Syrie: l'EI revendique l'attaque d'un gazoduc, l'électricité rationnée

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a ravagé les réseaux d'électricité et les infrastructures gazières et pétrolières à travers le pays. (Photo, AFP)
Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a ravagé les réseaux d'électricité et les infrastructures gazières et pétrolières à travers le pays. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 19 septembre 2021

Syrie: l'EI revendique l'attaque d'un gazoduc, l'électricité rationnée

  • L'attaque à l'explosif, commise vendredi soir, aurait mis la centrale temporairement hors service, affectant plusieurs autres centrales, et provoquant des délestages à Damas et sa banlieue ainsi que dans d'autres secteurs
  • Les Syriens vivant en zone gouvernementale doivent s'arranger à la maison et au travail pour vivre avec des délestages durant jusqu'à 20 heures par jour

BEYROUTH : Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué samedi une attaque contre un important gazoduc au sud-est de Damas qui a provoqué des coupures d'électricité et un rationnement du courant dans la capitale et ses faubourgs.

Le système électrique en Syrie s'appuie sur la fourniture de gaz et de fioul.

Selon un communiqué de l'EI, des membres de ce groupe "sont parvenus à poser et mettre à feu des explosifs visant un gazoduc alimentant les centrales de Tichrine et Deir Ali".

La centrale de Deir Ali, toujours hors service samedi, produit la moitié des besoins en électricité du pays, a rappelé le ministre syrien de l'Electricité Ghassan al-Zamel, cité par l'agence officielle SANA.

Selon lui, l'attaque à l'explosif, commise vendredi soir, a mis la centrale temporairement hors service, affectant plusieurs autres centrales, et provoquant des délestages à Damas et sa banlieue ainsi que dans d'autres secteurs. Le courant est revenu environ 30 minutes plus tard.

Il a indiqué que des réparations avaient débuté dès samedi mais averti qu'un rationnement électrique strict durerait jusqu'à ce que les centrales tournent à nouveau normalement.

Malgré sa défaite territoriale en mars 2019, le groupe jihadiste continue de perpétrer des attaques meurtrières dans les zones autrefois sous son contrôle, notamment contre les infrastructures gazières et pétrolières.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a causé la mort de plus de 380 000 personnes et le déplacement de plus de la moitié de la population d'avant-guerre. Il a ravagé les réseaux d'électricité et les infrastructures gazières et pétrolières à travers le pays.

Le régime de Bachar al-Assad a également perdu le contrôle des principaux champs pétroliers tandis que les sanctions occidentales empêchent les importations d'hydrocarbures de l'étranger.

Les Syriens vivant en zone gouvernementale doivent s'arranger à la maison et au travail pour vivre avec des délestages durant jusqu'à 20 heures par jour.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.