De retour à Beyrouth, l'ambassadeur saoudien entame une série de réunions

Le Grand Mufti du Liban a rappelé l'importance des relations privilégiées avec les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), notamment l'Arabie saoudite. (@KSAembassyLB)
Le Grand Mufti du Liban a rappelé l'importance des relations privilégiées avec les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), notamment l'Arabie saoudite. (@KSAembassyLB)
Short Url
Publié le Mardi 12 avril 2022

De retour à Beyrouth, l'ambassadeur saoudien entame une série de réunions

  • L'ambassadeur d'Arabie saoudite entame une série de rencontres diplomatiques avec les chefs religieux et communautaires du Liban
  • Le grand mufti s'est réjoui du retour des ambassadeurs d'Arabie saoudite et du Koweït à Beyrouth

BEYROUTH: L'ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, Walid Boukhari, a fait l'éloge du Premier ministre libanais, Najib Mikati, saluant les efforts qu'il déploie pour défendre son pays et rétablir de bonnes relations avec le Royaume.
Ces propos sont intervenus lundi dernier à l’occasion de plusieurs réunions que l'ambassadeur a tenues tout au long de la journée avec des dirigeants libanais. La journée a été clôturée par un grand iftar organisé à l'ambassade d’Arabie saoudite à Beyrouth. Il réunissait des personnalités libanaises, dont M. Mikati, ainsi que d'autres anciens premiers ministres.
Le retour de la présence diplomatique saoudienne revêt une grande importance politique pour le Liban, qui se prépare aux élections législatives.
L'opposition, actuellement morcelée, fait contrepoids à la pression exercée par le Hezbollah, qui tente d’assurer une majorité écrasante à ses alliés, ce qui lui permettrait d'élire un président qui lui est favorable.
À la fin du mois d'octobre, l'Arabie saoudite avait convoqué son ambassadeur au Liban pour des consultations. Le Royaume avait en outre exigé le départ de l'ambassadeur du Liban dans les quarante-huit heures. Les relations diplomatiques entre les deux États se sont rapidement détériorées, en partie en raison des déclarations outrageantes faites par l'ancien ministre libanais de l'Information Georges Kordahi à l'égard du Royaume.
En effet, Riyad reproche au Hezbollah de «contrôler le pouvoir décisionnel de l'État libanais, de convertir le Liban en un terrain et une plate-forme qui permet de réaliser les projets de pays qui se soucient peu du sort du Liban ni de son peuple frère qui entretient des liens historiques avec le Royaume, toutes sectes et religions confondues».
À son tour, le grand mufti du Liban, cheikh Abdellatif Deriane, a salué le retour de M. Boukhari à Beyrouth.
Lundi, lors de sa rencontre avec l'ambassadeur, il a rappelé l'importance de relations privilégiées avec les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), notamment l'Arabie saoudite.
Par ailleurs, le cheikh Deriane a salué le retour des diplomates des pays du Golfe au Liban, et plus particulièrement celui des ambassadeurs d'Arabie saoudite et du Koweït.
Ce retour est, selon lui, de bon augure pour le Liban en dépit de la situation difficile que le pays traverse.
M. Boukhari a pour sa part «souhaité le meilleur pour le Liban et son peuple». Il s'est par la suite entretenu avec le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Ali el-Khatib, lors d'une visite au siège du Conseil.
L’ambassadeur s'est rendu également au siège de la Communauté druze de Beyrouth, où il s’est concerté avec le cheikh Akl druze Sami Abi el-Mouna.
M. Boukhari a ensuite été reçu par le chef de l’Église maronite, Bechara Rahi, à Bkerké.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a reçu vendredi autour d’un iftar ses deux alliés maronites, le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, et le chef de la brigade Marada, Sleiman Frangié. Les deux hommes sont candidats à la présidence.
Entre-temps, les campagnes électorales se poursuivent et les listes de candidats aux élections législatives ont été communiquées.
En présentant la liste électorale des Forces libanaises à Zahlé, son chef, Samir Geagea, s'en est pris à «l'axe de la moumanaa [«rétivité»] – c’est-à-dire le Hezbollah, le régime syrien et leurs partisans au Liban», faisant référence à Gebran Bassil.
S'adressant aux électeurs «chiites» ordinaires, M. Geagea a déclaré: «Savez-vous que, lorsque vous votez pour le Hezbollah […], vous votez pour une personne nommée Gebran Bassil, que le Hezbollah a introduite dans ses listes à travers le pays? Avec chaque voix que vous lui accordez, à lui ou à ses candidats, vous lui donnez plus de chance et de mérite, de sorte que vous lui permettez de vous dominer à nouveau.»
Samedi dernier, Bassil s'en est pris à «ceux qui ont trahi le Courant patriotique libre» et il a menacé de leur faire rendre des comptes.
Lors d'un entretien accordé lundi soir à la chaîne de télévision Al-Manar, qui appartient au Hezbollah, Nasrallah a évoqué les développements politiques. Un observateur s'est dit préoccupé par la volonté du Hezbollah de «chercher à se positionner en tant qu'acteur déterminant et décideur de l'identité du président de la république ainsi qu’à devenir le plus grand et le principal acteur du pays».
Le rassemblement de Saydet el-Jabal, un groupe chrétien opposé au Hezbollah, a souligné que le Hezbollah cherchait à «se positionner en tant que force nationale qui nomme les présidents et détermine la hiérarchie du pouvoir sans égard pour la Constitution et la volonté des citoyens».
Le groupe a lui aussi salué le retour des ambassadeurs d'Arabie saoudite et du Koweït au Liban et l'a qualifié de «bouffée d'espoir pour le Liban pour qu'il renoue avec son identité arabe et supprime les affres de l'occupation». Il a ajouté: «Les Libanais pourront ainsi reconstruire l'État, réaliser des réformes, combattre la corruption et restaurer une véritable souveraineté.»
Le groupe a prévenu que le Liban «se trouve sous l'occupation iranienne», poursuivant en ces termes: «Nous exhortons les amis du Liban à nous prêter main-forte pour le libérer de cette occupation.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


