Une équipe scientifique dirigée par l'Arabie saoudite découvre les secrets des profondeurs

Les scientifiques ont parcouru plus de 50 000 km et effectué plus de 12 000 plongées scientifiques pour étudier les récifs coralliens. (Photo fournie)
Les scientifiques ont parcouru plus de 50 000 km et effectué plus de 12 000 plongées scientifiques pour étudier les récifs coralliens. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 07 novembre 2021

Une équipe scientifique dirigée par l'Arabie saoudite découvre les secrets des profondeurs

  • Des solutions de haute technologie, une imagerie par avion, des relevés traditionnels utilisés pour cartographier et étudier les récifs coralliens
  • «Les générations précédentes ont créé la plupart des problèmes que les jeunes de la planète doivent maintenant résoudre», a jugé Purkis

DJEDDAH : Après plus de 10 ans d'exploration des mers du monde, la Fondation Khaled ben Sultan Living Oceans a enfin achevé son expédition mondiale sur les récifs, une mission de recherche visant à évaluer l'état des récifs coralliens et les menaces importantes qui pèsent sur leur survie.

Partant de la mer Rouge et traversant les océans Atlantique, Pacifique et Indien, l'expédition a fait le tour du monde, arpentant et cartographiant plus de 1 000 récifs dans 16 pays. Les scientifiques ont parcouru plus de 50 000 kilomètres, effectué plus de 12 000 plongées scientifiques et dispensé des séances éducatives à plus de 6 000 étudiants et leaders communautaires.

La fondation, qui a lancé l'expédition, est une organisation à but non lucratif de science environnementale et de recherche océanique qui a été créée en 2000 dans le but d’aider à préserver, protéger et rétablir les océans et les ressources aquatiques du monde.

L'approche de la fondation combine trois aspects principaux : la recherche, l'éducation et la sensibilisation, qui ont tous été reflétés dans la longue mission de l'expédition.

«J'ai lancé la Global Reef Expedition pour contribuer à ouvrir une nouvelle ère de connaissances sur les récifs coralliens et les défis auxquels ils sont confrontés», a déclaré le mois dernier le prince Khaled, président de la fondation, à Marseille, en France, lors du Congrès mondial de l'Union internationale pour la conservation de la nature, qui est décrit comme le forum de prise de décision environnementale le plus vaste et le plus inclusif au monde.

«Je savais que cela nécessiterait une gigantesque translocation de ressources, une technologie de pointe et l'apport d'une expertise à certains des récifs coralliens les plus reculés du monde. J'ai réalisé que ce n'était pas une tâche facile à accomplir, mais mon espoir de remplir cette mission ne s'est jamais éteint».

Une équipe de plus de 200 scientifiques, écologistes, responsables gouvernementaux et experts locaux a été réunie pour ce projet mondial. Ils ont mené des dizaines de milliers d'études sous-marines sur les récifs coralliens et les variétés de poissons qui vivent autour d'eux.

EN BREF

• Une équipe de plus de 200 scientifiques, écologistes, responsables gouvernementaux et experts locaux a été réunie pour ce projet mondial. Ils ont mené des dizaines de milliers d'études sous-marines sur les récifs coralliens et les variétés de poissons qui vivent autour d'eux.

• Pour éviter que ses avancées scientifiques ne soient cachées dans des revues scientifiques poussiéreuses, l'expédition a ciblé les jeunes à travers le volet éducatif de son projet. La fondation a développé un programme adapté à une gamme d'âges, de la maternelle à la terminale, pour enseigner aux jeunes les récifs coralliens. Plus de 2 000 enseignants l'utilisent désormais dans plus de 110 pays.

Les scientifiques ont développé de nouvelles façons de cartographier les récifs coralliens en combinant des images satellite haute résolution avec des données collectées sur le terrain, produisant des cartes d'habitat des récifs coralliens couvrant plus de 65 000 km². Ces cartes et relevés représentent l'ensemble de données standardisées le plus complet jamais collecté pour les récifs coralliens.

«Ce projet mondial est un acte très avant-gardiste, initié par le prince Khaled ben Sultan, et les données collectées lors de l'expédition mondiale seront utilisées pendant des siècles», a déclaré à Arab News Sam Purkis, scientifique en chef de la fondation.

