Bouteflika: plus de critiques que de louanges dans la diaspora algérienne à Marseille

L'ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika est décédé le 17 septembre 2021 à l'âge de 84 ans, a annoncé la télévision publique, citant un communiqué de la présidence. (Photo, AFP)
L'ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika est décédé le 17 septembre 2021 à l'âge de 84 ans, a annoncé la télévision publique, citant un communiqué de la présidence. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 18 septembre 2021

Bouteflika: plus de critiques que de louanges dans la diaspora algérienne à Marseille

  • La mort de l'ex-président était commenté avec réserve, lassitude ou indifférence par des personnes exigeant presque toutes l'anonymat
  • «Il n'a rien apporté au pays», tranche Ali Bendine, 66 ans, tourneur à la retraite

 MARSEILLE: Beaucoup de critiques, peu de louanges: l'action à la tête de l'Algérie du président Abdelaziz Bouteflika, décédé vendredi à 84 ans, était sévèrement jugée samedi par des membres de la diaspora dans un quartier populaire de Marseille. 

"Il n'a rien apporté au pays", tranche Ali Bendine, 66 ans, tourneur à la retraite né en France dans une famille originaire d'Oran (ouest de l'Algérie). "Demain, quand on va l'enterrer, il y aura ses proches mais le peuple restera chez lui. Il n'a fait que du mal au peuple algérien", insiste-t-il.

Au marché de Noailles, au cœur de Marseille, fréquenté par de nombreux immigrés algériens, la mort de l'ex-président était commenté avec réserve, lassitude ou indifférence par des personnes exigeant presque toutes l'anonymat.   

Attablés à un café, trois hommes de trois générations tentaient de mettre en balance les réussites et les échecs de l'ancien homme fort de leur pays d'origine. 

"Il était charismatique mais on ne peut pas dire qu'il a fait du bien au pays", avance Amar, commerçant de 52 ans.  "Il a contribué à stabiliser l'Algérie avec l'argent du pétrole mais cet argent a été mal distribué", ajoute-t-il.

À ses côtés, Ahmed, 65 ans, qui dit travailler "dans les vêtements", hésite comme son voisin octogénaire, à prendre la parole. "Ca y est, le FLN (Front de libération nationale), l'oppression, c'est fini, tu peux parler maintenant", lui lance son cadet.

Alors, les langues se délient. Et l'on dénonce pêle-mêle "des marchés publics truqués, le favoritisme familial" ou l'argent du pétrole détourné. "C'était un tiers pour le peuple, deux tiers pour son clan", lance le plus jeune pour qui l'ancien président "aura aussi effectué un mandat de trop". "Il aurait dû se retirer en 2014. S'entourer de gens compétents et préparer la transition", dit-il.

Après des manifestations massives contre sa volonté de briguer un nouveau mandat, Abdelaziz Bouteflika avait finalement quitté le pouvoir en avril 2019.

Également très sévère, Amin, 46 ans, en France depuis cinq ans, dénonce "une même clique" au pouvoir depuis l'indépendance qui "s'est mis l'argent dans sa poche au détriment du peuple". "A la fin de sa vie, il n'était plus qu'une marionnette. c'était son frère qui gouvernait avec son clan", dit-il. 

«Le pouvoir trop longtemps, ça use»

"Pour moi, il n'a rien fait. Et c'est à cause de voleurs comme lui que je suis venu en France", explique Tej, 48 ans, propriétaire d'un petit commerce de fruits et légumes, immigré en 1998. Ce fils de combattants du FLN, le mouvement de libération de l'Algérie, regrette de n'avoir pu rester au pays: "Je travaillais bien mais on m'a tout pris" explique-t-il, dénonçant des policiers qui le rançonnaient. 

Plus rares, des voix ont cependant salué l'action de l'ancien président qui, pour Ahmed, "mérite des grandes funérailles nationales et même un deuil national"

"Par rapport aux massacres (de la décennie noire des années 1990), il a combattu les intégristes, ces terroristes, instauré la paix et l'amnistie. C'est quelque chose de bien", salue Hamid.

L'ancien chef d'Etat est considéré comme l'artisan de la réconciliation nationale qui a permis de rétablir la paix en Algérie, plongée dans la guerre civile depuis 1992 contre une guérilla islamiste qui a fait quelque 200 000 morts en dix ans selon le bilan officiel. 

Un homme qui refuse de se présenter, dit vouloir se souvenir surtout du combattant de l'indépendance algérienne. "Pour moi, c'était avant tout un soldat", dit-il.

"On a perdu une perle, je l'aimais bien", confie Sarah Yasmine, 48 ans, qui loue son action pour la jeunesse. Naïma, 56 ans, née en France d'une famille originaire de Tlemcen (nord-ouest de l'Algérie) dit apprécier l'évolution des infrastructures dans le pays mais regrette "le conservatisme des mœurs, la corruption et la vie chère"

"Vers la fin, c’était un peu mouvementé, peut-être est-il un peu trop resté au pouvoir. Et le pouvoir, quand on reste assez longtemps, ça use", dit Rabah.  


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.

 

 


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.