Nouveaux tirs de roquettes de Gaza vers Israël, dizaines de blessés à Jérusalem

Des flammes et de la fumée s'élèvent pendant les frappes aériennes israéliennes au centre de la bande de Gaza, le 21 avril 2022. (AFP).
Des flammes et de la fumée s'élèvent pendant les frappes aériennes israéliennes au centre de la bande de Gaza, le 21 avril 2022. (AFP).
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Publié le Vendredi 22 avril 2022

Nouveaux tirs de roquettes de Gaza vers Israël, dizaines de blessés à Jérusalem

  • «Une roquette a touché un champ près de la frontière avec le nord de Gaza et une autre est tombée à l'intérieur» de l'enclave, a précisé l'armée israélienne sur Twitter
  • Selon des témoins, une personne a été blessée à Gaza après la chute de la roquette près de sa maison

JERUSALEM : Deux nouvelles roquettes ont été tirées vendredi depuis l'enclave palestinienne de Gaza vers Israël, après des heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens dont une cinquantaine ont été blessés sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est.

Depuis lundi, plusieurs roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas en direction d'Israël, suscitant des raids aériens israéliens contre l'enclave. Elles n'ont pas fait de victimes et la plupart des projectiles ont été interceptés par le bouclier antimissile israélien.

"Une roquette a touché un champ près de la frontière avec le nord de Gaza et une autre est tombée à l'intérieur" de l'enclave, a précisé l'armée israélienne sur Twitter.

Selon des témoins, une personne a été blessée à Gaza après la chute de la roquette près de sa maison. 

Ces violences interviennent dans un contexte d'escalade après quatre attaques menées en Israël entre le 22 mars et le 7 avril, qui ont fait 14 morts au total. Deux des attentats ont été perpétrées dans la métropole de Tel-Aviv par des Palestiniens originaires de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Dans la foulée de ces attaques, l'armée israélienne a mené plusieurs opérations en Cisjordanie, alors que les heurts se sont multipliés entre policiers israéliens et Palestiniens à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée et annexée par Israël.

Vendredi matin, les forces israéliennes sont de nouveau entrées sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple, et des jeunes Palestiniens ont lancé des pierres dans leur direction.

«Profondément inquiets»

Selon la police, avant l'aube des "émeutiers masqués et arborant des drapeaux du Hamas" avaient lancé des pierres en direction du Mur des Lamentations, site de prière le plus sacré du judaïsme, situé en contrebas de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est.

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état d'au moins 57 Palestiniens blessés, dont deux grièvement, dans les heurts.

Après des affrontements ayant fait plus de 200 blessés palestiniens depuis une semaine, les autorités israéliennes ont fermé ce weekend les points de passage permettant aux Palestiniens de Cisjordanie de se rendre à Jérusalem. Mais des Palestiniens ont réussi à s'y rendre clandestinement. 

Des milliers de fidèles ont pu fait la prière de la mi-journée à la faveur d'une accalmie en ce troisième vendredi du mois sacré musulman du ramadan, qui a coïncidé avec la fin des célébrations de Pessah, la pâque juive.

Après la prière, un mini-drone a survolé l'esplanade et tiré des gaz lacrymogènes sur une partie des fidèles créant des scènes de panique, a constaté une équipe de l'AFP. La police a affirmé avoir utilisé des "moyens pour disperser" une foule qui tentait d'endommager une de ses guérites.

Depuis les attaques de Tel-Aviv, 24 Palestiniens incluant des assaillants ont été tués dans des affrontements ou incidents en Cisjordanie avec les forces israéliennes.

"Nous sommes profondément inquiets de l'escalade de la violence dans les Territoires palestiniens occupés et en Israël depuis un mois", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme.

Les tirs de roquettes sont les plus importants depuis la guerre meurtrière de 11 jours ayant opposé en mai 2021 le Hamas à Israël après des semaines de heurts et tensions à Jérusalem.

