Aoun réitère son soutien aux réformes alors que Hariri revient à Beyrouth

Le président libanais, Michel Aoun. (Photo, Reuters/Archives)
Le président libanais, Michel Aoun. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Aoun réitère son soutien aux réformes alors que Hariri revient à Beyrouth

  • Le président libanais confirme que les élections législatives se dérouleront à temps
  • Ses propos sont intervenus alors que l'ancien Premier ministre, Saad Hariri, rentrait à Beyrouth des Émirats arabes unis après une longue absence

BEYROUTH: Le président libanais, Michel Aoun, a réitéré jeudi sa détermination à travailler en coopération avec le Parlement et le gouvernement alors que le pays se prépare à entamer ses négociations avec le Fonds monétaire international (FMI).

S'exprimant lors de la traditionnelle réunion annuelle avec les membres du corps diplomatique, le président a également confirmé que les élections législatives auraient lieu à temps.

Aoun a exprimé son soutien à l’audit juricomptable de la Banque centrale et d'autres départements, institutions et conseils. Il a également souligné son désir de réaliser des réformes et d'approuver un plan de redressement financier et économique dans les semaines à venir, en vue des discussions avec le FMI.

Ses propos sont intervenus alors que l'ancien Premier ministre, Saad Hariri, rentrait à Beyrouth des Émirats arabes unis après une longue absence. Il a été rapporté que Hariri prévoit de réorganiser le parti du Mouvement du Futur et de résoudre la question de sa participation aux prochaines élections.

Hariri a aussi visité le Premier ministre, Najib Mikati, le Grand Mufti, Cheikh Abdel Latif Derian, et la tombe de son défunt père, l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, à Beyrouth.

Pendant ce temps, l'ancien Premier ministre Tammam Salam a annoncé sa réticence à se représenter pour le siège parlementaire.

Il a affirmé qu'il voulait «faire place à un changement sérieux, en ouvrant la voie à du sang neuf, à une pensée jeune et pure, aspirant à des objectifs nationaux authentiques, respectant les demandes du peuple rebelle et recherchant le changement».

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), le député Gebran Bassil, a confirmé que son parti «se présentera aux prochaines élections législatives dans toutes les régions».

Il a de plus commenté son alliance électorale avec le Hezbollah dans une interview à l'Agence de presse Anadolu.

«La querelle est évidente et majeure avec le parti lorsqu'il s'agit de questions internes, et si ces problèmes sont résolus, la question des alliances électorales sera déterminée sur leur base», a expliqué Bassil.

Mais il a montré pour la première fois son soutien à la position du Hezbollah sur le rôle de l'enquêteur judiciaire dans l'affaire de l'explosion du port de Beyrouth en 2020.

Le travail du juge Tarek Bitar était «discrétionnaire», a-t-il estimé, en rejetant les allégations selon lesquelles l'affaire avait été «politisée».

Le Hezbollah a mené une campagne pour destituer Bitar, l'accusant de favoritisme après avoir poursuivi certains de ses alliés politiques.

Le Hezbollah et Amal ont déclaré ce mois-ci qu'ils mettraient fin au boycott des sessions du Conseil des ministres, permettant ainsi aux ministres de se réunir après une interruption de trois mois.

En préparation d'une session du Conseil des ministres lundi, le ministre des Finances, Youssef Khalil, devrait remettre vendredi le projet de budget 2022 au Premier ministre.

Entre-temps, la justice a ouvert une enquête après l’arrestation d’un Libanais jeudi pour avoir organisé un vol à main armée dans une banque de sa ville natale de Jeb Jenine, dans la Bekaa occidentale.

Abdallah al-Saii aurait retenu des employés sous la menace d'une arme et leur aurait jeté de l'essence tout en menaçant de brûler la banque s'il n'avait pas accès à ses économies qui avaient été gelées.

Une source sécuritaire a déclaré à Arab News qu'Al-Saii «avait vidé les tiroirs-caisses de la succursale de la Banque de Beyrouth et des pays arabes (BBAC), en forçant les employés à ouvrir le coffre-fort principal».

Il a réussi à retirer 50 000 dollars (1 dollar américain = 0,88 euro) et était sur le point de rentrer chez lui pour les remettre à sa femme lorsqu'il s'est rendu aux services de sécurité. Il s'est rendu en croyant qu'il serait libéré plus tard car «il avait retrouvé son droit et qu’il ne volait pas».

La justice libanaise a émis un mandat d'arrêt contre l'épouse d'Al-Saii, qui a déclaré qu'elle entamera une grève de la faim jusqu'à ce que son mari soit libéré.

La source sécuritaire a souligné: «Si Al-Saii n'est pas tenu responsable de ses actes, d'autres feront ce qu'il a fait, et à ce moment-là, le chaos et la loi de la jungle prévaudront.»

L'incident a entraîné une division entre ceux qui sympathisent avec Al-Saii et les activistes qui exigent des comptes sur les politiques bancaires qui ont conduit à l'effondrement de la livre libanaise.

Certaines personnes ont exprimé leur soutien à Al-Saii sur les réseaux sociaux, affirmant que «ce qui a été pris par la force ne peut être récupéré que par la force».

D'autres personnes ont qualifié ses actions d’«héroïques».

Une personne a écrit que «l'État a transformé ses citoyens en criminels et en terroristes avec son projet de saisir l'argent des déposants».

Toutefois, les autorités judiciaires, bancaires et sécuritaires ont condamné l'acte d'Al-Saii.

Le Conseil exécutif de la Fédération des syndicats d'employés de banques s'est interrogé: «Sommes-nous dans un État de droit ou dans une ferme dirigée par les puissants, les autoritaires et les hors-la-loi?»

L'incident aurait conduit à un massacre si la direction de la Banque de Beyrouth et des pays arabes (BBAC) n'avait pas répondu à la demande du déposant, a-t-il ajouté.

Les autorités ont imposé des restrictions sur les transactions bancaires en 2019 et elles ont fixé un plafond pour les retraits et les virements vers des comptes à l'étranger.

Au cours des deux dernières années, des déposants en colère ont organisé des dizaines de manifestations devant la Banque centrale et les prêteurs privés dans le but de récupérer leur argent. Les manifestations ont conduit au vandalisme des guichets automatiques et des banques. Une succursale fermée à Beyrouth a été incendiée et ses employés menacés. Mais Al-Saii est le premier à proférer une menace aussi directe.

Environ 3,8 milliards de dollars ont été retirés des banques entre octobre et novembre 2019 à la suite du mouvement de protestation, qui a balayé le pays. À la fin de cette année-là, les banques avaient gelé tous les retraits.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
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  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.