L'Égypte et la Berd lancent une nouvelle stratégie de coopération

L'Égypte et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) lancent la stratégie de coopération Égypte-Berd 2022-2027 au Caire, Égypte, le 5 mars 2022. (Photo Twitter)
L'Égypte et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) lancent la stratégie de coopération Égypte-Berd 2022-2027 au Caire, Égypte, le 5 mars 2022. (Photo Twitter)
Short Url
Publié le Lundi 07 mars 2022

L'Égypte et la Berd lancent une nouvelle stratégie de coopération

  • La nouvelle stratégie s’articule autour de trois axes principaux qui sont en lien avec les priorités et les projets du pays en matière de développement durable
  • La Berd a investi plus de 8,7 milliards d'euros en Égypte depuis 2012 et soutient 145 projets; plus de 76% d’entre eux concernent le secteur privé

LE CAIRE: Une nouvelle stratégie de coopération a été lancée entre la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et l'Égypte pour la période 2022-2027.

Lors d’une conférence qui se tenait au Caire, la ministre de la Coopération internationale égyptienne, Rania al-Mashat, a annoncé le lancement de cette stratégie en présence de Mark Bowman, directeur adjoint de la Berd, et de plusieurs ministres du gouvernement.

Mme Al-Mashat explique que cette nouvelle stratégie s’articule autour de trois axes principaux qui sont en lien avec les priorités et les projets du pays en matière de développement durable.

Le premier axe consiste à soutenir les efforts de l'Égypte vers une croissance économique globale et durable. Le deuxième vise à accélérer la transition vers une économie «verte». Le troisième a pour objectif l’amélioration de la compétitivité, l’augmentation des taux de croissance et la promotion du rôle du secteur privé dans le développement.

Le total des accords conclus par l'Égypte avec la banque au cours de l'année 2021 s'élève à plus d'1 milliard d'euros (soit 1,17 milliard de dollars) pour les secteurs public et privé.

Ces accords comprennent notamment des fonds pour la mise en œuvre d'un programme d'amélioration de l’efficience énergétique au sein de la Suez Petroleum Manufacturing Company. Y figurent également un projet de soutien à la phase initiale du développement de la première ligne du métro ainsi qu’un projet qui a pour objectif de faire évoluer le chemin de fer d'Aboukir en un métro électrique.

Ces accords incluent également le financement du port sec intérieur dans la ville du 6 octobre, un soutien aux jeunes entreprises dans le but d’améliorer l'environnement entrepreneurial en Égypte et l’installation de panneaux solaires dans le secteur privé.

Al-Mashat déclare que ce nouveau partenariat avec la Berd repose sur les réglementations innovantes mises en place par le ministère pour renforcer la coopération en matière de développement, notamment grâce à la promotion de la transparence, de l'inclusion et de l’intégration. L’objectif principal est d’optimiser les résultats du financement du développement au profit des priorités de l'économie égyptienne.

La Berd a investi plus de 8,7 milliards d'euros en Égypte depuis 2012; elle soutient 145 projets. 76% d’entre eux concernent le secteur privé.

L'Égypte est placée en tête de la liste de la banque; elle est devenue son plus important pays d'opérations dans la région du sud et de l'est de la Méditerranée en 2020 et 2021. Cela avait déjà été le cas en 2018 et 2019.

La nouvelle stratégie de coopération tient compte de l'initiative présidentielle intitulée «Une vie décente», mais aussi de la stratégie nationale des droits de l'homme, de la stratégie nationale d'énergie durable pour 2035 et de la stratégie nationale d'autonomisation des femmes égyptiennes. Les actions et les projets du gouvernement qui visent à renforcer la compétitivité et la transformation numérique ont également été pris en considération.

Au cours de l'année écoulée, le ministère a mis en œuvre une feuille de route pour la préparation de la nouvelle stratégie de la Berd avec la participation de plus de vingt organismes nationaux, du secteur privé ou de la société civile.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
Short Url
  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Short Url
  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.