Le 13-Novembre au Bataclan, «on n'a pas obéi aux ordres», raconte un policier de la BAC

Les policiers arrivent à proximité peu après 22H00 mais "à 180 mètres de la salle, on nous arrête. Un homme (officier de police) nous dit de ne pas y aller, d'attendre la BRI" (Brigade de recherche et d'intervention), raconte Michel. (Photo, AFP)
Les policiers arrivent à proximité peu après 22H00 mais "à 180 mètres de la salle, on nous arrête. Un homme (officier de police) nous dit de ne pas y aller, d'attendre la BRI" (Brigade de recherche et d'intervention), raconte Michel. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Le 13-Novembre au Bataclan, «on n'a pas obéi aux ordres», raconte un policier de la BAC

  • «Nous sommes des rescapés du Bataclan et les oubliés de l'administration»
  • Dans la salle, ce sont des visions «apocalyptiques». «Nos pieds heurtent des chargeurs de kalach, des corps sont entreposés les uns sur les autres»

PARIS : A la suite de leur "patron", le commissaire C, ce sont les premiers policiers à être entrés dans le Bataclan assiégé, le 13 novembre 2015. Plusieurs ex-policiers de la "BAC de nuit" de Paris, ont raconté mercredi au procès comment ils ont "désobéi" pour sauver des vies.


"Nous sommes des rescapés du Bataclan et les oubliés de l'administration", a résumé à la barre de la cour d'assises spéciale Alain, un ex-policier de la BAC75N, la "brigade anti-criminalité de nuit".


Alain, Michel, Emmanuel, "primo-intervenants" dans l'enfer du Bataclan font partie des policiers qui se sont constitués partie civile pour que leur rôle et la bravoure quasiment insensée dont ils ont fait preuve, ne soient pas oubliés.


Mal équipés - Alain se souvient qu'il ne portait ce soir-là que son casque de maintien de l'ordre qui ne protège pas contre des balles de kalachnikov et une simple arme de poing -, dix-sept policiers de la BAC75N n'hésitent pas quand leur "patron", le commissaire C., le premier à entrer au Bataclan avec son chauffeur, les prévient par radio qu'une attaque s'y déroule.


Les policiers arrivent à proximité peu après 22H00 mais "à 180 mètres de la salle, on nous arrête. Un homme (officier de police) nous dit de ne pas y aller, d'attendre la BRI" (Brigade de recherche et d'intervention), raconte Michel.


"Ce jour-là, on n'a pas obéi aux ordres. Notre commissaire est à l'intérieur. Il demande de l'aide. J'ai dit à ce petit monsieur: +On y va!+", poursuit l'ancien policier.

Un SMS «je vous aime»

Les policiers de la BAC avancent en colonne, les mieux équipés devant, les moins bien équipés derrière. Dès l'entrée dans la salle, à 22H20, ils découvrent des corps enchevêtrés. 


Michel envoie un SMS à sa famille pour lui dire: "je vous aime". "Je pensais qu'on allait y passer", avoue-t-il.


Dans la salle, ce sont des visions "apocalyptiques". "Nos pieds heurtent des chargeurs de kalach, des corps sont entreposés les uns sur les autres", se souvient Michel.


Une des premières personnes vivantes qu'ils découvrent est un enfant de cinq ans, un casque anti-bruit sur les oreilles, que sa mère avait emmené dans la salle. L'enfant est exfiltré.


"Plus on avance, plus on évacue des gens. Le sol est extrêmement glissant à cause du sang", poursuit Michel.


La voix de l'ancien policier vacille quand il évoque une femme grièvement blessée qui lui agrippe la jambe. "Ne vous inquiétez pas les pompiers vont vite arriver", lui dit-il. C'était un mensonge, avoue-t-il. "La salle n'était pas sécurisée. Les pompiers ne pouvaient pas arriver rapidement". 


Six ans après, il s'en veut toujours.


"Qui doit vivre qui doit mourir? c'est un choix difficile à porter et qui vous pèse. Je pense à cette femme qui m'avait agrippé la jambe. Je suis désolé mais à ce moment-là, je ne pouvais pas la sauver. Je suis navré".

La dame au chien
Les policiers de la BRI arrivent à leur tour. On demande à ceux de la BAC de se replier. Ils obtempèrent. 


Ensanglantés, ils se retrouvent à régler la circulation aux abords du Bataclan avant de rejoindre leur "base" dans le nord de Paris.


Combien de temps ont mis les effectifs de la BRI pour arriver?, veut savoir le président Jean-Louis Périès. "Un certain temps", répond Michel. "Je ne veux pas faire de polémique. Mais ils ont mis un temps certain".


Lui reviennent en mémoire des scènes absurdes. Alors qu'avec ses camarades, il progressait vers le Bataclan, une femme passe devant, avec son chien. Quand il lui dit "de décamper", elle répond: "Écoutez, je promène mon chien tous les soirs, vous n'allez pas me dire ce que j'ai à faire".


Mais c'est le traumatisme qui demeure le plus prégnant. "Au Bataclan, on a subi quelque chose que je n'avais jamais vu ni imaginé", dit Alain.


Il n'ont pas digéré l'oubli qui les a frappés. Aucun d’eux ne sera convié à la cérémonie d'hommage aux victimes, dans la cour des Invalides, le 27 novembre 2015.


Leur hiérarchie leur demande "de ne pas parler" de leur intervention au nom du "devoir de réserve".


Des collègues les traitent de "mythos" quand ils évoquent leur 13-Novembre.


"On a eu une médaille, gagné un échelon et une prime de 500 euros pour nous récompenser", dit Alain. "Bien? Pas bien? Si on me demande, je pense que non".


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.