Covid-19: la 3e dose de vaccin arrive dans les maisons de retraite

Le Premier ministre français Jean Castex (à droite) discute avec une personne âgée lors de sa visite à l'Ehpad d'Ancolies à Peronnas le 31 juillet 2020 (Photo, AFP)
Le Premier ministre français Jean Castex (à droite) discute avec une personne âgée lors de sa visite à l'Ehpad d'Ancolies à Peronnas le 31 juillet 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 13 septembre 2021

Covid-19: la 3e dose de vaccin arrive dans les maisons de retraite

Le Premier ministre français Jean Castex (à droite) discute avec une personne âgée lors de sa visite à l'Ehpad d'Ancolies à Peronnas le 31 juillet 2020 (Photo, AFP)
  • «Pour les personnes les plus vulnérables, au fil du temps, l'efficacité de (la) vaccination décroît», a rappelé le Premier ministre Jean Castex
  • Injecter des doses de rappel de vaccins anti-Covid-19 à l'ensemble de la population n'est pas justifié actuellement car ils restent très efficaces contre les formes graves, même face au variant Delta, estiment lundi des experts de l'OMS et la FDA

PARIS: Le gouvernement a officiellement lancé lundi la campagne d'injection d'une troisième dose de vaccin contre la Covid-19 dans les maisons de retraite, une mesure recommandée par les autorités sanitaires pour maintenir les défenses immunitaires des quelque 600 000 seniors concernés.  

Plus de huit mois après avoir essuyé les plâtres de la vaccination, les établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont ressorti les seringues pour maintenir un haut niveau de protection à leurs résidents, conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé.  

« Pour les personnes les plus vulnérables, au fil du temps, l'efficacité de (la) vaccination décroît », a rappelé le Premier ministre Jean Castex, venu assister lui-même à des injections dans un Ehpad de Clamart, en banlieue parisienne.  

Cette campagne de rappel est d'autant plus importante que les résidents des maisons de retraite ont « payé un très lourd tribut » au début de l'épidémie, « avant que la vaccination n'arrive », a-t-il ajouté.   

Selon les chiffres officiels, le virus a fait plus de 26.700 morts dans les maisons de retraite, soit près d'un quart du nombre total de décès en France. Mais 90% des résidents ont désormais reçu deux doses de vaccin et depuis, leur « taux de mortalité, et même de maladie, a considérablement chuté », s'est félicité le chef du gouvernement.  

Dans son Ehpad du 13e arrondissement de Paris, l'ACPPA Péan, Madeleine Levieil, 98 ans, s'est prêtée de bonne grâce à sa troisième injection. Pas forcément pour se sentir mieux protégée mais « pour donner l'exemple », explique-t-elle.  

« Je le fais parce que je suis une personne raisonnable », sourit la vieille dame, qui « trouve ridicules tous ces défilés contre la vaccination ».  

« Cette protection complémentaire est la bienvenue, pour rebooster le système immunitaire des résidents et les protéger avant l'hiver », souligne le Dr Jean-Marie Nguyen Quang, médecin coordinateur de cet établissement de 94 places, qui a perdu neuf résidents lors de la première vague, au printemps 2020. 

 

La 3e dose pour tous n'est pas justifiée, selon des experts de l'OMS

Injecter des doses de rappel de vaccins anti-Covid-19 à l'ensemble de la population n'est pas justifié actuellement car ils restent très efficaces contre les formes graves, même face au variant Delta, estiment lundi des experts de l'OMS et la FDA, l'agence du médicament américaine. 

« Ces vaccins, qui sont en quantité limitée, sauveront le plus de vies s'ils sont fournis aux personnes qui ont un risque important d'être atteints par une forme grave (du Covid) et n'ont pas encore été vaccinées », écrivent ces experts dans la revue médicale britannique The Lancet. 

« Les données actuelles (...) ne montrent pas le besoin de rappels de vaccin en population générale, chez laquelle l'efficacité contre les formes graves reste élevée », poursuit ce groupe d'experts internationaux, composé de spécialistes de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), de la FDA et de plusieurs organismes de recherche à travers le monde. 

