Une délégation papale assiste à l'inauguration de la plus grande cathédrale du Golfe à Bahreïn

La cathédrale Notre-Dame d'Arabie peut accueillir 2 300 fidèles. (Photo fournie)
La cathédrale Notre-Dame d'Arabie peut accueillir 2 300 fidèles. (Photo fournie)
Bahreïn a une longue histoire de pluralisme religieux et d'ouverture. (Photo fournie)
Bahreïn a une longue histoire de pluralisme religieux et d'ouverture. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 11 décembre 2021

Une délégation papale assiste à l'inauguration de la plus grande cathédrale du Golfe à Bahreïn

  • La cathédrale Notre-Dame d'Arabie peut accueillir 2300 fidèles
  • «Dans notre pays, les gens de toutes religions et croyances vivent en paix», a déclaré à Arab News, une membre chrétienne du Conseil de la Choura

LONDRES : Bahreïn a inauguré la plus grande cathédrale catholique du Golfe, lors d'une cérémonie à laquelle ont assisté des membres du gouvernement du pays, une délégation papale du Vatican et des chrétiens bahreïnis.

La construction de la cathédrale Notre-Dame d'Arabie a commencé en 2014 avec la pose d'une première pierre offerte par le pape François.

Située à environ 24 km de Manama, la capitale de Bahreïn, la cathédrale peut accueillir 2 300 fidèles.

Bahreïn est fier de sa pluralité religieuse et offre depuis longtemps des lieux de culte aux chrétiens et aux non-chrétiens et la liberté de pratiquer leur religion ouvertement et librement.

«Nous sommes très fiers d'avoir ce lieu de culte pour la communauté catholique. Il y a environ 80 000 fidèles qui utiliseront l'église», a déclaré le Dr Cheikh Khalid ben Khalifa Al-Khalifa, président du conseil d'administration du Centre mondial du Roi Hamad pour la coexistence pacifique, lors de la cérémonie d'ouverture de la cathédrale, jeudi.

«Historiquement parlant, il n'est pas étrange que Bahreïn aide les non-musulmans ou les personnes d'autres religions à pratiquer leur adoration ici. La liberté de pratiquer d'autres religions et cultes existe à Bahreïn depuis plus de 200 ans». Al-Khalifa a fait référence a l'existence d'un temple hindou construit en 1819.

Hala Ramzi Fayez, chrétienne et membre du Conseil de la Choura au Parlement de Bahreïn, a déclaré à Arab News : «Dans notre pays, les gens de toutes les religions et croyances vivent en paix et pratiquent leurs rites religieux librement et en toute sécurité».

Elle a ajouté : «Au cœur de Manama… vous trouvez l'église et le temple à côté de la mosquée et du ma'atam (lieu de deuil), en coexistence et en harmonie, depuis des centaines d'années».

Les chrétiens représentent environ 15% de la population de Bahreïn. La religion a une longue histoire dans le pays, la première communauté enregistrée remontant au XIIe siècle.

Alors que la majorité des chrétiens vivant actuellement à Bahreïn sont des expatriés étrangers, il y a environ 1 000 chrétiens bahreïnis natifs, dont beaucoup ont des racines dans le pays depuis des siècles.

Le révérend Père Xavier D'Souza, prêtre de l'église du Sacré-Cœur de Manama, a déclaré à Arab News que la cathédrale Notre-Dame d'Arabie «est un symbole et un signe d'espoir au Moyen-Orient et un témoignage de la coexistence pacifique dans cette partie du monde».

Il a ajouté : «Sur un plan pratique, elle offre un autre lieu de culte convenable pour ceux qui résident dans cette partie de l'île et la communauté catholique en Arabie saoudite, qui peuvent simplement traverser la chaussée le week-end et participer aux services de prières chrétiennes».

D'Souza a soutenu que l'inauguration de la cathédrale représente «une vision très positive et optimiste pour l'avenir des chrétiens du Golfe».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.