Une manifestation contre les pénuries d'eau tourne à l'affrontement avec la police

Les manifestations contre la crise de l'eau ont commencé le 9 novembre. Des centaines de manifestants, certains lançant des pierres, se sont heurtés vendredi à la police dans la ville centrale d'Ispahan, ont annoncé les agences de presse iraniennes et les réseaux sociaux. (AFP)
Les manifestations contre la crise de l'eau ont commencé le 9 novembre. Des centaines de manifestants, certains lançant des pierres, se sont heurtés vendredi à la police dans la ville centrale d'Ispahan, ont annoncé les agences de presse iraniennes et les réseaux sociaux. (AFP)
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Publié le Samedi 27 novembre 2021

Une manifestation contre les pénuries d'eau tourne à l'affrontement avec la police

  • Ispahan a été le théâtre de manifestations contre les pénuries d'eau dans le lit asséché de la rivière Zayandeh Roud, la plus grande rivière de la région
  • L'agence de presse semi-officielle Fars a déclaré que des manifestants avaient lancé des pierres et incendié une moto de police et une ambulance

DUBAÏ: Des centaines de manifestants se sont heurtés vendredi à la police, dans la ville  d'Ispahan en Iran, ont annoncé des agences de presse iraniennes et des posts sur les réseaux sociaux.

Ces affrontements se sont produits après que des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants soutenant les agriculteurs qui demandaient de l'eau pour leurs cultures.

Ispahan, la troisième plus grande ville d'Iran, a été le théâtre de manifestations contre les pénuries d'eau dans le lit asséché de la Zayandeh Roud, la plus grande rivière de la région.

L'agence de presse semi-officielle Fars a déclaré que des manifestants avaient lancé des pierres et incendié une moto de police ainsi qu’une ambulance. «Ils sont présents par groupes de 40 à 50 dans les rues autour du pont de Khaju, et leur nombre est estimé à environ 300», selon Fars.

La télévision officielle a montré la police tirant des gaz lacrymogènes sur des manifestants rassemblés dans le lit de la rivière asséchée. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montrait les manifestants scandant: «Honte à vous!». Reuters n'a pas pu vérifier le clip de manière indépendante.

Dans la nuit, des agriculteurs ayant organisé un sit-in pacifique de deux semaines pour protester contre les pénuries d'eau dans la région frappée par la sécheresse ont été dispersés par des hommes non identifiés qui ont mis le feu à leurs tentes. Les posts sur les réseaux sociaux ont affirmé qu'ils appartenaient aux forces de sécurité, tandis que les médias officiels ont soutenu qu'il s’agissait de «voyous».

Les médias officiels ont auparavant déclaré que les agriculteurs avaient accepté de partir après avoir conclu un accord avec les autorités.

Les agriculteurs de la province d'Ispahan protestent depuis des années contre le détournement de l'eau de la Zayandeh Roud pour approvisionner d'autres régions, laissant leurs fermes à sec et menaçant leurs moyens de subsistance. Des canalisations transportant de l'eau vers la province de Yazd ont été endommagées à plusieurs reprises, selon les médias iraniens.

En juillet, des manifestations de rue ont éclaté en raison des pénuries d'eau dans le sud-ouest de l'Iran, qui produit du pétrole. Le directeur des droits de l'homme des Nations unies a dénoncé les tirs ayant provoqué la mort de manifestants. Téhéran a réfuté ces critiques.

L'Iran s’est défendu, assurant que les pénuries d’eau s’expliquaient par la pire sécheresse que connaît le pays en cinquante ans, tandis que les critiques indiquent également une mauvaise gestion.

Avec une économie paralysée par les sanctions américaines, l'Iran a été le pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de Covid-19. La sécheresse a contraint l'Iran à importer une quantité record de blé.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com