A la frontière libanaise, l'armée syrienne se renforce et découvre des tunnels attribués au Hezbollah

Short Url
  • Dans la province de Qousseir, où le Hezbollah était autrefois implanté, des soldats montrent à un correspondant de l'AFP plusieurs tunnels, récemment découverts par l'armée
  • La Syrie oeuvre à se maintenir à l'écart du conflit régional aspirant depuis un mois le Liban, où le Hezbollah pro-iranien et Israël se livrent à une nouvelle guerre

AL-QUSAYR: A la frontière avec le Liban, l'armée syrienne a renforcé son déploiement, en pleine guerre au Moyen-Orient: des blindés sont positionnés derrière des barricades de sable et ses soldats ratissent des tunnels qu'ils disent avoir été utilisés par le Hezbollah.

La Syrie oeuvre à se maintenir à l'écart du conflit régional aspirant depuis un mois le Liban, où le Hezbollah pro-iranien et Israël se livrent à une nouvelle guerre.

Dans la province de Qousseir, où le Hezbollah était autrefois implanté, des soldats montrent à un correspondant de l'AFP plusieurs tunnels, récemment découverts par l'armée.

"En ratissant les zones frontalières", elle a découvert "un réseau de tunnels reliant les deux pays et servant au trafic d'armes et de drogues", déclare à l'AFP le responsable des postes entre la Syrie et le Liban, Mohammad Hammoud.

Selon un commandant syrien, ces tunnels ont servi au Hezbollah.

Le ministère de la Défense a autorisé mercredi un journaliste de l'AFP à documenter le déploiement des renforts militaires, pour la première fois depuis qu'ils ont été dépêchés il y a un mois dans ces zones, où des bulldozers jaunes érigent des barricades de sable.

Le correspondant a observé au moins cinq tunnels. L'un d'eux s'ouvre dans le sous-sol d'une maison, avec des marches en béton menant à des passages étroits et sombres.

D'autres, dans des zones montagneuses et escarpées, disposent du courant électrique et de systèmes de ventilation sur tout le tronçon.

Dans l'une des maisons, subsistent encore sur le mur une vieille photo de l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et une autre du commandant militaire iranien Qassem Soleimani.

L'est du Liban, de l'autre côté, est un bastion du Hezbollah.

Le mouvement chiite, qui était intervenu aux côtés des forces gouvernementales syriennes contre les rebelles lors de la guerre civile (2011-2024), s'était emparé en 2013 de la ville clé de Qousseir.

Il a évacué cette région à la hâte lors de la chute du président Bachar al-Assad, renversé fin 2024 par une coalition islamiste hostile à l'organisation libanaise.

Depuis, ses routes d'approvisionnement à partir de la Syrie ont été coupées et les autorités libanaises et syriennes tentent de combattre la contrebande à travers la frontière poreuse.

