Un Américain se souvient de son enfance en Arabie saoudite

Les amis de Sid Fritts adorent la « salle saoudienne» de sa maison avec, entre autres, ses sièges traditionnels. (Fourni)
Les amis de Sid Fritts adorent la « salle saoudienne» de sa maison avec, entre autres, ses sièges traditionnels. (Fourni)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Un Américain se souvient de son enfance en Arabie saoudite

  • Sid Fritts, qui a grandi en Arabie saoudite, s’emploie à tordre le cou aux préjugés qui portent sur la culture et les traditions du Royaume
  • «Le peuple arabe était si attentionné et si accueillant que nous ne nous sommes jamais sentis comme des étrangers», se souvient-il

LA MECQUE: De son domicile, aux États-Unis, Sid Fritts, qui a grandi en Arabie saoudite, s’emploie à tordre le cou aux préjugés qui portent sur la culture et les traditions du Royaume. Il n’hésite pas à dire de son enfance qu’elle a été «l'opportunité d'une vie».

Sid Fritts est passionné par le Royaume, où il a également travaillé pendant de nombreuses années.

L'un de ses amis les plus proches en Arabie saoudite, Abid Jan, déclare à Arab News que Fritts consacre sa vie à «rectifier les idées reçues sur la culture saoudienne». Il précise que Fritts a meublé sa maison avec des tapis et des objets inspirés des traditions saoudiennes.

Dans une interview pour Arab News, Fritts affirme: «Oui, j'ai toujours mon thobe [une robe longue saoudienne traditionnelle] que je portais constamment quand j'étais jeune garçon. J'en ai également un que je revêts lorsque je reçois mes amis saoudiens.»

«Mes amis américains adorent la “salle saoudienne” de ma maison; j'ai tant d'amis dans le Royaume! J'aime ce pays que je considère comme ma seconde patrie.»

Il ajoute: «J'ai de merveilleux souvenirs de l'époque où j’étais un jeune homme. Je ressens tellement d'émotions lorsque j'en parle… J’ai tant de souvenirs et j’ai noué tellement d’amitiés là-bas! C'était l'opportunité d'une vie, et je suis vraiment reconnaissant à mon père de me l’avoir offerte.»

Fritts raconte: «Quand j'étais un jeune garçon et que j’étudiais à la Parents Cooperative School, à Djeddah, je ne pouvais imaginer que le fait d'être là ferait de moi l'homme que je suis aujourd'hui.»

«Mon père était responsable de l'équipement au sol pour Saudi Arabian Airlines à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Je suis très reconnaissant envers l’Arabie saoudite d'avoir donné cette chance à mon père.»

Son père a notamment appris aux travailleurs saoudiens à piloter des avions pour le porte-drapeau entre 1978 et 1985.

«Le peuple arabe était si attentionné et si accueillant que nous ne nous sommes jamais sentis comme des étrangers.»

Il poursuit: «Quand nous vivions en Arabie saoudite, nous avons collectionné tant de choses – des objets que vous ne trouverez jamais aux États-Unis. Ils font partie de mes souvenirs les plus précieux.»

Fritts ajoute que, parmi les souvenirs qu'il «n'oubliera jamais», il y a le moment où il a appris que le roi Faysal était le «roi du peuple».

Il continue: «J'étais un jeune garçon. C'était et c'est toujours un rêve pour moi que de rencontrer le roi Salmane ainsi que le prince héritier, Mohammed ben Salmane. Je suis à la fois émerveillé par tous mes souvenirs et par la transformation que connaît l'Arabie saoudite depuis mon départ.»

«Je suis très emballé par cette nouvelle orientation. Mohammed ben Salmane fait un travail incroyable, en particulier en ce qui concerne la Vision 2030.»

Fritts vit désormais à Canton en Géorgie. Il explique que ses amis saoudiens aux États-Unis lui rendent souvent visite et qu’il n’est pas rare qu’ils restent chez lui plusieurs semaines d'affilée. «Mon conseil aux Saoudiens? Restez les gens gentils que vous êtes. J'espère que cela apportera un peu plus de bienveillance», glisse-t-il.

«J'ai 54 ans et je possède plusieurs sociétés. Je possède une entreprise de chauffage et de climatisation depuis quatorze ans, mais je suis également copropriétaire d'une entreprise, Global Vision Plus, qui est spécialisée dans les sports et le divertissement. Nous tentons actuellement de mettre en place un projet dans le Royaume», confie-t-il.


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.