Tunisie: Amnesty demande une enquête sur la remise à Alger d'un réfugié politique

Slimane Bouhafs. (Photo, Facebook)
Slimane Bouhafs. (Photo, Facebook)
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Publié le Mercredi 01 septembre 2021

Tunisie: Amnesty demande une enquête sur la remise à Alger d'un réfugié politique

  • Amnesty juge indispensable d'enquêter d'une manière « impartiale et approfondie sur les circonstances du kidnapping, de la disparition forcée et ensuite de l'expulsion de Slimane Bouhafs vers l'Algérie malgré son statut de réfugié politique »
  • Selon Amnesty et une quarantaine d'autres ONG, M. Bouhafs a disparu le 25 août de son domicile à Tunis « dans des circonstances mystérieuses », une voiture étant venue le chercher à son domicile pour l'emmener vers une destination inconnue

TUNIS: L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a demandé mercredi à l'Etat tunisien de mener une enquête sur le transfert "gravissime" vers Alger du militant algérien Slimane Bouhafs, qui était réfugié politique en Tunisie.  

Amna Guellali, directrice-adjointe pour la région Mena à Amnesty international, a jugé dans une interview à l'AFP à Tunis indispensable d'enquêter d'une manière "impartiale et approfondie sur les circonstances du kidnapping, de la disparition forcée et ensuite de l'expulsion de Slimane Bouhafs vers l'Algérie malgré son statut de réfugié politique".

Selon Amnesty et une quarantaine d'autres ONG, M. Bouhafs a disparu le 25 août de son domicile à Tunis "dans des circonstances mystérieuses", une voiture étant venue le chercher à son domicile pour l'emmener vers une destination inconnue.

Les ONG, citant des médias algériens, ont affirmé que M. Bouhafs, 54 ans, avait été livré par les autorités tunisiennes à l'Algérie, pour y être jugé. Selon Mme Guellali, il est réapparu à Alger "le 28 ou 29 août", "plusieurs jours après sa disparition forcée".

La Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH) a affirmé mercredi que M. Bouhafs devait comparaître ce même jour "devant le tribunal de Sidi M'hamed à Alger".

La Ligue a demandé au bureau du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) à Alger d'intervenir dans cette affaire, en soulignant que M. Bouhafs devait bénéficier de "la protection de la Convention internationale des droits des réfugiés ratifiée par la Tunisie et l'Algérie".

D'après les ONG tunisiennes, Slimane Bouhafs a obtenu du HCR en septembre 2020 le statut de réfugié. 

"L'affaire Slimane Bouhafs est de mauvais augure pour les droits et les libertés en Tunisie étant donné qu'il est un réfugié politique mais dont les droits ont été complètement violés", a poursuivi Mme Guellali.     

Elle a jugé cette affaire "gravissime" parce qu'elle touche une personne qui avait obtenu le statut de réfugié politique, ce qui "prouve qu'il a subi la persécution dans son pays". 

Selon Mme Guellali, M. Bouhafs est un "prisonnier d'opinion" qui a passé deux ans en prison "simplement parce qu'il a écrit des choses sur sa page Facebook qui n'ont pas plu aux autorités algériennes". M. Bouhafs avait été condamné en 2016 à cinq ans de prison dans son pays pour "insulte à l'islam". 

Il milite aussi au sein du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), une organisation classée "terroriste" par Alger.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.