Démantèlement d’un réseau de transplantation illégale d'organes à Istanbul

Le réseau dirigeait l'entreprise à l'aide de faux documents dans un hôpital de Beylikduzu. (Photo, Shutterstock)
Le réseau dirigeait l'entreprise à l'aide de faux documents dans un hôpital de Beylikduzu. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Dimanche 12 décembre 2021

Démantèlement d’un réseau de transplantation illégale d'organes à Istanbul

  • Dix Palestiniens et Jordaniens arrêtés dans cette opération par les autorités turques
  • Le trafic d'organes non réglementé et les greffes illégales ont montré une tendance choquante dans la région pendant un certain temps

ANKARA : Un vaste réseau de commerce d'organes dirigé par des ressortissants jordaniens et palestiniens à Istanbul a été démantelé par les autorités turques.

Dix personnes, quatre meneurs et six individus qui s'apprêtaient à vendre leurs organes ou à se faire greffer, ont été arrêtés et quatre ont été immédiatement emprisonnés.

Le réseau dirigeait l'entreprise à l'aide de faux documents dans un hôpital de Beylikduzu, dans la partie européenne d'Istanbul, en échange de 50 000 $ par opération.

L'affaire a été révélée lorsque des médecins turcs ont signalé au service de police qui lutte contre le trafic de migrants que le patient et le donneur d'organes ne semblaient pas être des parents et avaient un très mauvais discours.

Les autorités se sont tournées vers le consulat palestinien, qui a nié avoir fourni de tels documents de parenté aux personnes arrêtées.

La police turque a dévoilé le réseau en enquêtant sur les dossiers des hôpitaux et en surveillant l'emplacement des hôtels à proximité de l'hôpital où des greffes illégales d'organes étaient effectuées. L'opération a suscité deux perquisitions à l'hôtel.

Le meneur, Hasan B., a trouvé les donneurs et les receveurs d'organes grâce à ses connexions sur les réseaux sociaux. Une autre personne, Hasan Abu Z., a accueilli les gens en Turquie et a présenté les receveurs d'organes au médecin, Ali Y.M., avec l'aide d'un intermédiaire, Ahmad M. Ces quatre membres du réseau ont été arrêtés.

Le réseau a nommé son commerce illégal «Service VIP de l'hôtel à l'hôpital», visant des clients des pays arabes tout en recherchant des personnes qui pourraient vendre leurs organes. Les groupes sanguins des personnes ayant besoin de reins ont également été exposés dans des publications sur les réseaux sociaux.

Le réseau a falsifié des actes de parenté et de naissance pour les faire passer pour des documents délivrés par des consulats étrangers.

De l'argent et de faux documents ont été confisqués au cours de l'opération. Sur les 50 000 $, 10 000 $ ont été remis au donneur d'organes et 15 000 $ à l'hôpital privé. Le réseau prend 25 000 $ sur chaque opération.

Six personnes détenues par le réseau dans un hôtel d'Istanbul ont été libérées sous condition de contrôle judiciaire. Les patients étaient des ressortissants jordaniens et palestiniens.

Le trafic d'organes non réglementé et les greffes illégales ont montré une tendance choquante dans la région pendant un certain temps. L'année dernière, plusieurs réfugiés syriens ont vendu leurs organes au marché noir par désespoir de survivre financièrement.

Les plateformes de médias sociaux, en particulier Facebook, ont été largement utilisées par les courtiers en organes pour des opérations illégales offrant de l'argent à des réfugiés désespérés qui vendraient leur foie ou leurs reins. Toutefois, les donneurs n'ont été payés que la moitié du prix convenu et sont généralement laissés sans soins après l'opération chirurgicale.

Il est interdit de vendre et d'acheter des organes humains en Turquie. Toute personne qui prélève un organe sur une autre personne sans son consentement légal et toute personne qui achète ou vend un organe ou sert d'intermédiaire pour de telles activités risque une peine de prison de cinq à neuf ans, tandis que ceux qui font une annonce ou se livrent à des publicités commerciales dans le but d’obtenir des organes peuvent être emprisonnés jusqu'à un an.

Pour que l'opération se déroule légalement, le donneur d'organes doit prouver qu'il est un parent du receveur. Cependant, les réseaux de trafiquants préparent des documents contrefaits pour contourner les lois turques.

Dans le cadre de la Déclaration d'Istanbul de 2018 sur le trafic d'organes et le tourisme de transplantation, les organisations internationales ont publié des directives à l'intention des responsables de la santé et des décideurs, avisant que «le trafic d'organes humains et le trafic de personnes à des fins de prélèvement d'organes devraient être interdits et incriminés».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais à Rome jeudi pour évoquer l'avenir de la force de l'ONU

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
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  • Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome pour discuter de l’avenir de la Finul, dont le mandat expire fin 2026
  • Beyrouth privilégie une prolongation de la mission de l’ONU, mais envisage une force internationale alternative avec la France et l’Italie pour éviter un vide sécuritaire

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome jeudi pour des discussions sur le futur de la force de maintien de la paix dans son pays, dont le mandat expire fin 2026, a affirmé à l'AFP un responsable libanais.

La visite intervient après que la France et l'Italie, qui fournissent d'importants contingents de militaires à cette Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont dit en juin vouloir établir une coalition internationale pour lui succéder.

M. Aoun doit rencontrer son homologue Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de "l'avenir des forces internationales, notamment à la lumière de l'initiative franco-italienne visant à mettre en place une force pour remplacer la Finul", a indiqué le responsable sous couvert d'anonymat.

Selon lui, le président libanais rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican et l'informera "des contacts que le Liban a établis depuis le début des négociations" avec Israël.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des pourparlers directs, accueillis à Rome à deux reprises, et ont abouti en juin à la conclusion d’un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, en commençant par des "zones pilotes".

Le Liban avait été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les Etats-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, avant de subir une riposte aérienne et terrestre.

M. Aoun a déclaré que le choix privilégié du Liban est une prolongation du mandat de la Finul, à laquelle Israël s'oppose. Le Liban et plusieurs autres pays redoutent un vide sécuritaire si la Finul se retire sans alternative.

Lundi, le président libanais a indiqué que "le second choix consiste à adopter une formule qui garantisse la présence continue des forces internationales dans le sud" du pays, aux côtés de l'armée libanaise "et en coordination avec elle".

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU, proposant trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme.

Le mois dernier, 86 députés libanais ont signé une lettre exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à maintenir les Casques bleus.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Présente au Liban depuis 1978, elle n'a pas empêché la résurgence des conflits.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène encore des frappes ponctuelles au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".