 

- Pas d'engagement militaire -

 

Israël a par le passé bombardé des points de passage, dans le but de couper les voies d'approvisionnement du Hezbollah.

Le correspondant de l'AFP a vu des sites endommagés par d'anciennes frappes, dont des bâtiments détruits à proximité de l'un des tunnels.

Des soldats syriens patrouillent à pied la zone et un autre surveille de loin un poste de l'armée libanaise.

Damas avait annoncé le 4 mars, peu après le début de la guerre dans la région, que l'armée avait renforcé son déploiement le long des frontières avec le Liban et l'Irak.

La mission des forces déployées est de "contrôler la sécurité aux frontières", indique Mohammad Hammoud.

Selon une source diplomatique, "le gouvernement syrien a subi des pressions pour intervenir au Liban afin de neutraliser la menace du Hezbollah dans la région", ce qu'il refuse jusqu'à nouvel ordre de faire.

"L'armée syrienne n'a aucune intention d'agir militairement, sa mission se limitant actuellement à la surveillance des frontières", a affirmé mercredi à l'AFP une source militaire syrienne.

Les renforts incluent des canons, des blindés, des automitrailleuses et des soldats d'infanterie, a-t-elle précisé.

Bien que se tenant à l'écart des hostilités, la Syrie n'a pas été à l'abri de tensions.

Elle a dénoncé le 10 mars des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, tirés à partir du Liban.

Les présidents libanais et syrien, Joseph Aoun et Ahmad al-Chareh, avaient alors décidé de mieux "contrôler" leur frontière.

"Tant que la Syrie n'est pas directement visée par une partie, elle restera à l'écart du conflit", a répété mardi le président syrien, en visite à Londres. "Quatorze ans de guerre, cela suffit".

 


L'armée israélienne signale quatre attaques iraniennes en six heures

Des camions transportant des chars de l'armée circulent sur une route près de la frontière avec le Liban, en Haute-Galilée, dans le nord d'Israël, le 20 mars 2026. Les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre le 28 février 2026 en attaquant l'Iran et en tuant son guide suprême. (AFP)
Des camions transportant des chars de l'armée circulent sur une route près de la frontière avec le Liban, en Haute-Galilée, dans le nord d'Israël, le 20 mars 2026. Les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre le 28 février 2026 en attaquant l'Iran et en tuant son guide suprême. (AFP)
Short Url
  • Après la première attaque, dans la nuit, la police a déclaré avoir été appelée sur "plusieurs" sites touchés dans le centre d'Israël, les médias avançant le chiffre de neuf sites
  • Quatre personnes ont été légèrement blessées, selon les médias, qui citent des secouristes

JERUSALEM: L'armée israélienne a indiqué jeudi contrer quatre salves de tirs de missiles venus d'Iran, dont deux survenues après un discours du président américain Donald Trump qui a promis de frapper durement l'Iran pendant encore "deux à trois" semaines.

Après la première attaque, dans la nuit, la police a déclaré avoir été appelée sur "plusieurs" sites touchés dans le centre d'Israël, les médias avançant le chiffre de neuf sites.

Quatre personnes ont été légèrement blessées, selon les médias, qui citent des secouristes.

Selon les médias israéliens, les dégâts observés sur une zone particulièrement étendue résultent de l'utilisation de munitions à fragmentation, qui explosent en vol, dispersant des sous-munitions.

Iran et Israël s'accusent mutuellement d'utiliser des bombes à fragmentation.

Près de six heures seulement après avoir signalé la première attaque, l'armée israélienne a de nouveau - et pour la quatrième fois - indiqué avoir "identifié des missiles lancés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël". "Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a-t-elle écrit sur Telegram.

Dans un court message publié peu après, les autorités israéliennes ont autorisé les habitants à "quitter les abris dans l'ensemble du pays", a indiqué l'armée sur Telegram.

Aucun bilan immédiat n'a été publié concernant d'éventuelles victimes ou dégâts suite aux dernières attaques.

Dans le nord d'Israël, des sirènes d'alerte ont également retenti tôt jeudi matin pour avertir d'attaques en provenance du Liban.

Dans différents communiqués, le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars, a affirmé avoir visé avec des roquettes des positions israéliennes dans les zones frontalières et avoir attaqué avec des drones un village israélien.

Aucune victime ni dégât n'a été rapporté par les autorités israéliennes.

