Macron interpellé sur le «chaos humanitaire» en Syrie

Des enfants de familles déplacées, dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, le 2 mars 2021. (Photo, AFP)
Des enfants de familles déplacées, dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, le 2 mars 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

Macron interpellé sur le «chaos humanitaire» en Syrie

Des enfants de familles déplacées, dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, le 2 mars 2021. (Photo, AFP)
  • Le Pr Raphaël Pitti demande aussi « des fonds d'urgence » pour le système de soins syrien et tous les autres besoins de première nécessité (eau, logement...) ainsi qu'une « aide médicale d'urgence » contre la Covid-19
  • «Malgré notre témoignage, notre plaidoyer incessant, je me sens comme bâillonné, inaudible face au désastre humanitaire», lance-t-il

PARIS: Le Pr Raphaël Pitti, témoin depuis dix ans du conflit syrien, a tiré la sonnette d'alarme vendredi dans une lettre au président Emmanuel Macron sur le « chaos humanitaire » dans ce pays et appelé au « sursaut » et à la « solidarité ». 

Dans un texte envoyé au président au titre de responsable formation de l'UOSSM (Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux France), cet anesthésiste-réanimateur appelle à un « sursaut, un élan de solidarité et d'engagement politique fort pour la santé en Syrie », notamment afin d'obtenir le maintien du dernier couloir humanitaire encore ouvert en Syrie, à Bab Al-Hawa. 

Il demande aussi « des fonds d'urgence » pour le système de soins syrien et tous les autres besoins de première nécessité (eau, logement...) ainsi qu'une « aide médicale d'urgence » contre la Covid-19. 

« Une décennie de violences, reconnue comme la pire crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale, continue de se dérouler sous nos yeux », écrit le médecin, en estimant à « deux millions » le nombre total de morts par « manque d'accès aux soins » depuis le début du conflit en 2011. 

« La crise s'ancre dans un temps long et se mue en chaos humanitaire », écrit-il, en pointant les dégâts causés par la pandémie de Covid-19, avec des « hôpitaux saturés » et le « tri entre malades par manque d’oxygène et de réanimation ». 

« Malgré notre témoignage, notre plaidoyer incessant, je me sens comme bâillonné, inaudible face au désastre humanitaire », lance-t-il au retour de son 32e voyage en Syrie, cette fois à Raqqa, qui fut le fief du groupe Etat islamique en Syrie jusqu'en 2019.   


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.