre ses armes au nord du Litani

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi effectuer des frappes sur le Hezbollah dans "plusieurs zones" du Liban, au lendemain de l'annonce par Beyrouth du désarmement du mouvement islamiste pro-iranien dans le sud du pays, jugé "insuffisant" par Israël.

Les frappes ont "visé des dépôts d'armes et un site de production d'armement, utilisés pour la remise en état et le renforcement militaire de l'organisation terroriste Hezbollah", a affirmé l'armée, sans préciser leur localisation.

"Plusieurs sites de lancement et lance-roquettes, ainsi que des structures militaires", ont également été touchés, précise le communiqué, ajoutant que ces sites étaient "utilisés par le Hezbollah pour mener des attaques" en territoire israélien.

De telles activités "constituent une violation des arrangements entre Israël et le Liban", dénonce l'armée.

L'agence nationale d'information libanaise (Ani) a rapporté pour sa part des frappes sur le sud du pays dans des zones éloignées de la frontière, ainsi que dans la plaine de la Békaa (est), où le Hezbollah est fortement implanté.

Elle n'a fait état d'aucune victime vendredi mais une personne avait été tuée jeudi dans un bombardement près de la ville de Saïda, selon les médias officiels libanais. L'armée israélienne affirme avoir visé un membre du Hezbollah.

Le Liban est soumis à une forte pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'une guerre meurtrière avec Israël.

Jeudi, l'armée libanaise a affirmé avoir atteint "les objectifs de la première phase" de son plan, consistant à désarmer le mouvement chiite entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

- "Annonces encourageantes" pour Macron -

Comme prévu par l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, Beyrouth doit ensuite appliquer progressivement ce plan de désarmement au reste du territoire, à commencer par toute la région sud du pays. Mais le Hezbollah a annoncé refuser de remettre ses armes au nord du fleuve.

En principe tenu de se retirer de chez son voisin, Israël continue de son côté d'occuper cinq points stratégiques près de la frontière et mène des frappes régulières au Liban.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a jugé jeudi que les efforts de désarmement du Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants", justifiant la poursuite de frappes.

Vendredi, Emmanuel Macron a "salué" à son tour les "annonces encourageantes des autorités libanaises", appelant à poursuivre "résolument" ce processus.

"La seconde phase du plan sera une étape décisive. L'accord de cessation des hostilités doit être strictement respecté par toutes les parties", a déclaré le président français sur le réseau X.

"La souveraineté du Liban doit être pleinement restaurée", a-t-il ajouté, annonçant qu'une "conférence internationale se tiendrait prochainement à Paris" pour donner au Liban et à ses forces armées "les moyens concrets de garantir cette souveraineté".


Désarmement du Hezbollah: le Liban demande à l'Iran "une nouvelle approche"

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
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  • Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a appelé l’Iran à adopter une nouvelle approche pour le désarmement du Hezbollah et a insisté sur le monopole des armes par l’État libanais
  • L’armée libanaise a achevé le désarmement dans le Sud du pays, mais Israël juge les efforts insuffisants, tandis que Beyrouth renforce sa vigilance face aux pressions et ingérences iraniennes

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie libanaise a appelé vendredi son homologue iranien, en visite au Liban, à trouver "une nouvelle approche" pour régler l'épineux problème du désarmement du Hezbollah financé par Téhéran.

Beyrouth est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, affaibli par une guerre avec Israël, alors que l'Iran, comme la formation islamiste, ont affiché leur opposition à cette mesure.

"La défense du Liban est de la responsabilité de l'Etat libanais (...) qui doit avoir le monopole des armes", a déclaré le ministre Youssef Raggi à son homologue iranien Abbas Araghchi, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Il a demandé à son interlocuteur "si Téhéran accepterait l'existence d'une formation armée illégale sur son territoire".

Dans ces conditions, le ministre a exhorté l'Iran à "discuter avec le Liban afin de trouver une nouvelle approche concernant les armes du Hezbollah, en s'appuyant sur sa relation avec le parti, afin que ces armes ne soient pas un prétexte pour affaiblir le Liban".

En décembre, M. Raggi avait décliné une invitation de son homologue à se rendre en Iran, et proposé une rencontre dans un pays tiers.

L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir mené à terme le désarmement du Hezbollah dans la partie sud du pays proche d'Israël, qui a cependant jugé les efforts du Liban "loin d'être suffisants" et de nouveau frappé son voisin vendredi.

Le ministre iranien, arrivé jeudi au Liban, a également été reçu par le président Joseph Aoun vendredi matin et devait rencontrer plusieurs autres hauts dirigeants libanais.

Il s'était rendu jeudi après-midi au mausolée de Hassan Nasrallah, l'ancien chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth en septembre 2024.

Depuis la guerre entre le Hezbollah et Israël, les responsables libanais se sont montrés plus critiques envers l'Iran.

En août, le Liban avait signifié à un haut responsable iranien, Ali Larijani, en visite à Beyrouth, son refus catégorique de "toute ingérence" dans ses affaires internes, après des critiques par Téhéran de la décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah.


Le ministre saoudien de la Défense : Riyad engagé pour une solution juste pour le Sud, la dissolution du STC est une décision courageuse

« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
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  • Riyad affirme son engagement en faveur d’une solution juste pour le Sud, soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad
  • Le ministre saoudien de la Défense salue la dissolution du STC comme une décision courageuse favorisant une participation plus inclusive des acteurs du Sud.

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a déclaré que l’annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud (STC) allait dans le sens de l’intérêt général. Dans son premier commentaire depuis cette annonce, il a affirmé que « la question du Sud dispose désormais d’une véritable voie, parrainée par le Royaume et soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad, visant à rassembler nos frères du Sud afin d’élaborer une vision globale de solutions justes répondant à leur volonté et à leurs aspirations ».

Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre de la Défense a ajouté : « Le Royaume constituera un comité préparatoire, en concertation avec des personnalités du Sud, afin d’organiser la conférence, laquelle réunira des participants de tous les gouvernorats du Sud, sans exclusion ni discrimination. Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence afin qu’ils puissent être présentés dans le cadre du dialogue sur une solution politique globale au Yémen. »

Il a conclu en déclarant : « La décision prise par des figures et des dirigeants du Sud de dissoudre le Conseil de transition est une décision courageuse, motivée par la préoccupation pour l’avenir de la cause du Sud et visant à encourager une participation plus large des forces du Sud à la Conférence de Riyad, au service de leur cause. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com