Tunisie: une ONG appelle Saied à mettre fin aux mesures «restrictives»

Une photo fournie par la page Facebook officielle de la présidence tunisienne le 1er août 2021 montre le président Kais Saied (au centre) faisant des gestes alors qu'il marche protégé par la sécurité lors d'une tournée dans l'avenue Habib Bourguiba au centre de la capitale Tunis. (Présidence tunisienne/AFP)
Une photo fournie par la page Facebook officielle de la présidence tunisienne le 1er août 2021 montre le président Kais Saied (au centre) faisant des gestes alors qu'il marche protégé par la sécurité lors d'une tournée dans l'avenue Habib Bourguiba au centre de la capitale Tunis. (Présidence tunisienne/AFP)
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Publié le Vendredi 03 septembre 2021

Tunisie: une ONG appelle Saied à mettre fin aux mesures «restrictives»

  • Elu fin 2019, Kais Saied a invoqué la Constitution, le 25 juillet, pour limoger le chef du gouvernement, suspendre le Parlement et s'arroger tous les pouvoirs
  • Dans un communiqué publié vendredi, l'OMCT a appelé M. Saied «à faire cesser immédiatement les mesures restrictives de liberté imposées par le ministère de l'Intérieur à un nombre toujours plus grand de citoyens»

TUNIS Tunisie : L'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a appelé vendredi le président tunisien Kais Saied, qui s'est octroyé les pleins pouvoirs, à mettre fin à une série de «pratiques arbitraires», en particulier des «restrictions de liberté» imposées à des politiciens, magistrats et hommes d'affaires.

Elu fin 2019, Kais Saied a invoqué la Constitution, le 25 juillet, pour limoger le chef du gouvernement, suspendre le Parlement et s'arroger tous les pouvoirs (exécutif, parlementaire et judiciaire).

Depuis ce coup de force, des arrestations, des interdictions de voyage et des assignations à résidence ont visé plusieurs personnalités dans le cadre d'une «purge» anti-corruption, suscitant des craintes d'un recul des libertés.

Dans un communiqué publié vendredi, l'OMCT a appelé M. Saied «à faire cesser immédiatement les mesures restrictives de liberté imposées par le ministère de l'Intérieur à un nombre toujours plus grand de citoyens».

L'organisation internationale lui a demandé aussi de «garantir de façon inconditionnelle le respect des engagements internationaux de la Tunisie en matière de droits humains».

Depuis le 25 juillet, «les restrictions de liberté se sont multipliées, touchant aujourd'hui un large spectre de citoyens tunisiens et notamment des personnalités politiques, des députés, des magistrats, des avocats et des hommes d'affaires», selon l'OMCT.

Ces personnes sont «victimes» de mesures qui sont prises «sans base légale, pour une durée illimitée, sans justification ni objectif clair et sans autorisation judiciaire», a-t-elle assuré.

«Ces mesures qui étaient jusqu'à présent utilisées comme outil de contrôle sécuritaire semblent aujourd'hui servir aussi des intérêts politiques», a ajouté l'OMCT.

L'OMCT a appelé le pouvoir judiciaire en Tunisie à «jouer pleinement son rôle de garde-fou» pour défendre les droits humains et l'Etat de droit.

Fin août, Amnesty international a affirmé avoir recensé depuis le 25 juillet au moins 50 cas d'interdictions de voyage «illégales et arbitraires» ayant ciblé des juges, fonctionnaires et hommes d'affaires ainsi qu'un parlementaire.

La présidence de la République et la justice tunisienne refusent de communiquer sur ces décisions.

Le Syndicat des journalistes tunisien a accusé la présidence de poursuivre une «politique de verrouillage» à l'égard des journalistes.

Depuis son coup de force, M. Saied n'a toujours pas nommé de nouveau gouvernement ni dévoilé sa «feuille de route», réclamée par plusieurs partis politiques et organisations de la société civile.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.