Une enquête révèle l’utilisation du logiciel espion Pegasus par la police israélienne: les députés indignés

Les députés israéliens ont appelé mardi à l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’utilisation présumée par la police de logiciels d’espionnage sophistiqués sur des citoyens israéliens, notamment des manifestants opposés à l’ancien Premier ministre, Benjamin Netanyahou. (AP)
Les députés israéliens ont appelé mardi à l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’utilisation présumée par la police de logiciels d’espionnage sophistiqués sur des citoyens israéliens, notamment des manifestants opposés à l’ancien Premier ministre, Benjamin Netanyahou. (AP)
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Publié le Mardi 18 janvier 2022

Une enquête révèle l’utilisation du logiciel espion Pegasus par la police israélienne: les députés indignés

Les députés israéliens ont appelé mardi à l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’utilisation présumée par la police de logiciels d’espionnage sophistiqués sur des citoyens israéliens, notamment des manifestants opposés à l’ancien Premier ministre, Benjamin Netanyahou. (AP)
  • La police israélienne a démenti ces allégations, affirmant qu’elle opérait conformément à la loi
  • Le groupe NSO a assuré qu’il n’identifiait pas ses clients

JÉRUSALEM: Mardi, les députés israéliens ont appelé à l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’utilisation présumée par la police de logiciels d’espionnage sophistiqués sur des citoyens israéliens, notamment des manifestants opposés à l’ancien Premier ministre Benjamin Nétanyahou, à la suite de la publication d’un article de presse. 

Le journal économique en hébreu Calcalist a rapporté qu’en 2020, la police a utilisé le logiciel espion Pegasus du groupe NSO pour surveiller les meneurs des manifestations contre Nétanyahou, qui était alors Premier ministre. Il précise que la police a également piraté les téléphones de deux maires en exercice soupçonnés de corruption et de nombreux autres citoyens israéliens, le tout sans ordonnance du tribunal ni contrôle judiciaire. 

La police israélienne a démenti ces allégations, assurait qu’elle opérait conformément à la loi, et le groupe NSO a assuré qu’il n’identifiait pas ses clients. Des logiciels espions sophistiqués fabriqués par la société israélienne ont été liés à l’écoute de militants des droits de l’homme, de journalistes et d’hommes politiques. Les États-Unis ont interdit au groupe l’accès à la technologie américaine, affirmant que ses produits ont été utilisés par des régimes répressifs. 

La société explique que ses produits sont destinés à être utilisés contre les criminels et les terroristes, et qu’elle ne contrôle pas la façon dont ses clients utilisent le logiciel. Israël, qui réglemente la société, n’a pas précisé si ses propres forces de sécurité utilisaient le logiciel espion. 

L’enquête – qui ne cite aucun responsable actuel ou officiel du gouvernement, de la police ou du NSO corroborant les affirmations du journal – fait référence à huit exemples présumés de l’utilisation de Pegasus par l’unité secrète de renseignement radio de la police pour surveiller les citoyens israéliens. Un des téléphones d’un suspect de meurtre et des opposants à la Jerusalem Pride Parade auraient été piratés. L’enquête ne nomme aucune des personnes dont les téléphones visés. 

«Dans tous les cas mentionnés dans l’article, et dans d’autres cas, l’utilisation de Pegasus a été faite à la seule discrétion des officiers de police supérieurs», indique le journal. «Cela signifie qu’avec Pegasus, la police peut effectivement pirater tous les téléphones portables sans demander l’autorisation d’un tribunal, sans mandat de perquisition, en bref sans contrôle». Ces informations ont suscité un tollé dans l’ensemble de l’échiquier politique israélien, unissant brièvement les ultranationalistes juifs aux députés arabes de l’opposition dans une même indignation. 

La ministre Karine Elharrar a déclaré à la radio de l’armée israélienne qu’une telle surveillance «ne peut être autorisée par un pays démocratique». Le ministre de la Sécurité publique, Omer Barlev, dont le département supervise la police, a pour sa part annoncé sur Twitter qu’il vérifierait si la police avait reçu l’autorisation explicite d’un juge pour utiliser le logiciel espion. 

