Nucléaire iranien: Israël met en garde les États-Unis contre un accord «partiel»

Israël craint que les États-Unis ne se contentent d'un accord nucléaire «partiel» avec l'Iran, a déclaré un haut responsable israélien. (Fichier Photo/AP)
Israël craint que les États-Unis ne se contentent d'un accord nucléaire «partiel» avec l'Iran, a déclaré un haut responsable israélien. (Fichier Photo/AP)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Nucléaire iranien: Israël met en garde les États-Unis contre un accord «partiel»

  • «Un accord partiel serait préjudiciable et ne profiterait qu'au régime iranien», a déclaré un haut responsable israélien au Wall Street Journal
  • «De moindres restrictions pour Téhéran entraîneront davantage d'agressions et de bouleversements régionaux», a-t-il poursuivi

LONDRES: Selon le Wall Street Journal, les hauts responsables israéliens craignent que Washington ne prépare le terrain pour un accord «partiel» qui permettrait à Téhéran d'obtenir un allégement partiel des sanctions pour avoir gelé ou annulé certaines parties de son programme nucléaire.

Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran sur l'avenir du programme nucléaire de Téhéran devraient reprendre lundi après une interruption de plusieurs mois à la suite de l'élection du président Ebrahim Raïssi, partisan d’une ligne dure et proche du Guide suprême, Ali Khamenei.

«Israël est très inquiet que les États-Unis préparent le terrain pour ce qu’ils appellent un accord de "sanctions partielles"», a déclaré un haut responsable israélien au WSJ.

«Un tel accord serait préjudiciable et ne profiterait qu'au régime iranien… Ce serait un cadeau énorme pour le nouveau régime extrémiste iranien lié au CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique).»

Il existe un précédent d’accord partiel. En 2013, les États-Unis avaient en effet conclu un pacte avec l'Iran prévoyant près de 700 millions de dollars par mois (soit environ 625 millions d’euros) d'allégement des sanctions, en échange du gel de la production d'uranium enrichi à 20 % et de la réduction des stocks de combustible nucléaire plus enrichi, entre autres mesures.

Des responsables israéliens ont déclaré qu'un accord de cette nature augmenterait les ressources disponibles pour Téhéran, lui permettant de doubler ses activités régionales déstabilisatrices, grâce à ses différents proxys.

«Au cours des deux dernières années, nous avons constaté une nette augmentation de l'agression régionale de l'Iran. De moindres restrictions se traduiront par davantage de bouleversements régionaux alimentés par l'argent supplémentaire qu'ils auront obtenu grâce à l'allégement des sanctions», a déclaré un haut responsable de la sécurité israélienne au WSJ.

«Cela constituera un danger pour la sécurité de l'État d'Israël et la stabilité du Moyen-Orient», a-t-il ajouté.

Dans un discours prononcé cette semaine, le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a déclaré que son pays ne permettrait jamais à l'Iran de développer une bombe nucléaire. «Nous espérons que le monde ne restera pas silencieux, mais si c'était le cas, nous ne resterons pas les bras croisés», s’est-il justifié.

«Nous sommes prêts à reprendre les pourparlers. Si l'Iran opte pour des positions réalistes, nous pourrons rapidement parvenir à nous entendre sur un retour mutuel au plein respect de l'accord», a expliqué un porte-parole du gouvernement américain. «Mais si l'Iran ne le fait pas, nous réagirons en conséquence, et nous disposons de divers moyens d’action.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.