 


Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud après la guerre

Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Les frappes israéliennes sur Beyrouth et ses environs ont fait au moins 7 morts supplémentaires, portant le bilan total à plus de 1 200 morts au Liban depuis le début du conflit avec le Hezbollah
  • Israël affirme vouloir occuper une partie du sud du Liban après la guerre, suscitant de fortes inquiétudes côté libanais et à l’ONU quant à une nouvelle occupation

BEYROUTH: Les autorités libanaises ont annoncé tôt mercredi que de nouvelles attaques israéliennes avaient fait sept morts dans Beyrouth et sa région, au moment où Israël dit vouloir occuper une partie du Sud-Liban une fois la guerre terminée.

Les frappes israéliennes ne cessent pas dans ce pays embarqué dans la guerre depuis le 2 mars par une attaque du mouvement pro-iranien Hezbollah contre Israël. Elles ont causé au total plus de 1.200 morts, selon le ministère de la Santé libanais.

"Le raid mené par l'ennemi israélien sur le quartier de Jnah à Beyrouth a, selon un premier bilan, fait cinq morts et 21 blessés" dans ce quartier situé près de la banlieue sud de la capitale, a écrit le ministère de la Santé dans un communiqué.

D'après une source sécuritaire à l'AFP, les frappes israéliennes sur Jnah ont visé quatre voitures garées dans une rue.

Tôt mercredi, des journalistes de l'AFP ont entendu trois explosions dans la capitale. Elles résultent de bombardements effectués par des navires de guerre israéliens sur le quartier de Jnah, selon l'Agence nationale d'information (Ani) officielle du Liban.

Le ministère de la Santé a également indiqué qu'une frappe israélienne "visant un véhicule dans la région de Khaldeh, au sud de Beyrouth, a fait deux morts et trois blessés parmi la population civile".

Peu de temps avant ce communiqué, l'Ani avait rapporté que plusieurs missiles tirés par un drone israélien avaient visé une voiture sur une grande route au sud de Beyrouth mardi, soulignant que des ambulances et des pompiers s'étaient rendus sur place, mais sans donner alors de bilan.

Du côté israélien, l'armée a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir frappé un "haut commandant" du Hezbollah ainsi qu'un "terroriste de haut rang" dans deux assauts distincts conduits "dans la région de Beyrouth" - sans préciser si cette seconde cible faisait également partie du mouvement islamiste libanais, ni communiquer sur le lieu précis des attaques.

- Craintes d'occupation -

Mardi, déjà, le ministère de la Santé avait dénombré huit morts lors de plusieurs frappes israéliennes dans le sud du Liban, dans les régions de Tyr, de Sidon et de Bint Jbeil. Parmi les personnes décédées se trouvait un secouriste, de même source.

Le Hezbollah a indiqué être engagé dans de "violents affrontements" avec Israël dans la nuit de mardi à mercredi dans deux localités du sud du pays.

L'ONU s'est inquiétée mardi, par la voix de son chef des opérations humanitaires Tom Fletcher, de la perspective que soit créé un nouveau "territoire occupé" au Moyen-Orient.

Plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait répété l'intention de son pays "d'occuper" une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée. Avec pour l'objectif d'y établir, selon lui, une "zone de sécurité".

Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a affirmé que les propos de son homologue israélien n'étaient "plus de simples menaces" mais traduisaient "une intention claire d'imposer une nouvelle occupation du territoire libanais, de déplacer de force des centaines de milliers de citoyens et de détruire systématiquement des villages et des villes dans le sud".

C'est dans cette zone qu'ont été tués trois Casques bleus indonésiens ces derniers jours.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait affirmé lundi que l'origine des projectiles ayant visé tué dimanche un soldat indonésien puis deux lundi étaient "inconnue".

Mais mardi, une source sécuritaire de l'ONU ayant souhaité rester anonyme a indiqué à l'AFP que des "investigations ultérieures" ont révélé que le tir de dimanche provenait d'un "char" israélien.

Et que l'explosion qui a tué lundi deux autres Casques bleus indonésiens pourrait être due à une mine, selon cette source.

L'armée israélienne a lancé une enquête concernant la mort de ces deux Casques bleus. Selon elle, "aucun engin explosif n'a été placé dans la zone par des soldats israéliens" et aucune de ses troupes "n'était présente sur place".

Mardi encore, Israël a notamment visé un immeuble sur la route de l'aéroport de Beyrouth et frappé sans avertissement un appartement de la banlieue nord de la capitale, selon l'Ani.

L'aviation israélienne a également visé mardi matin, après avertissement, la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, désertée par une grande partie de ses habitants.