Saïed s'engage à respecter les libertés, les Tunisiens le soutiennent

Des milliers de personnes sont sorties célébrer dans les rues après que Saïed ait limogé le gouvernement. (Photo, AP)
Des milliers de personnes sont sorties célébrer dans les rues après que Saïed ait limogé le gouvernement. (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 28 juillet 2021

Saïed s'engage à respecter les libertés, les Tunisiens le soutiennent

  • «Kaïs Saïed est un enseignant, pas un politicien, il est comme nous»
  • Les analystes imputent fermement la responsabilité des agitations à Ennahda

DJEDDAH : Les Tunisiens ont appuyé le président Kaïs Saïed mardi après qu’il ait déclaré aux principaux groupes de la société civile que l’état d'urgence est temporaire, et qu’il compte «protéger la voie démocratique».

Saïed s'est engagé à ce que «les libertés et les droits des Tunisiens ne soient affectés d'aucune façon», assure Sami Tahri, un responsable du puissant syndicat UGTT.

Des milliers de personnes sont sorties célébrer dans les rues après que Saïed ait limogé le gouvernement, notamment le Premier ministre Hichem Mechichi et les ministres de la Justice et de la Défense. Il a également suspendu le Parlement dominé par son chef, Rached Ghannouchi, également chef du parti islamiste Ennahda.

Dans les rues de Tunis, nombreux sont ceux qui applaudissent les décisions du président. Najet Ben Gharbia, une infirmière de 47 ans, confie qu'elle attend «depuis longtemps» ce moment. Une décennie après que les Tunisiens ont évincé le dictateur Zine El Abidine Ben Ali, beaucoup de gens restent en difficulté.

«La pauvreté extrême subsiste», explique Ben Gharbia. Il décrit l'inflation qui a miné la valeur des revenus, ce qui rend la viande trop chère. «Les gens sont malheureux», se désole-t-il.

«Kaïs Saïed est un enseignant, pas un politicien, il est comme nous. Nous sommes sûrs de lui, il n'est pas comme Ben Ali, ce n'est pas un dictateur».

Chez Mounir Mabrouk, 50 ans, même son de cloche. «Les actions du président sont dans notre intérêt. Les partis politiques n'ont rien fait d'autre que vendre nos biens à des étrangers et à des élites fortunées».

Le chauffeur de taxi Hosni Mkhali, 47 ans, insiste que des mesures soient prises, en particulier pour maîtriser les cas de coronavirus, au moment où la Tunisie est aux prises avec l'un des pires taux de mortalité enregistrés au monde. «Tous les Tunisiens sont dégoûtés», a-t-il ajouté. «C'était le meilleur moment pour agir».

Les analystes imputent fermement la responsabilité des agitations à Ennahda, le parti islamiste dirigé par Ghannouchi.

Ammar Aziz, rédacteur en chef associé à la chaine de télévision Al Arabiya, s’est entretenu avec Arab News à ce sujet. «Avec Ennahda qui contrôle le Parlement et le gouvernement, tout s'est tout simplement effondré,  de la sécurité à l'économie. Il en va de même pour le système de transport du pays et les institutions de santé publique. Tous les Tunisiens ont remarqué la détérioration et c'est pour cette raison que nous avons vu les manifestations dans différentes villes le 25 juillet», explique-t-il.

Dans une tribune aujourd'hui dans Arab News, Sir John Jenkins, chercheur principal à Policy Exchange et ancien diplomate britannique de premier plan, estime que les motivations de Ghannouchi sont discutables.

«Bien que Ghannouchi ait prétendument séparé les ailes politique et sociale et théologique d'Ennahda en 2016, rien ne confirme à ce jour qu'il ne partage pas l'objectif ultime des Frères musulmans, celui d'un État islamisé».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne annonce mener une offensive sur le sud du Liban

Cette photo prise depuis une position israélienne le long de la frontière avec le sud du Liban montre de la fumée s'échappant du village libanais d'Odaisseh lors du bombardement israélien le 22 avril 2024. (Photo, AFP)
Cette photo prise depuis une position israélienne le long de la frontière avec le sud du Liban montre de la fumée s'échappant du village libanais d'Odaisseh lors du bombardement israélien le 22 avril 2024. (Photo, AFP)
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  • "Des troupes sont déployées en nombre à la frontière et les forces armées mènent actuellement des actions offensives dans tout le sud du Liban", a indiqué le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant
  • Un porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué à l'AFP que celle-ci "n'avait détecté aucun franchissement terrestre" de la frontière mercredi

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé mercredi mener une "action offensive" sur le sud du Liban, où elle affirme que son aviation et son artillerie ont frappé 40 cibles du Hezbollah libanais et tué la moitié de ses commandants dans ce secteur.

"Des troupes sont déployées en nombre à la frontière et les forces armées mènent actuellement des actions offensives dans tout le sud du Liban", a indiqué le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant dans un communiqué.

