Les déplacés syriens font face à un hiver brutal, prévient l’ONG Syrian Relief

Des millions de Syriens ont besoin de combustible pour allumer les poêles qu'ils utilisent pour se chauffer, a indiqué le directeur général de Syria Relief, Othman Moqbel. (Photo, AFP)
Des millions de Syriens ont besoin de combustible pour allumer les poêles qu'ils utilisent pour se chauffer, a indiqué le directeur général de Syria Relief, Othman Moqbel. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Les déplacés syriens font face à un hiver brutal, prévient l’ONG Syrian Relief

Des millions de Syriens ont besoin de combustible pour allumer les poêles qu'ils utilisent pour se chauffer, a indiqué le directeur général de Syria Relief, Othman Moqbel. (Photo, AFP)
  • Un Syrien déplacé sur trois connaît quelqu'un qui est tombé malade ou est décédé à cause du froid
  • Les déplacés syriens risquent d’être obligés de devoir choisir entre la nourriture et le carburant pendant les mois d'hiver, estime le directeur général de Syria Relief

LONDRES: La majorité des déplacés syriens sont confrontés à un hiver rigoureux avec des abris inadéquats et pas assez de nourriture, avertit une organisation humanitaire opérant en Syrie et au Liban. 

Selon l’ONG Syria Relief, l'hiver déjà rude est aggravé par la crise économique dans les deux pays, qui a fait monter en flèche les prix du carburant et de la nourriture. 

Seulement 29 % des personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) dans le nord de la Syrie estiment que leur logement actuel les protège de façon suffisante des conditions hivernales, selon une enquête de Syria Relief, qui fournit une aide humanitaire vitale dans ce pays déchiré par la guerre. 

Ce chiffre monte à 52 % pour les réfugiés syriens vivant au Liban dans des campements de fortune, selon l'enquête de l’ONG menée auprès de plus de 1 000 personnes, à Alep, Idlib, et au Liban. 

Environ une personne sur trois des interrogée en Syrie et au Liban connaît quelqu'un qui est décédé ou  a connu des problèmes de santé en raison du froid. 

Le directeur général de Syria Relief, Othman Moqbel, affirme à Arab News être «très inquiet avec l’arrivée de l’hiver». «On pense souvent que la Syrie et le Liban sont des pays chauds, mais pendant les mois d'hiver, particulièrement en altitude où se trouvent de nombreux camps de réfugiés, les températures peuvent être glaciales, atteignant parfois jusqu’à – 10°C.  L'hiver est l'une des plus grandes menaces pour une personne déplacée ou réfugiée vivant sous une tente», prévient-il. 

L'effondrement de l'économie syrienne, qui s'aggrave chaque année, rend cet hiver le plus difficile à ce jour, assure Moqbel. «L’année dernière, l'ONU a estimé que 80 % des Syriens vivaient dans la pauvreté. Actuellement, ce chiffre est estimé à 90%. Il y a 13,4 millions de Syriens qui dépendent de l'aide humanitaire pour survivre», ajoute-t-il.  

«Juste pour pouvoir survivre, des millions de Syriens ont besoin de combustible pour allumer les poêles et se chauffer. Mais cela coûte cher, et la crise économique rend le carburant particulièrement difficile à trouver pour de nombreuses familles. Pour financer le mazout, beaucoup risquent de devoir se passer de nourriture, y compris pendant plusieurs jours.» 

Moqbel explique que les pays occidentaux pourraient prendre des mesures qui atténueraient les souffrances de ces Syriens. «Nous aimerions notamment que le Royaume-Uni ne réduise pas son budget humanitaire de soutien et attribue plus de fonds aux besoins des déplacés syriens, qui font partie des personnes les plus vulnérables au monde», conclut-il. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.