Le député de l’opposition, Yuval Steinitz, estime que la surveillance des citoyens par les forces de l’ordre sans contrôle judiciaire est inappropriée et que si les allégations sont exactes, une enquête est nécessaire. Le parti ultraorthodoxe Shass a demandé au président de la Knesset de mener une enquête parlementaire. Merav ben Ari, un député israélien qui dirige le comité de sécurité interne de la Knesset, a assuré que le comité organiserait une audition sur les allégations révélées par l’enquête. 

La police israélienne a publié une déclaration après la publication de l’enquête, soulignant que «les affirmations soulevées sont sans fondement» et que «toutes les opérations policières dans ce domaine sont conformes à la loi, aux ordonnances des tribunaux et à des protocoles méticuleux». Amir Ohana, l’ancien ministre de la Sécurité publique pendant les manifestations, a dit n’avoir aucune connaissance de la surveillance signalée. 

Le mouvement de protestation Black Flags, dont les dirigeants auraient été surveillés lors des manifestations hebdomadaires de ces dernières années appelant à la démission de Nétanyahou, a demandé à la police de publier les noms des personnes dont les téléphones ont été piratés. Selon le porte-parole du groupe, Roee Neuman, les dirigeants du mouvement de protestation n’ont été informés de la surveillance numérique qu’après la publication des informations dans la presse. 

Le logiciel Pegasus accorde subrepticement un accès complet au téléphone portable d’une personne, y compris aux communications en temps réel. L’article publié mardi est le dernier coup dur pour la société, qui fait l’objet d’une surveillance et de critiques croissantes pour l’utilisation de ses logiciels par des gouvernements répressifs. 

Le logiciel de NSO a été accusé maintes fois d’avoir surveillé les téléphones portables de militants, de dissidents et de journalistes. Le mois dernier, l’organisme de surveillance de l’internet, Citizen Lab, a précisé que des dizaines de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme au Salvador avaient vu leurs téléphones portables piratés à plusieurs reprises par des logiciels espions sophistiqués ces derniers dix-huit derniers mois. 

En novembre, Citizen Lab a déclaré avoir identifié le logiciel Pegasus sur les téléphones de six militants palestiniens des droits de l’homme affiliés à des groupes accusés de manière controversée par Israël d’être impliqués dans des activités terroristes. 

Citizen Lab identifie les victimes du logiciel depuis 2015, depuis que ses abus contre des journalistes et des militants des droits de l’homme ont été révélés. Des dizaines de cas ont depuis été découverts, notamment ceux d’une douzaine d’employés du département d’État américain en Ouganda, d’avocats britanniques et d’un sénateur polonais qui a mené la campagne parlementaire de l’opposition en 2019. 

Le groupe NSO a indiqué qu’il ne pouvait ni confirmer ni infirmer l’existence de clients spécifiques, ajoutant que «la société ne fait pas fonctionner le système une fois qu’il a été vendu à ses clients gouvernementaux» et qu’«elle n’est en aucun cas impliquée dans le fonctionnement du système». «NSO vend ses produits sous licence et réglementation aux agences de renseignement et aux forces de l’ordre pour anticiper les actes de terreur et les crimes en vertu d’ordonnances judiciaires et des lois locales de leurs pays», a souligné la société. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Le président syrien dément vouloir intervenir au Liban

Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer. (AFP)
Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer. (AFP)
  • "Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires", a affirmé le chef de l'Etat syrien dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision Al Mashhad
  • Le même jour, Donald Trump a déclaré à Fox News être "déçu qu'Israël ne parvienne pas à vaincre le Hezbollah" libanais pro-iranien, ajoutant, au sujet de la lutte contre ce groupe armé: "Je suis sur le point de la confier à la Syrie"

DAMAS: Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer.

"Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires", a affirmé le chef de l'Etat syrien dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision Al Mashhad.

Le même jour, Donald Trump a déclaré à Fox News être "déçu qu'Israël ne parvienne pas à vaincre le Hezbollah" libanais pro-iranien, ajoutant, au sujet de la lutte contre ce groupe armé: "Je suis sur le point de la confier à la Syrie".

Peu auparavant, au sommet du G7 en France, le président américain avait dit: "si Israël ne peut pas faire le boulot sans tuer tout le monde, il (M. al-Chareh, ndlr) le fera".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat, quelques jours plus tôt, du guide suprême iranien Ali Khamenei, son soutien, au cours de frappes américano-israéliennes.

Israël a riposté par des bombardements aériens et une offensive terrestre.