Appel à une intervention américaine

Au pouvoir à Gaza sous blocus israélien, le Hamas affirme vouloir défendre l'esplanade des Mosquées dont l'accès est contrôlé par l'Etat hébreu.

La présence sur l'esplanade pendant le ramadan de nombreux juifs, autorisés à visiter le lieu à des heures précises sans y prier d'après le statu quo en vigueur, et le déploiement de forces policières ont été largement perçus par des Palestiniens et plusieurs pays de la région comme un geste de "provocation". 

Des ministres arabes réunis à Amman ont condamné "les attaques et les violations israéliennes contre les fidèles de la mosquée Al-Aqsa" située sur l'esplanade. 

Jeudi, la secrétaire d'Etat américaine adjointe pour les affaires du Proche-Orient, Yaël Lempert, et l'émissaire chargé des relations israélo-palestiniennes, Hady Amr, ont rencontré des responsables de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui siège en Cisjordanie.

M. Abbas "a demandé l'intervention d'urgence de l'administration américaine afin de mettre fin une fois pour toutes à l'escalade israélienne", selon un responsable palestinien.


Agriculture: Le potentiel grandissant du Sahara algérien

Un ouvrier cueille des olives dans un bosquet à Ain Oussera dans la province de Djelfa en Algérie (Photo, AFP).
Un ouvrier cueille des olives dans un bosquet à Ain Oussera dans la province de Djelfa en Algérie (Photo, AFP).
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  • L’Algérie s’engage à reconquérir des centaines de milliers d'hectares de terres œuvrant à la dynamisation des zones arides
  • Les dunes cèdent progressivement la place à la culture des premiers légumes

ALGER: La province d'El Oued, située dans le nord-est du Sahara algérien, et le deuxième producteur de dattes du pays, s'est transformée en un véritable pôle agricole international, créant des opportunités d'emploi et améliorant la sécurité alimentaire du pays.

En effet, un article d’Euro News a attiré l’attention sur le désert algérien comme étant une véritable forteresse alimentaire pour le monde, révélant le secret de son succès et de sa transformation en une importante source agricole.

L’Algérie s'est engagée à reconquérir en quelques décennies des centaines de milliers d'hectares de terres cultivées dans le désert en œuvrant à la dynamisation des zones arides et semi-arides. Les dunes cédant progressivement la place à la culture des premiers légumes.

Le soleil toute l'année permet aux agriculteurs de produire et d'exporter des pommes de terre non saisonnières, ainsi que des tomates, des cacahuètes, des oignons et autres légumes. De plus, l’utilisation des pesticides est minime, 70% des produits du désert sont bios.

Le directeur des services agricoles de la wilaya d'El Oued, Adlan Matallah, a expliqué à la presse que « toutes les fermes sont connectées à l'électricité. On utilise des technologies modernes pour économiser l’eau et pour maintenir le niveau des eaux souterraines. Nous n'utilisons pas beaucoup de pesticides. Notre objectif est d’instaurer une agriculture durable. »

« Nous avons une gamme de produits très diversifiée : des dattes fraîches, dénoyautées et séchées. Nous exportons vers plusieurs régions du monde et vers les quatre continents du monde : Europe, Amérique, Asie et Afrique.», a expliqué le responsable. 

Afin d’exploiter au maximum le potentiel du grand sud algérien, les agriculteurs ont décidé de fusionner les techniques agricoles ancestrales à de diverses technologies.

D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le système des ghouts de la région d’El Oued, est considéré comme étant « un système ingénieux du patrimoine agricole mondial ». 

Cette technique d’autosubsistance traditionnelle, reconnue par l'UNESCO, se caractérise par un savoir-faire local où les palmiers sont plantés directement au-dessus du niveau de l'eau, dans des creux creusés entre les dunes et la récolte se fait manuellement. Ce système oasien millénaire puise dans les eaux souterraines pour irriguer les palmiers-dattiers, palliant ainsi au manque de précipitations. 