L'importance de la Global Reef Expedition réside dans sa couverture mondiale des récifs coralliens qui font face à un déclin dramatique, a expliqué Purkis. «Près de 50 % des récifs du monde ont disparu au cours des 40 dernières années ; la moitié des récifs du monde ont disparu», a-t-il averti.

L'expédition a créé une base de référence pour de futures recherches et permettra aux chercheurs de mesurer et de comprendre le rythme et la trajectoire des changements qui affectent les récifs du monde entier.

L'expédition a commencé il y a dix ans dans la mer Rouge, où l'équipe a mené quatre missions à Al-Wajh et Yanbu, aux îles Farasan et à Ras Al-Qasabah.

Ces missions initiales ont aidé l'équipe à développer et à affiner leurs techniques de relevé avant d'étendre leur portée à l'Atlantique et à d'autres plans d'eau.

«Ce que nous avons proposé était une alliance de solutions de haute technologie utilisant l'imagerie par satellite et par avion pour cartographier les récifs, couplée à des études de terrain plus traditionnelles des coraux, des poissons et d'autres organismes de l'écosystème récifal», a expliqué Purkis.

«Nous avons utilisé cette façon réplicable et reproductible d'étudier les récifs à l'aide de satellites et de travaux de terrain, puis nous avons commencé à nous déplacer dans le monde avec».

Sur la base du succès des missions initiales de la mer Rouge, le prince Khaled était prêt à autoriser l'expédition mondiale.

« Il y a des endroits dans les Caraïbes où les récifs sont effectivement morts, ils sont finis, et cela pourrait prendre 10 000 ans avant qu'ils ne réapparaissent »

Sam Purkis, scientifique en chef, Fondation Khaled ben Sultan Living Oceans

«L'expédition s'est avérée considérablement plus vaste que ce que nous avions espéré», a souligné Purkis. «Nous ajoutions des pays tout le temps. Ils ont demandé que les recherches seront effectués dans leurs eaux».

Purkis a commencé ses recherches dans la mer Rouge au début des années 1990. Il a révélé que c'était autrefois l'un des meilleurs endroits au monde pour les récifs coralliens mais, malgré le fait que la santé des récifs de la mer Rouge reste assez bonne, des signes inquiétants apparaissaient au début de la mission.

«Il était déjà clair il y a 15 ans, lorsque nous avons commencé les missions de la mer Rouge, qu'il y avait eu une surpêche chronique ; le nombre de poissons est inquiétant. Nous avons également trouvé des zones de récifs qui avaient été attaquées par des étoiles de mer à couronne d'épines, affectant gravement de grandes proportions de récifs», a précisé Purkis.

En outre, des changements de température de l'eau ont été signalés dans le nord de la mer Rouge. Les menaces mondiales directes les plus courantes pour les récifs coralliens sont l'acidification des océans et la hausse des températures de l'eau à cause du changement climatique. Cependant, le premier est actuellement un problème relativement mineur par rapport au danger beaucoup plus grand de réchauffement des eaux, a reconnu Purkis.

«La température est fatale pour les récifs et il fait trop chaud, mondialement. Les intervalles entre ces épisodes chauds diminuent ; nous avions l'habitude d'avoir un blanchiment des coraux tous les 15 ans, puis tous les 10 ans, puis tous les cinq ans ; et maintenant cela se produit tous les deux ans et bientôt ce sera tous les ans.

Le blanchiment se produit lorsque les coraux perdent leur couleur vibrante et deviennent blancs. Les couleurs impressionnantes des coraux sont le résultat d'algues marines appelées zooxanthelles qui vivent à l'intérieur du corail et lui fournissent facilement de la nourriture et de l'énergie, lui permettant de se développer et de se reproduire.

Lorsque les coraux subissent un stress dû à des facteurs dommageables tels que la chaleur ou la pollution, ils expulsent les algues microscopiques qui vivent dans leurs tissus et deviennent transparents, exposant ainsi leurs squelettes blancs. Les coraux blanchis ne sont pas morts mais sont exposés à un risque accru de malnutrition et de maladie.