L'accord irano-américain signé cette semaine visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient inclut le Liban, où les combats se sont arrêtés samedi soir.

Dans son interview dimanche, le chef de l'Etat syrien a assuré que son pays avait "proposé aux Etats-Unis que la guerre cesse", ajoutant : "il faut trouver diverses solutions, notamment économiques, politiques et sociales, y compris le rétablissement des relations et de l'axe économique vital entre la Syrie et le Liban".

"Parallèlement, il est nécessaire de mettre en place des mesures de sécurité qui répondent en priorité aux préoccupations syriennes et libanaises mais aussi à celles d'Israël", a-t-il poursuivi.

Le Hezbollah a combattu pendant la guerre civile en Syrie aux côtés de l'ex-président Bachar el-Assad.

De ce fait, Ahmad al-Chareh, qui a renversé ce dernier en 2024, est profondément hostile à ce mouvement.

La Syrie a dominé le Liban pendant des décennies à la suite de l'intervention de son armée au moment de la guerre civile de 1975-1990, ne se retirant qu'en 2005, ce qui rend toute nouvelle implication militaire extrêmement délicate.

"La Syrie dispose de nombreux moyens pour avoir un impact positif au Liban mais cela dépend avant tout de l'accord du Liban", a encore dit le chef de l'Etat.

"La Syrie est très préoccupée par la situation intérieure du Liban car la sécurité et la stabilité du Liban sont indissociables de celles de la Syrie", a martelé Ahmad al-Chareh.

Interrogé sur la possibilité de dialoguer avec le Hezbollah, il a répondu : "si cela sert les intérêts du Liban et préserve ceux de la Syrie, pourquoi pas?".


Liban: le chef du Hezbollah dit refuser toute zone de sécurité israélienne dans le sud

  • "Israël est un agresseur et doit partir. Les Etats-Unis assument l'entière responsabilité" des actions israéliennes, a réagi Naïm Qassem
  • "Même si Israël multiplie ses actes criminels, nous (nous) défendrons", a-t-il assuré

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a refusé dimanche toute zone de sécurité israélienne dans le sud du Liban, après qu'Israël a dit vouloir y maintenir son armée.

Le maintien de forces israéliennes sur le sol libanais est "impossible" et "il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans une adresse télévisée.

"Nous avons une armée libanaise seule à même de se déployer et responsable de la sauvegarde de la souveraineté" du Liban, "et c'est avec elle que nous coopérons", a-t-il ajouté.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars par le Hezbollah, en soutien à Téhéran visé par une offensive israélo-américaine.

Depuis, l'armée israélienne mène une offensive terrestre dans le sud du pays et opère dans ce qui est présenté comme une zone de sécurité d'une dizaine de kilomètres de profondeur à partir de la frontière, devant protéger les habitants du nord d'Israël.

Un cessez-le-feu avait été annoncé vendredi, après un précédent qui n'avait pas été respecté.

L'armée israélienne restera dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur fond de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis en Suisse pour mettre fin au conflit dans la région.

Le ministre de la Défense, Israël Katz, a en outre affirmé que les troupes israéliennes pouvaient agir "sans aucune restriction" pour "éliminer les menaces" au Liban.

"Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban", a-t-il répété.

"Israël est un agresseur et doit partir. Les Etats-Unis assument l'entière responsabilité" des actions israéliennes, a réagi Naïm Qassem.

"Même si Israël multiplie ses actes criminels, nous (nous) défendrons", a-t-il assuré.

Le chef du Hezbollah a tenu ces propos après l'ouverture en Suisse dimanche des pourparlers censés finaliser un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

L'Iran, qui a dit qu'aucun accord avec les Etats-Unis ne serait possible sans cessation des hostilités au Liban, avait annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles aux attaques israéliennes sur ce pays.

Le Liban connaît depuis samedi soir une accalmie, l'armée israélienne ayant reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah.

"J'invite le pouvoir libanais à tirer profit du protocole d'entente", a affirmé Naïm Qassem.

L'Iran "a fermé le détroit d'Ormuz pour le Liban. C'est une arme entre vos mains (...). Utilisez-la", a-t-il ajouté.

Sous la pression des Etats-Unis, le Liban a entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, que le Hezbollah rejette. Un cinquième cycle de négociations doit débuter la semaine prochaine.


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.