"La moitié des commandants du Hezbollah dans le sud du Liban ont été éliminés, l'autre moitié se cache et laisse le champ libre aux opérations" militaires israéliennes.

Un porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué à l'AFP que celle-ci "n'avait détecté aucun franchissement terrestre" de la frontière mercredi.

Le mouvement libanais pro-iranien n'a pas réagi dans l'immédiat aux déclarations israéliennes.

Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas le 7 octobre, le Hezbollah mène des attaques quasi-quotidiennes contre Israël pour soutenir le mouvement islamiste palestinien, son allié.

L'armée israélienne riposte en bombardant de plus en plus en profondeur le territoire libanais et en menant des attaques ciblées contre des responsables du Hezbollah.

"Il y a peu de temps, les avions de combat et l'artillerie israélienne ont frappé environ 40 cibles terroristes du Hezbollah" autour d'Aïta el-Chaab dans le sud du Liban, y compris des sites de stockage d'armes, a affirmé plus tôt l'armée israélienne dans un communiqué.

Le Hezbollah "a mis en place des dizaines de moyens et d'infrastructures terroristes dans la région" pour attaquer Israël, a-t-elle ajouté.

L'agence officielle libanaise ANI a fait état de son côté de 13 frappes israéliennes près d'Aïta el-Chaab.

"Des avions militaires israéliens ont effectué plus de 13 frappes aériennes ciblant la périphérie des villes d'Aïta el-Chaab, Ramya, Jabal Balat et Khallet Warda", a déclaré l'agence.

Le Hezbollah avait annoncé mardi avoir tiré des dizaines de roquettes sur le nord d'Israël, en représailles à la mort de deux civils dans le sud du Liban dans une frappe imputée à Israël.

Ces violences entre Hezbollah et Israël ont fait depuis le 7 octobre 380 morts du côté libanais, en majorité des combattants du mouvement libanais ainsi que 72 civils, selon un décompte de l'AFP.

Dans le nord d'Israël, onze soldats et huit civils ont été tués d'après l'armée.

 

 


L'Égypte nie avoir discuté avec Israël d’une offensive à Rafah

Un vendeur de pain pousse son chariot devant les décombres d’un bâtiment effondré à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 avril 2024. (AFP)
Un vendeur de pain pousse son chariot devant les décombres d’un bâtiment effondré à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 avril 2024. (AFP)
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  • Diaa Rashwan, chef du service d’information de l’État égyptien, a réfuté ce qui a été affirmé dans l’un des principaux journaux américains
  • L’Égypte s’est opposée à plusieurs reprises au déplacement des Palestiniens de Gaza et met en garde contre toute opération militaire à Rafah

LE CAIRE: L’Égypte nie avoir tenu des discussions avec Israël au sujet d’une offensive dans la ville palestinienne de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Diaa Rashwan, chef du service d’information de l’État égyptien, a réfuté ce qui a été affirmé dans l’un des principaux journaux américains, selon lequel l’Égypte a discuté avec Israël de ses projets d’offensive à Rafah.

M. Rashwan a réaffirmé l’opposition totale de l’Égypte à cette opération, position annoncée à plusieurs reprises par les responsables politiques du pays, qui estiment que cette opération conduira à de nouveaux massacres, à des pertes humaines massives et à une destruction généralisée.

Il a ajouté que les avertissements répétés de l’Égypte sont parvenus à la partie israélienne par tous les moyens depuis qu’Israël a proposé de mener une opération militaire à Rafah. Ces avertissements mentionnent les pertes attendues et les répercussions négatives sur la stabilité de l’ensemble de la région.

Alors qu’Israël envisage de mener cette opération à laquelle l’Égypte, la plupart des pays du monde et leurs institutions internationales s’opposent, les efforts de l’Égypte depuis le début de l’agression israélienne se focalisent sur la conclusion d’un accord de cessez-le-feu et sur l’échange de prisonniers et de détenus, a précisé M. Rashwan.

Ce dernier a indiqué que l’Égypte cherchait à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, en particulier dans le nord et dans la ville de Gaza, ainsi que l’évacuation des blessés et des malades pour qu’ils soient soignés en dehors de cette région.

L’Égypte s’est opposée à plusieurs reprises au déplacement des Palestiniens de Gaza et met en garde contre toute opération militaire à Rafah.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite admis à l’hôpital pour un contrôle de routine

Le roi Salmane admis dans un hôpital de Djeddah pour un contrôle de routine. (Photo, SPA)
Le roi Salmane admis dans un hôpital de Djeddah pour un contrôle de routine. (Photo, SPA)
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  • Les tests devraient durer «quelques heures», a déclaré la Cour royale, citée par SPA
  • Le roi Salmane a assisté mardi à la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres

DJEDDAH: Le roi Salmane d’Arabie saoudite a été admis au King Faisal Specialist Hospital and Research Centre à Djeddah pour un contrôle de routine, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Les tests devraient durer «quelques heures», a déclaré la Cour royale, citée par SPA.

Le roi Salmane a assisté mardi à la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com