Selon l’ONU, la crise économique au Liban affecte les réfugiés syriens

Le rapport annuel sur la situation des réfugiés syriens au Liban est réalisé par le HCR, le PAM et l’Unicef. (Photo, AFP)
Le rapport annuel sur la situation des réfugiés syriens au Liban est réalisé par le HCR, le PAM et l’Unicef. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

Selon l’ONU, la crise économique au Liban affecte les réfugiés syriens

  • Les conditions des réfugiés syriens au Liban se détériorent malgré une aide humanitaire accrue
  • Le coût d’un panier alimentaire de base a été multiplié par plus de sept depuis fin 2019, lorsque la crise financière a éclaté au Liban

BEYROUTH: Plus d’un million de réfugiés syriens dans un Liban en crise voient leurs conditions de vie se détériorer. Mercredi, trois agences de l’Onu ont indiqué que 90% d’entre eux vivaient dans une situation d’extrême pauvreté.

Ces conditions se détériorent malgré une aide accrue aux Syriens vivant au Liban, où une personne sur quatre est un réfugié. Parmi cette population, le mariage et le travail des enfants sont en augmentation, et des milliers de personnes risquent d’être expulsées du pays du Cèdre.

Le rapport annuel sur la situation des réfugiés syriens au Liban réalisé par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM), et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) révèle que le coût d’un panier alimentaire de base a été multiplié par plus de sept depuis fin 2019, lorsque la crise financière a éclaté au Liban.

Le panier alimentaire de subsistance ne comprend que 13 articles, comme des pommes de terre, du pain, des œufs et du lait en poudre. L’ONU estime qu’il s’agit du minimum pour survivre, «pas pour vivre dans la dignité». Le Liban traverse une crise économique sans précédent qui a provoqué l’effondrement de la monnaie nationale et la perte de 90% de sa valeur, faisant passer plus de 55% de la population sous le seuil de pauvreté et provoquant une flambée des prix et du chômage.

La crise a considérablement aggravé la situation des réfugiés syriens, dont beaucoup vivaient déjà dans des logements temporaires et exerçaient des emplois peu rémunérés. Ayaki Ito, représentant du HCR au Liban, a prévenu des conséquences dommageables sur le long terme de cette situation, appelant à soutenir davantage le Liban et les réfugiés. «Nous ne pouvons pas les laisser tomber maintenant», a-t-il déclaré.

Selon les trois agences des Nations unies, les enfants syriens sont les plus touchés. Le taux de scolarisation des enfants âgés de 6 à 14 ans a chuté de 25% en 2021, et 30% des enfants en âge d'être scolarisés (6-17 ans) n'ont jamais été à l'école. Des milliers d'enfants syriens travaillent et une fille sur cinq âgée de 15 à 19 ans est mariée, une tendance observée au cours des trois dernières années.

Les Syriens se sont réfugiés au Liban pendant les premières années de la guerre dans leur pays, qui a débuté en 2011. Le Liban a fermé les portes aux réfugiés en 2015, affirmant qu’ils constituaient un fardeau pour le pays et ses infrastructures, mais les Syriens ont continué à affluer. Plus de 60% des familles de réfugiés syriens vivent aujourd’hui dans des habitations précaires, dangereuses ou surpeuplées, contre 50% l’année dernière.

Selon le rapport, l’augmentation du loyer moyen expose de nombreuses personnes au risque d’expulsion.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.