Les experts qui s'expriment dans The Lancet jugent que même si le taux d'anticorps baisse avec le temps chez les personnes vaccinées, cela ne signifie pas pour autant que les vaccins seront moins efficaces contre les formes graves.  

Ils soulignent en effet qu'un autre volet de la réponse immunitaire (l'immunité cellulaire, due aux lymphocytes) entre en jeu, tout en étant moins facilement mesurable. 

En outre, ils jugent préférable de travailler à la mise au point de rappels spécifiquement conçus pour faire échec aux variants résistants qui pourraient apparaître à l'avenir, plutôt que d'administrer des doses supplémentaires de vaccins existants. 

« Retrouver la joie de vivre »  

« La vaccination a tout changé: les résidents ont pu à nouveau sortir, aller au restaurant avec leur famille, retrouver la joie de vivre qui avait tant manqué, tout ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue », résume le médecin. 

En outre, « on a la chance de ne pas avoir de réfractaire au vaccin », souligne la directrice, Romy Lasserre. « Au début il a fallu communiquer beaucoup car c'était l'inconnu, mais aujourd'hui on n'a plus besoin de convaincre. Tout le monde accueille cette troisième dose comme un soulagement », assure-t-elle. 

Si quelques établissements ont pu procéder à de premières injections dès la fin de la semaine dernière, l'essentiel de cette campagne de rappel a démarré lundi. Chaque structure peut commander 10 flacons par semaine, soit 70 doses, et devra s'organiser pour étaler les injections sur trois à cinq semaines, en fonction de la date des premières piqûres. 

Au-delà des Ehpad, la troisième dose est également recommandée pour les « 5 millions de plus de 65 ans qui ont eu leur deuxième dose il y a 6 mois » - ou leur première, s'ils ont eu la Covid -, a rappelé le Premier ministre. Parmi eux, environ 600 000 ont déjà pris rendez-vous pour obtenir ce rappel selon lui. 

L'attention des pouvoirs publics se porte également sur les 8 millions de Français qui n'ont pas encore reçu leur première dose, « en particulier les plus vulnérables d'entre eux », a souligné M. Castex. 

Ce « ne sont pas forcément des opposants doctrinaires à la vaccination » mais « il faut aller les chercher là où ils sont », y compris dans des territoires isolés, a-t-il ajouté. 

Pour Pascal Champvert, de l'association AD-PA qui regroupe des directeurs d'Ehpad et de services à domicile, les efforts doivent notamment porter sur les seniors en perte d'autonomie qui vivent chez eux: « ils n'ont pas pu bénéficier de la logistique mise en place dans les maisons de retraite. Comme d'habitude, le secteur du domicile a été un peu oublié dans cette crise », selon lui. 


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.

 

 

 


Une Française rapatriée du MV Hondius positive à l'hantavirus, 22 cas contacts en France

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
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  • "Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist
  • Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg

PARIS: Une passagère française, rapatriée du bateau de croisière MV Hondius, a été testée positive à l'hantavirus, a annoncé lundi la ministre de la Santé Stéphanie Rist, faisant également état de 22 cas contacts identifiés en France.

Parmi les croisiéristes déjà évacués, un Américain et cette Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir pour les Pays-Bas lundi, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si à ce stade l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recense que six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare.

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter.

Les cinq passagers "sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d'air qui permettent d'éviter la contamination", "ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu'à nouvel ordre", au minimum 15 jours, a-t-elle ajouté.

Concernant les cas contacts, elle a confirmé qu'une vingtaine de Français avaient été identifiés : huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, qui "ont été mis à l'isolement rapidement", et 14 à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam.

"Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist.

Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg. Elle était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé à son bord.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu "tiendra une nouvelle réunion" lundi après-midi "pour suivre au plus près l'évolution de la situation" sur le virus hantavirus, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

Elle a appelé à "ne pas créer de panique", "nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là" comme lors de l'épidémie de Covid-19.

La variante du virus détectée à bord du navire MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.