Familles syriennes abandonnées par Rifaat al-Assad en France: un maire interpelle Macron

Une dizaine de familles syriennes vivent dans un domaine appartenant à Rifaat al-Assad, l'oncle du président syrien, à Bessancourt, au nord de Paris. (AFP)
Une dizaine de familles syriennes vivent dans un domaine appartenant à Rifaat al-Assad, l'oncle du président syrien, à Bessancourt, au nord de Paris. (AFP)
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Publié le Vendredi 17 décembre 2021

Familles syriennes abandonnées par Rifaat al-Assad en France: un maire interpelle Macron

  • En septembre, Rifaat al-Assad a été reconnu coupable de blanchiment en bande organisée et de détournement de fonds publics syriens
  • Pour éviter l'emprisonnement de son oncle en France, l'actuel président Bachar al-Assad l'a autorisé à rentrer en Syrie en octobre, après 36 ans d'exil forcé

BESSANCOURT: Le maire d'une commune française a écrit au président Emmanuel Macron pour l'alerter sur le sort d'une dizaine de familles syriennes vivant encore dans un domaine appartenant à Rifaat al-Assad, l'oncle du président syrien, dans des "conditions insalubres, sans électricité".


"Nous ne pouvons pas laisser ces personnes sans solution cet hiver", écrit le maire écologiste de Bessancourt, au nord de Paris, Jean-Christophe Poulet, dans le courrier consulté vendredi par l'AFP.


Pour l'édile, "il est de la responsabilité de l'Etat d'agir vite. Un décès a eu lieu parmi les résidents le week-end dernier, des personnes ayant contracté la Covid ont été hospitalisées et une personne âgée doit être maintenue sous respirateur, ce qui nécessite des besoins en eau et en électricité", a-t-il expliqué à l'AFP. 


Près de 80 Syriens, ex-employés de Rifaat al-Assad, vivent gracieusement dans le haras Saint-Jacques, composé d'un château, d'écuries réaménagées en pavillons et de maisons de plus ou moins bonne facture. Ces familles étaient arrivées dans les années 1980, dans les bagages de Rifaat al-Assad en exil, après une tentative de coup d'État contre le frère de ce dernier, l'ancien président défunt Hafez al-Assad.


Le domaine d'une quarantaine d'hectares fait partie des biens confisqués par la justice dans le cadre d'un procès. En septembre, Rifaat al-Assad a été reconnu coupable de blanchiment en bande organisée et de détournement de fonds publics syriens. 


La justice française l'a condamné, en son absence, à quatre ans de prison et à la confiscation d'un patrimoine évalué à 90 millions d'euros.


Pour éviter l'emprisonnement de son oncle en France, l'actuel président Bachar al-Assad l'a autorisé à rentrer en Syrie en octobre, après 36 ans d'exil forcé. Rifaat al-Assad, 84 ans, a alors laissé sur le carreau ses anciens employés et une dette de plus de 200.000 euros d'électricité au haras Saint-Jacques.


"Maintenant que Rifaat al-Assad voit ses avoirs bloqués", les familles "se retrouvent sans eau, ni électricité depuis plusieurs mois", a détaillé le maire, plaidant pour obtenir "le retour de l'électricité" puis des propositions de relogement des familles.


"On n'a eu aucune réponse concrète ni de la préfecture ni d'Enedis (gestionnaire du réseau de distribution d'électricité français, ndlr). Les familles ne vont pas bien psychologiquement", insiste-t-il.


Contactées, les autorités locales n'ont pas répondu aux appels de l'AFP.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.