L’ONU condamne fermement l’exécution de 9 civils par les Houthis

Des combattants houthis montent la garde durant l’exécution de neuf hommes condamnés pour implication dans l’assassinat du haut responsable houthi Saleh al-Samad à Sanaa. (Photo, AP)
Des combattants houthis montent la garde durant l’exécution de neuf hommes condamnés pour implication dans l’assassinat du haut responsable houthi Saleh al-Samad à Sanaa. (Photo, AP)
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Publié le Lundi 20 septembre 2021

L’ONU condamne fermement l’exécution de 9 civils par les Houthis

  • Selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres les hommes abattus en public n’ont pas reçu un procès équitable
  • L’ambassade des États-Unis au Yémen a de même condamné les exécutions «brutales» et a appelé à mettre fin à cette «barbarie»

NEW YORK: Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné les Houthis le dimanche pour avoir exécuté neufs civils sans procès équitable, dont un âgé de 15 ans au moment de sa détention. 

Le porte-parole de Guterres a déclaré que le chef de l’ONU «regrette profondément» les exécutions houthis et «condamne fermement ces actions résultants de procédures judiciaires qui ne semblent pas avoir respecté les exigences d’un procès équitable et d’une procédure régulière en vertu du droit international».

Les neuf hommes ont été abattus par des tirs dans le dos après avoir été contraints à s’allonger en public sur le sol. Ils étaient inculpés pour implication dans le meurtre du leader houthi Saleh al-Samad en 2018 par une frappe aérienne de la coalition arabe. 

Le groupe était accusé d’avoir déposé des cartes SIM dans les poches des gardes d’al-Samad, aidant la coalition à le localiser. 

Al-Samad, chef du conseil politique suprême houthi à l’époque, visitait Hodeidah en avril 2018 pour inciter ses résidents à se joindre à la guerre quand la coalition a frappé son convoi, le tuant ainsi que six autres, et portant un coup dur aux Houthis. 

Guterres a souligné le fait qu’il s’oppose au recours à la peine de mort en toute circonstance, et a réitéré que «le droit international définit des conditions strictes pour l’application de la peine de mort, y compris le respect d’un procès équitable et d’une procédure régulière conforme aux dispositions du droit international».

Le chef de l’ONU a appelé toutes les parties et les autorités à adopter un moratoire sur l’application de la peine de mort.

Il a également exhorté tous les acteurs à mettre fin aux violences au Yémen et à travailler avec l’ONU pour relancer les pourparlers de paix.

L’ambassade des États-Unis au Yémen a de même condamné les exécutions «brutales» et a appelé à mettre fin à cette «barbarie».

La chargée d’Affaires Cathy Westley a déclaré que «cette action scandaleuse est un nouvel exemple de l’indifférence des Houthis envers les droits fondamentaux de la personne et a eu lieu quelques jours seulement après leur attaque contre le port commercial de Mocha».

L’ambassade du Royaume Uni au Yémen a également condamné les exécutions «brutales» et a annoncé qu’elles montrent «l’indifférence à la dignité humaine et le mépris flagrant d’un procès équitable et d’une procédure régulière».

«Malheureusement, ce n’est pas la première fois. Les responsables doivent changer et respecter le droit international», a déclaré un communiqué.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.