Purkis a indiqué que les pires conditions de corail ont été trouvées dans les Caraïbes. Les récifs ont souffert plus longtemps que ceux d'ailleurs en raison de plusieurs décennies de surpêche et de mauvaises décisions de développement côtier.

«Il y a des endroits dans les Caraïbes où les récifs sont effectivement morts, ils sont finis, et cela pourrait prendre 10 000 ans avant qu'ils ne réapparaissent», a-t-il ajouté.

Néanmoins, Il croit fermement qu'il est temps de sauver le reste des récifs du monde et de les empêcher d'atteindre un état aussi désastreux. Les données collectées par l'expédition ont un potentiel illimité, a-t-il ajouté, et peuvent être utilisées non seulement dans de futures recherches scientifiques, mais également dans le cadre de programmes éducatifs pour les personnes de tous âges et pour lancer d'autres projets influents.

De nouveaux partenariats inattendus voient déjà le jour, a dévoilé Purkis. La NASA utilise des cartes de la Global Reef Expedition pour aider à former ses superordinateurs à cartographier le reste des récifs coralliens du monde depuis l'espace. «En vérité, tous les récifs sur terre pourraient bientôt être cartographiés», a-t-il ajouté.

Pendant ce temps-là, des scientifiques de l'Université de Miami utilisent ces données pour modéliser les facteurs qui contribuent à la santé et à la résilience des récifs coralliens.

«Il y a 200 scientifiques dans l'expédition, mais nous avons peut être collaborer avec 2 000 différents universitaires», a soutenu Purkis.

Pour éviter que ses avancées scientifiques ne soient cachées dans des revues scientifiques poussiéreuses, l'expédition a ciblé les jeunes à travers le volet éducatif de son projet. La fondation a développé un programme adapté à une gamme d'âges, de la maternelle à terminale, pour enseigner aux jeunes les récifs coralliens. Plus de 2 000 enseignants l'utilisent désormais dans plus de 110 pays.

«Les générations précédentes ont créé la plupart des problèmes que les jeunes de la planète doivent maintenant résoudre», a jugé Purkis. «L'éducation est la clé pour surmonter le défi et elle est entre les mains des jeunes».

Une autre composante de l'initiative est ses efforts de sensibilisation. Il s'agit notamment d'un grand nombre de documentaires et de séries télévisées produites par la fondation auprès du public sur la gravité de cet enjeu environnemental majeur.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle

Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
  • La Vespa célèbre ses 80 ans à Rome, réunissant plus de 10 000 passionnés venus du monde entier pour rendre hommage à cette icône du style et du savoir-faire italiens
  • Symbole de liberté, de mobilité et d’émancipation sociale depuis 1946, la Vespa a dépassé le statut de simple scooter pour devenir un véritable phénomène culturel mondial

ROME: De "Vacances romaines" à "Journal intime" en passant par "La Dolce vita", elle est devenue à l'écran une icône mondiale du mode de vie à l'italienne: la légendaire Vespa, un scooter né en même temps que la République italienne, fête ce week-end ses 80 ans à Rome.

Samedi dans la matinée, des milliers de Vespa ont envahi les rues de la capitale italienne, créant un chaos coloré et bon enfant.

Qui en blouson de motard, défiant la chaleur romaine, qui en tee-shirt, en couple ou seul sur la selle, ces amoureux du célèbre scooter ont défilé dans le centre, y compris dans des rues d'ordinaire fermées au trafic de véhicules privés.

"Nous avons amené notre Vespa depuis les États-Unis. Nous sommes passés par l’Allemagne, puis par Vienne (...) et j’ai ensuite roulé avec ma Vespa de l’Autriche à Rome, pendant deux semaines", a déclaré à l'AFP-TV David Baamonde, un habitant du Texas.

"Pour moi, la Vespa, c’est un art de vivre, une insouciance, profiter de l’instant présent, découvrir les paysages — c’est un mode de vie", déclare pour sa part l'Italien Andrea Musco.

"L'histoire de la Vespa, qui accompagne littéralement la naissance et l'essor de l'Italie après la Deuxième Guerre mondiale, est en quelque sorte un symbole iconique de notre histoire, de notre culture", avait rappelé le maire de la capitale italienne, Roberto Gualtieri, à l'occasion de la présentation des festivités.

