Neuf militants de Daech, dont quatre Libanais, tués par des frappes aériennes irakiennes

 Un membre des forces de sécurité irakiennes monte la garde du côté irakien de la frontière entre l’Irak et la Syrie le 27 janvier 2022. (Reuters).
Un membre des forces de sécurité irakiennes monte la garde du côté irakien de la frontière entre l’Irak et la Syrie le 27 janvier 2022. (Reuters).
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Publié le Lundi 31 janvier 2022

Neuf militants de Daech, dont quatre Libanais, tués par des frappes aériennes irakiennes

  • Le 21 janvier, des hommes armés de Daech en Irak sont entrés par effraction dans une caserne au sein du district montagneux d’Al-Azim, à l'extérieur de la ville de Bakouba
  • Ils ont tué un garde et abattu onze soldats dans leur sommeil; c’est l’une des attaques les plus résolues menées par les militants ces dernières semaines

BAGDAD: Des frappes aériennes irakiennes ont tué neuf combattants présumés de Daech, parmi lesquels quatre Libanais, en riposte à une attaque menée au début du mois contre des casernes de l’armée irakienne, ont annoncé dimanche dernier les autorités.

Le 21 janvier, des hommes armés de Daech en Irak sont entrés par effraction dans une caserne au sein du district montagneux d’Al-Azim, en périphérie de la ville de Bakouba. Ils ont tué un garde et ont abattu onze soldats dans leur sommeil. Il s’agit de l’une des attaques les plus résolues menées par les militants ces dernières semaines; elle intervient dans le contexte d’une intensification de la violence. On redoute de plus en plus que le groupe n’ait été redynamisé.

Yehia Rasool, le porte-parole du commandant en chef irakien, a déclaré que le centre des opérations militaires conjointes et l’armée de l’air avaient identifié la cellule responsable de l’attaque, cependant que ses membres se cachaient dans la région d’Al-Azim, au nord de Bagdad.

Trois frappes aériennes ont été menées; elles ont tué neuf militants, affirme-t-il.

Dans un entretien accordé à l’Associated Press, un responsable de la sécurité déclare que parmi les militants tués se trouvent quatre Libanais originaires de la ville septentrionale de Tripoli. Il s’exprimait sous couvert d’anonymat parce qu’il n’a pas le droit de s’adresser aux journalistes.

Tripoli est la deuxième plus grande ville du Liban, et la plus pauvre du pays. Elle a subi des épisodes de violence et a abrité des militants qui, inspirés par le groupe extrémiste Daech, ont lancé des attaques contre l’armée libanaise en 2014 lors de l’accès de violence le plus dangereux de la ville. Alors que le Liban se trouve confronté à une série de crises sans précédent qui ont provoqué un basculement rapide dans la pauvreté, de nombreuses personnes redoutent que les militants cherchent à exploiter le mécontentement de la majorité des résidents sunnites de la ville.

Selon la chaîne libanaise Al-Jadeed, le nombre de morts serait plus élevé. Cinq Libanais auraient été tués en Irak. Un membre de la famille a lancé un appel aux autorités libanaises pour faciliter le retour des corps.

Dimanche dernier, des unités antiterroristes irakiennes ont également mené une campagne d’inspection dans sept prisons où sont détenus des militants de Daech. Cette opération intervient après une attaque violente menée dans une prison du nord-est de la Syrie par des militants de Daech. Elle a duré plus d'une semaine et un nombre indéterminé de suspects sont parvenus à s’échapper, indique l’unité antiterroriste dans un communiqué.

Daech a été vaincu largement en Irak en 2017. Il a reçu le coup de grâce en 2019, lorsqu’il a perdu son dernier territoire au sud-est de la Syrie lors de la campagne militaire menée par les États-Unis en coopération avec les forces dirigées par les Kurdes syriens.

Cependant, des milliers de militants se sont dispersés dans le désert et ont continué à mener des attaques fréquentes contre les forces de sécurité et contre l’armée au moyen de bombes placées en bord de route et en tirant sur des convois militaires ou des points de contrôle dans les deux pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com