L'Iran expose des missiles de longue portée en pleines négociations nucléaires à Vienne

Missiles Dezful lors d’une exposition sur les capacités de missiles, à la grande mosquée Imam Khomeini à Téhéran, le 7 janvier 2022, photo du bas. (AP)
Missiles Dezful lors d’une exposition sur les capacités de missiles, à la grande mosquée Imam Khomeini à Téhéran, le 7 janvier 2022, photo du bas. (AP)
Short Url
Publié le Vendredi 07 janvier 2022

L'Iran expose des missiles de longue portée en pleines négociations nucléaires à Vienne

  • Les missiles, connus sous le nom de «Dezful», «Qiam» et «Zolfaghar», avec des portées annoncées allant jusqu'à 1 000 kilomètres, sont des modèles déjà connus
  • Ils sont du même type que ceux utilisés pour frapper les bases américaines en Irak, selon un reportage de la télévision officielle

DUBAÏ: Vendredi, l'Iran a exposé trois missiles balistiques sur une esplanade de prière en plein air dans le centre de Téhéran, alors que les pourparlers à Vienne visant à relancer l'accord nucléaire de Téhéran avec les puissances mondiales font du surplace. 

Les missiles, connus sous les noms de Dezful», «Qiam» et «Zolfaghar», avec des portées annoncées allant jusqu'à 1 000 kilomètres, sont des modèles déjà connus, a déclaré l’organisation paramilitaire des Gardiens de la révolution.

Les diplomates des pays qui demeurent dans l'accord nucléaire de 2015 – la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Russie et la Chine – travaillent avec Téhéran pour relancer cet accord qui visait à limiter les ambitions nucléaires de l'Iran en échange d’activités commerciales.

Des diplomates américains sont présents à Vienne, sans négocier directement avec les Iraniens. La rupture de l'accord a eu lieu en 2018 lorsque Donald Trump, en a retiré unilatéralement les États-Unis et imposé à nouveau des sanctions à l'Iran.

Un reportage de la télévision officielle a déclaré que les missiles exposés étaient du même type que ceux utilisés pour frapper les bases américaines en Irak.

Cette exposition est organisée à l'occasion du deuxième anniversaire des attaques de missiles balistiques contre des bases américaines en Irak, en représailles à la frappe de drones américains qui avait tué le général iranien Qassem Soleimani à Bagdad en 2020.

Après les attaques, l'armée iranienne a abattu par erreur le vol PS752 d'Ukraine International Airlines avec deux missiles sol-air, tuant les 176 personnes qui se trouvaient à bord. Après plusieurs jours de démentis, les Gardiens de la révolution se sont excusés publiquement, en rendant responsable l'opérateur de défense aérienne qui, selon les autorités, a confondu le Boeing 737-800 avec un missile de croisière américain.

En novembre, un tribunal militaire iranien a tenu une audience avec dix personnes soupçonnées d'avoir joué un rôle dans la tragédie de l'avion de ligne ukrainien abattu.

La télévision officielle a déclaré qu'une cérémonie de commémoration des victimes s'était tenue dans le cimetière principal de Téhéran en présence de leurs familles ainsi que de responsables.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Short Url
  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.