L'ONU salue la réouverture de l’autoroute côtière libyenne, un «exploit historique»

Des officiers de sécurité libyens se tiennent sur un excavateur lors de la réouverture du carrefour traversant la ligne de front entre l'est et l'ouest en Libye. (Photo, Reuters/Archives)
Des officiers de sécurité libyens se tiennent sur un excavateur lors de la réouverture du carrefour traversant la ligne de front entre l'est et l'ouest en Libye. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

L'ONU salue la réouverture de l’autoroute côtière libyenne, un «exploit historique»

  • La route reliant l'est et l'ouest du pays rouvre à la circulation après que l'ONU a exigé le passage en toute sécurité des civils et des marchandises
  • L'autoroute était fermée depuis avril 2019 lorsque le commandant de l'Est Khalifa Haftar a lancé une campagne militaire pour s’emparer de Tripoli

NEW YORK : Après près de deux ans de fermeture, la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a salué vendredi la réouverture officielle de la route côtière reliant l'est et l'ouest de la Libye.

Qualifiant cela de réalisation historique et d’évènement marquant, Jan Kubis, l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Libye a déclaré : «L'ouverture de la route côtière est une étape cruciale pour faire avancer la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020. Tout aussi important, elle permettra la libre circulation du commerce, de l'aide humanitaire et du peuple libyen».

L'autoroute était fermée depuis avril 2019, lorsque le commandant de l'Est, Khalifa Haftar, a lancé une campagne militaire pour s’emparer de la capitale Tripoli sous le contrôle du gouvernement d'accord national de l'époque.

Hafter a approuvé la réouverture de la route le long de la Méditerranée où une reprise potentielle du trafic est considérée comme une étape importante vers la paix entre les parties belligérantes.

La réouverture de l'autoroute vient s’ajouter « à d'autres mesures importantes de rétablir la confiance prises jusqu'à présent, telles que la reprise des vols et l'échange de détenus», a souligné Kubis.

Il a aussi remercié le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeiba pour le déblocage des salaires des forces de sécurité. Kubis a de plus salué le rôle de la Commission militaire mixte 5+5 (JMC), du conseil de la présidence et du gouvernement d'unité nationale pour cette réalisation.

«C'est une autre étape dans le renforcement de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le pays, ainsi que dans l'unification de ses institutions», a soutenu Kubis.

L'envoyé spécial a de même appelé les leaders libyens à imiter le «travail exemplaire de la Commission militaire mixte 5+5 (JMC)» et à «mettre de côté leurs différences afin de travailler ensemble pour mettre en œuvre la feuille de route et organiser des élections le 24 décembre prochain».

L'autoroute a été rouverte à la suite de la 11e réunion de la JMC à Syrte.

«La prochaine étape décisive du processus de mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu est de commencer le retrait de tous les mercenaires, combattants étrangers et autres troupes de la Libye sans délai», a insisté Kubis.

La JMC a en outre appelé la MANUL à convoquer une réunion avec les parties prenantes internationales pour discuter d'un plan de retrait.

La JMC a encore demandé que l’opération du déploiement des observateurs du cessez-le-feu de l'ONU soit accéléré.

En octobre 2020, les parties belligérants en Libye ont signé un accord de cessez-le-feu parrainé par l'ONU qui a mis fin aux combats.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.