La Vespa, qui signifie "guêpe" en italien - une référence au bruit du moteur de son prototype -, est née le 23 avril 1946, lorsque le premier brevet sur sa fabrication a été déposé en Italie par Piaggio. Elle continue depuis d'être produite notamment sur le site de Pontedera, en Toscane (centre-nord de l'Italie).

- "La Vespa, c’est spécial" -

Plus de 10.000 "Vespistes" en provenance du monde entier sont attendus sur leurs engins de toutes les époques, reconnaissables à leurs lignes arrondies, leur carrosserie en métal aux couleurs éclatantes et leur phare rond monté sur le guidon.

Parmi eux, Andrew Ward, 57 ans, et sa soeur Julie Stover, 63 ans, qui ont fait le déplacement depuis les Etats-Unis. Les deux Californiens ont loué une Vespa à Rome pour pouvoir participer au défilé.

"Nous avons eu des scooters et des motos toute notre vie. Mais j'ai toujours voulu une Vespa. (...) Maintenant, j'en ai deux", explique à l'AFP Andrew, coutumier des rassemblements de "Vespistes" dans son pays.

"C'est un scooter de grande qualité. Et il est associé à un certain statut. C'est classe, vous voyez. Ce n'est pas comme les petits scooters bon marché qu'on voit tout le temps sur la route. La Vespa, c'est spécial", poursuit sa soeur.

- Emancipation sociale -

Conçue pour être un moyen de transport populaire et accessible, la Vespa - qui a bénéficié de toutes sortes d'innovations dérivées de l'aviation, le coeur de métier de Piaggio - est aussi devenue le symbole d'une certaine émancipation sociale.

Son histoire est entremêlée avec "l'histoire d'un pays qui sort de l'après‑guerre, qui veut bouger, qui veut se relever", a commenté Matteo Colaninno, le président exécutif du groupe Piaggio, à la présentation des célébrations.

"Et ce désir de bouger n'est pas seulement une mobilité physique", c'est aussi "une sorte d'élan vers la mobilité économique et surtout la mobilité sociale", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui, la Vespa est devenue un phénomène mondial, nous sommes à l'aube des 20 millions de véhicules produits" depuis 1946, a relevé M. Colaninno.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni photographiée jeudi assise sur une Vespa blanche dans les salons du Palazzo Chigi, sa résidence officielle, a salué dans le fameux scooter non seulement "une excellence industrielle" mais aussi "l'une des icônes italiennes les plus appréciées au monde, symbole de la créativité et du style italiens".

Mais pour Illac Diaz, originaire des Philippines, le plus "beau avec la Vespa", ce sont les amitiés qu'elle fait naître.

"Il n'y a aucun endroit où tu te gares sans que les gens deviennent des amis. Donc, la Vespa, c'est comme une famille", souligne cet homme de 52 ans, qui vient tout juste d'acheter une maison à Trieste, dans le nord de l'Italie, où il prévoit d'acquérir au plus vite... une nouvelle Vespa.


Asir modernise ses parcs en amont de l’afflux touristique estival

La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
  • Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a indiqué qu’une équipe de 1 500 agents mène des opérations de nettoyage et de maintenance sur plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains

ABHA : La municipalité d’Asir a intensifié ses préparatifs pour la saison touristique estivale 2026, en procédant à la modernisation des routes, des infrastructures publiques et de son réseau de 671 parcs.

Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a précisé qu’une équipe de 1 500 agents est mobilisée pour des opérations de nettoyage et de maintenance couvrant plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains, afin d’améliorer l’expérience des visiteurs.

Pour faire face à une hausse attendue de la demande de services de plus de 40 % durant les pics de la saison estivale, des unités spécialisées ont été déployées, notamment le département de maintenance de l’éclairage avec 194 employés et 47 équipements, le département d’auto-maintenance avec 93 employés, ainsi que le département des équipements et des opérations avec 305 agents sur le terrain. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La compositrice saoudienne Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla

La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
  • Un événement destiné à célébrer et soutenir les talents musicaux du Royaume
  • Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla avec une œuvre inspirée de l'histoire, du patrimoine et des paysages emblématiques de la région

ALULA : La compositrice et pianiste saoudienne Abeer Balubaid a été désignée lauréate du Concours de musique d'AlUla lors d'une cérémonie organisée mercredi au Design Space AlUla.

