Nouvelle journée de violences en Israël et en Cisjordanie occupée

Des Palestiniens courent pour se protéger des gaz lacrymogènes lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à l'entrée nord de Ramallah, près de la colonie israélienne de Beit El, en Cisjordanie occupée, le 11 avril 2022. (AFP)
Des Palestiniens courent pour se protéger des gaz lacrymogènes lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à l'entrée nord de Ramallah, près de la colonie israélienne de Beit El, en Cisjordanie occupée, le 11 avril 2022. (AFP)
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Publié le Mardi 12 avril 2022

Nouvelle journée de violences en Israël et en Cisjordanie occupée

  • Pour la quatrième journée consécutive, l'armée israélienne est mobilisée dans le secteur de la ville palestinienne de Jénine d'où étaient originaires deux Palestiniens ayant récemment mené des attaques en Israël
  • L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué que des engins explosifs avaient été lancés sur ses troupes qui ont riposté en ouvrant le feu

JENINE: De nouveaux incidents violents ont éclaté mardi dans le nord de la Cisjordanie occupée, où des heurts ont opposé les forces israéliennes à des habitants palestiniens, et en Israël, où un Palestinien ayant poignardé un policier a été abattu.

Pour la quatrième journée consécutive, l'armée israélienne s'est déployée dans le secteur de la ville palestinienne de Jénine d'où étaient originaires deux Palestiniens ayant récemment mené des attaques en Israël.

D'après l'agence officielle palestinienne Wafa, les soldats israéliens y ont tiré à balles réelles et fait usage de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène lors d'affrontements matinaux avec des habitants.

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué que des engins explosifs avaient été lancés sur ses troupes qui ont riposté en ouvrant le feu.

Un calme précaire est revenu dans la journée, ont constaté des journalistes de l'AFP. Pour freiner de possibles incursions israéliennes, des pneus ont été installés à l'entrée du camp de réfugiés de Jénine, où des affiches célèbrent l'assaillant palestinien Raëd Hazem qui a tué trois Israéliens à Tel-Aviv la semaine dernière.

"Ici les factions (armées palestiniennes) sont unies contre un ennemi commun (Israël)", a déclaré à l'AFP Ismaël, un habitant du camp, qualifiant l'attaque de Tel-Aviv d'"héroïque".

"Le plus d'opérations Israël mènera, le plus de résistance il affrontera", a-t-il ajouté.

En tout, 20 personnes ont été arrêtées mardi à travers la Cisjordanie, a indiqué l'armée, précisant avoir renforcé ses troupes le long de la barrière séparant ce territoire palestinien d'Israël.

Ces opérations militaires qui se concentrent dans le nord de la Cisjordanie interviennent après quatre attaques perpétrées en Israël depuis le 22 mars, les deux premières par des Arabes israéliens liés à l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) et les deux dernières par des Palestiniens originaires du secteur de Jénine.

Ces attaques ont fait 14 morts au total.

Durant la même période, 15 Palestiniens, dont des assaillants, ont été tués dans des violences, selon un décompte de l'AFP.

Le dernier en date a été abattu mardi matin après qu'il a poignardé et légèrement blessé un policier israélien dans la ville côtière d'Ashkelon (sud), ont indiqué les forces de l'ordre.

"Consterné" 

"Lors d'une opération à Ashkelon, un policier a identifié un homme suspect et a commencé à mener un contrôle d'identité. Mais l'homme a sorti un couteau et attaqué le policier qui a répliqué rapidement en ouvrant le feu sur lui", a indiqué la police israélienne, précisant que l'assaillant avait été tué.

Selon la police, celui-ci était originaire de la ville de Hébron dans le sud de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'armée israélienne.

Dimanche, les forces de l'ordre israéliennes avaient tué une Palestinienne ayant poignardé un policier dans le centre de cette ville-poudrière, où vivent environ 1.000 colons juifs --de façon illégale au regard du droit international-- parmi 200.000 Palestiniens.

Le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a imputé mardi à Israël la responsabilité de "l'escalade" de violence, citant les opérations militaires quotidiennes, les arrestations et les "meurtres de sang-froid".

"Nous ne laisserons pas notre ennemi mettre un coup d'arrêt à nos vies", avait déclaré le Premier ministre israélien Naftali Bennett lundi à Tel-Aviv, sur les lieux de l'attaque meurtrière survenue quatre jours auparavant.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres "suit avec une préoccupation profonde l'escalade de la violence", a indiqué lundi son porte-parole Stéphane Dujarric.

"Il est consterné par le nombre élevé et croissant de victimes" et appelle l'armée israélienne à "exercer le maximum de retenue et à user la force létale qu'en derniers recours", d'après M. Dujarric.

 


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.