Le prince Charles se rend au Caire pour la première fois depuis 2006

Le prince Charles visite le palais Bayt al-Razzaz dans le quartier de Darb al-Ahmar, dans le vieux Caire. (Photo, AP)
Le prince Charles visite le palais Bayt al-Razzaz dans le quartier de Darb al-Ahmar, dans le vieux Caire. (Photo, AP)
Le prince Charles et son épouse, Camilla, visitent la mosquée Al-Azhar, la plus ancienne institution sunnite du monde musulman, en compagnie du Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb. (Photo, AP)
Le prince Charles et son épouse, Camilla, visitent la mosquée Al-Azhar, la plus ancienne institution sunnite du monde musulman, en compagnie du Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb. (Photo, AP)
Le prince Charles et son épouse, Camilla, visitent la mosquée Al-Azhar, la plus ancienne institution sunnite du monde musulman, en compagnie du Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb. (Photo, AP)
Le prince Charles et son épouse, Camilla, visitent la mosquée Al-Azhar, la plus ancienne institution sunnite du monde musulman, en compagnie du Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb. (Photo, AP)
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et son épouse, Intissar, reçoivent le couple au Palais fédéral. (Photo, Reuters)
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et son épouse, Intissar, reçoivent le couple au Palais fédéral. (Photo, Reuters)
Le prince Charles, prince de Galles, et Camilla, duchesse de Cornouailles, marchent à côté du ministre égyptien des Antiquités et du Tourisme, Khaled al-Anani, près des pyramides de Gizeh. (Photo, Reuters)
Le prince Charles, prince de Galles, et Camilla, duchesse de Cornouailles, marchent à côté du ministre égyptien des Antiquités et du Tourisme, Khaled al-Anani, près des pyramides de Gizeh. (Photo, Reuters)
Le prince Charles, prince de Galles, et Camilla, duchesse de Cornouailles, posent devant le Sphinx, dans la banlieue du Caire. (Photo, Reuters)
Le prince Charles, prince de Galles, et Camilla, duchesse de Cornouailles, posent devant le Sphinx, dans la banlieue du Caire. (Photo, Reuters)
Le prince Charles, prince de Galles, et Camilla, duchesse de Cornouailles, posent devant le Sphinx, dans la banlieue du Caire. (Photo, Reuters)
Le prince Charles, prince de Galles, et Camilla, duchesse de Cornouailles, posent devant le Sphinx, dans la banlieue du Caire. (Photo, Reuters)
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Publié le Jeudi 18 novembre 2021

Le prince Charles se rend au Caire pour la première fois depuis 2006

  • Le prince Charles et son épouse, Camilla, ont été officiellement accueillis par le président Abdel Fattah al-Sissi et sa femme
  • Cette rencontre vise à renforcer les liens religieux entre le Royaume-Uni et l’Égypte, et a également lieu dans le contexte de la COP26

LE CAIRE: Jeudi, le prince Charles et Camilla, duchesse de Cornouailles, ont entamé une visite de deux jours en Égypte, dans le cadre d’une tournée au Proche-Orient qui inclut également la Jordanie.

C’est leur premier voyage officiel à l’étranger depuis le début de la pandémie et leur deuxième en Égypte. Ils se sont rendus dans le pays en 2006 lors d’une tournée qui comprenait l’Arabie saoudite et l’Inde, dans le but de promouvoir une meilleure compréhension et une plus grande tolérance entre les religions, de soutenir les initiatives environnementales et d’encourager les possibilités d’emploi durable et la formation des jeunes.

Le prince Charles a visité la mosquée Al-Azhar, le parc d’Al-Azhar et l’oasis Siwa, et a inauguré l’université britannique du Caire au cours de ce voyage. Dans son discours à l’université Al-Azhar, il a déclaré: «Je pense de tout mon cœur que les hommes et les femmes responsables doivent œuvrer pour rétablir le respect mutuel entre les religions, et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour surmonter la méfiance qui empoisonne la vie de nombreuses personnes».

Le prince s’était déjà rendu en Égypte en 1981 avec feu Diana, princesse de Galles, pour leur lune de miel. Ils avaient fait escale sur leur yacht à Port Saïd et avaient été reçus par le président Anouar el-Sadate et son épouse.

L’ambassade britannique au Caire a indiqué que le programme de la visite donnerait au couple royal l’occasion de célébrer la culture de l’Égypte ancienne et son importance spirituelle, tout en s’intéressant à l’Égypte moderne, qui se tourne vers un avenir plus respectueux de l’environnement.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi et son épouse, Intissar, devraient recevoir le couple au Palais fédéral pour leur souhaiter officiellement la bienvenue. Cette rencontre vise à renforcer les liens religieux entre le Royaume-Uni et l’Égypte.

Le prince rencontrera des artisans et des conservateurs de musée pour célébrer l’artisanat traditionnel et le soutien du Royaume-Uni à la préservation du patrimoine culturel. Une réception pour honorer les liens bilatéraux sera organisée sur le plateau de Gizeh, qui surplombe les Pyramides. La dernière journée de leur séjour, le couple se rendra dans la Vieille ville d’Alexandrie. Ils visiteront également des institutions spécialisées dans des secteurs qu’ils se sont engagés à soutenir.

Le prince accorde une attention particulière aux questions environnementales, au dialogue interconfessionnel, à la préservation du patrimoine et à la création d’emplois et d’opportunités pour les jeunes hommes et femmes. La duchesse, quant à elle, poursuit son engagement en faveur des femmes et de l’éducation des filles.

L’ambassade a par ailleurs précisé que cette tournée intervenait dans le contexte de la COP26: en effet la conférence sur le changement climatique s’est tenue à Londres en 2021, et aura lieu l’année prochaine en Égypte. En effet, le prince s’intéresse de près aux questions environnementales et cherchera des moyens de coopérer dans ce domaine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.