En recevant son prix, Balubaid a déclaré : « C'est un honneur immense. Savoir que des visiteurs venus du monde entier découvriront cette composition en arrivant à AlUla est à la fois émouvant et inspirant.

« Cette œuvre établit un lien durable avec une destination d'une immense richesse culturelle. »

Le concours a été créé afin de célébrer et de soutenir les talents musicaux du Royaume, tout en encourageant les compositeurs à puiser leur inspiration dans la nature exceptionnelle, le patrimoine et l'identité culturelle d'AlUla.

Lancé par Arts AlUla, le pôle artistique et culturel de la Commission royale pour AlUla, le concours invitait les citoyens et résidents saoudiens à soumettre des compositions originales d'une durée de 30 à 60 secondes.

La composition gagnante de Balubaid sera diffusée sur la Route musicale d'AlUla, permettant aux visiteurs d'interagir avec une œuvre inspirée du site dès leur arrivée.

Le concours a attiré plus de 150 candidatures venues de tout le Royaume. Les deux finalistes étaient Ghida Knio et Abeer Balubaid.

Cette initiative a offert aux citoyens et résidents saoudiens une occasion unique de mettre en valeur leur créativité tout en contribuant à renforcer l'identité culturelle du Royaume.

Le jury était composé de Hany Farahat, président du jury, ainsi que d'Ines Abdeldayem, Mamdouh Saif et Hesham Nazih.

S'adressant à Arab News, Hany Farahat est revenu sur le processus de sélection et la manière dont le jury est parvenu à sa décision.

« Au total, 280 morceaux nous ont été transmis, à moi-même et aux membres du jury.

Nous ne savions pas à qui appartenaient ces œuvres. Nous ignorions s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, d'un citoyen saoudien ou d'un résident. Chacun a voté individuellement sur la plateforme de Live Nation.

Une fois les 280 morceaux évalués, nous nous sommes réunis. Live Nation nous a présenté les résultats, révélant que nous avions tous retenu les mêmes dix meilleures œuvres. C'était une véritable surprise. Sans nous consulter ni connaître les candidats, nous étions parvenus au même classement : les dix, puis les cinq, ensuite les trois finalistes, avant de désigner le lauréat.

Ce qui m'a particulièrement réjoui, c'est qu'au final, je ne savais pas que la gagnante était une femme, qu'elle était saoudienne, ni même qu'elle avait été mon élève au sein de l'orchestre saoudien. »

Balubaid a expliqué à Arab News comment elle avait composé cette œuvre et en quoi AlUla l'avait inspirée.

« Cette composition évoque l'histoire d'AlUla. Il fallait transmettre cette énergie afin que les visiteurs puissent la ressentir avant même d'y entrer.

Je me suis donc plongée dans l'essence d'AlUla. J'ai étudié son histoire, ses montagnes, ses sculptures, sa beauté, sa profondeur et les histoires humaines qui s'y rattachent. J'ai ressenti une grande intensité.

Cette œuvre est très spéciale pour moi. Je l'ai écrite en 2019, après le décès de mon père. Qu'il repose en paix. Elle s'intitule "Le Passage de la lumière" (Tariq Al-Noor). On y ressent les différentes transitions émotionnelles qui la traversent.

J'ai immédiatement pensé qu'elle correspondait parfaitement à l'esprit d'AlUla. »

Elle a ajouté : « J'espère que cette musique suscitera chez les visiteurs un sentiment d'attente, de curiosité et de connexion émotionnelle. Plus que tout, j'espère qu'elle leur offrira une introduction mémorable à AlUla et qu'elle reflétera la créativité ainsi que la richesse culturelle qui caractérisent cette destination. »

Hany Farahat a conclu : « La scène musicale et artistique saoudienne se porte très bien. Elle est prometteuse et possède un potentiel immense.

Nos jeunes artistes débordent d'idées remarquables. Cette initiative constitue une véritable graine pour de nombreux projets futurs, d'où émergeront des talents dont nous serons fiers. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com