Tunisie: l'UGTT appelle à la nomination rapide d'un chef de gouvernement

Le président tunisien Kais Saied lors d'une conférence de presse à Tunis le 25 décembre 2019. Archives AFP
Le président tunisien Kais Saied lors d'une conférence de presse à Tunis le 25 décembre 2019. Archives AFP
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Publié le Mercredi 04 août 2021

Tunisie: l'UGTT appelle à la nomination rapide d'un chef de gouvernement

  • La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a appelé mercredi le président Kais Saied, à nommer rapidement un Premier ministre et former un gouvernement de «sauvetage» afin d'éviter un «vide» politique
  • Depuis qu'il a suspendu le Parlement le 25 juillet pour 30 jours, M. Saied, a nommé trois nouveaux ministres

TUNIS: La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a appelé mercredi le président Kais Saied, qui s'est octroyé les pleins pouvoirs il y a dix jours, à nommer rapidement un Premier ministre et former un gouvernement de "sauvetage" afin d'éviter un "vide" politique.

Depuis qu'il a suspendu le Parlement le 25 juillet pour 30 jours, M. Saied, a nommé trois nouveaux ministres. Après avoir écarté le ministre de la Défense et la ministre de la Justice, M. Saied a démis lundi soir de leurs fonctions celui de l'Economie, à qui il a reproché de ne pas décrocher son téléphone, et celui des Technologies de communication.

Ce dernier a été implicitement accusé par M. Saied d'avoir mis des informations détenues par son ministère à disposition de partis à des fins électorales, sans que le président ne donne plus de détails. M. Saied a nommé à la tête du ministère de l'Economie et des Finances une haute fonctionnaire spécialiste de la fiscalité, Sihem Boughdiri Nemsia, et au ministère des Technologies de communication un haut fonctionnaire spécialiste de la sécurité informatique, Nizar Ben Neji.

"Nous appelons à accélérer la nomination d'un chef de gouvernement et d'un gouvernement de sauvetage réduit et harmonieux", a déclaré l'UGTT dans un communiqué publié mardi soir. Tout retard dans la formation du nouveau gouvernement risque d'approfondir le "vide" politique dans le pays et de "rendre difficile la sortie de crise sociale et économique" actuelle, a estimé le syndicat, qui dit aussi apporter son soutien au président.

Le 25 juillet, le président Saied a annoncé un ensemble de mesures exceptionnelles. Outre le gel des activités du Parlement durant 30 jours, il a dit lever l'immunité parlementaire et limoger le Premier ministre Hichem Mechichi, également ministre de l'Intérieur.

Pour l'UGTT, ces mesures "exceptionnelles" répondent aux revendications du peuple et sont "une solution définitive à la complexité de la crise que traverse le pays en l'absence de toute d'autres solutions".  Mardi soir, M. Saied a également limogé le gouverneur de Sfax et l'ambassadeur de la Tunisie à Washington, sans explication.

Depuis ses mesures d'exception dans un pays endetté et paralysé depuis des mois par une crise politique, le président bénéficie toujours d'un certain soutien de la population. Son principal adversaire, le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, dénonce lui un "coup d'Etat".


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.