Les ghouts, propres à la région du Souf, sont apparus au XVᵉ siècle et perdurent encore aujourd’hui. Ils puisent l'eau de la nappe phréatique et irriguent les terres entourées de palmiers, créant une sorte de microclimat.

Les technologies modernes sont également utilisées pour la pollinisation, la fertilisation et la récolte. Les machines permettent ainsi aux travailleurs de traiter jusqu'à 80 arbres par jour de manière pratique sur une seule ferme.

L'Algérie est classée par le Programme alimentaire mondial (PAM) première en Afrique en matière de sécurité alimentaire. C’est le seul pays du continent dont le taux de personnes sous-alimentées est inférieur à 2,5% de la population totale, selon un recensement effectué entre 2018 et 2020.

Un secteur en constante expansion 

Le rapport indique que l'Algérie, pour sa sécurité alimentaire, dépend pareillement des grandes cultures vertes du nord. Le pays veut aller plus loin en attirant les investisseurs étrangers, pour éviter d'importer la moitié du blé consommé dans le pays. Et ainsi, encourager l'activité économique et développer l'agriculture dans la vallée.

« La politique actuelle est une politique de défi. La capacité à produire plus, à réduire les importations et à nouer des partenariats », explique Amine Bensman, président de la Fondation Filaha Inov.

De plus, le secteur continue de se restructurer, tandis que les entreprises modernes développent des solutions agricoles intelligentes et recherchent également des partenaires.

« Aujourd'hui, nous avons des startups algériennes qui essaient d'innover, qui s'échinent à créer une agriculture intelligente, etc. Le vrai défi est de travailler à les développer pour devenir plus fortes et créer des entreprises », explique Fadel Bouayach, expert en technologie agricole dans la même société.

Ces nouvelles technologies seront nécessaires pour conserver les eaux souterraines et renforcer ainsi la durabilité de l'agriculture dans le désert.


Un membre du Conseil présidentiel yéménite et l’ambassadeur américain discutent de la menace houthie

Durant leur rencontre, Abdallah al-Alimi et Stephen Fagin ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale et les dernières méthodes de lutte contre le terrorisme. (Saba)
Durant leur rencontre, Abdallah al-Alimi et Stephen Fagin ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale et les dernières méthodes de lutte contre le terrorisme. (Saba)
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  • M. Al-Alimi a salué les efforts déployés par les États-Unis pour soutenir la trêve au Yémen, ainsi que leur approche constructive face à la crise humanitaire dans le pays
  • Il a également déclaré que la milice houthie devait honorer son engagement en levant le siège de Taïz, en ouvrant les routes à l’intérieur et à l’extérieur de la ville

DUBAÏ: Abdallah al-Alimi, membre du Conseil présidentiel du Yémen, a averti que la mobilisation, le regroupement et les violations constantes de la trêve de l’ONU par la milice houthie continuaient de menacer le processus de paix.

Il a tenu ces propos lors de sa rencontre avec Stephen Fagin, ambassadeur des États-Unis au Yémen, a rapporté jeudi l’Agence de presse nationale Saba.

M. Al-Alimi a déclaré que la milice houthie devait honorer son engagement en levant le siège de Taïz, en ouvrant les routes à l’intérieur et à l’extérieur de la ville et en permettant aux Yéménites de se déplacer librement et en toute sécurité dans le pays. M. Fagin a reconnu que l’engagement des Houthis était crucial pour le respect de la trêve de l’ONU et il a confirmé le soutien continu des États-Unis au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Par ailleurs, M. Al-Alimi a affirmé que le Conseil de direction présidentiel avait établi un plan de travail clair pour relever les défis dans les domaines de l’économie, des services, de la sécurité et de l’armée, et pour lutter contre le terrorisme dans le pays.

Durant leur rencontre, les deux responsables ont évoqué les moyens de promouvoir les relations mutuelles entre les deux pays et ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale et les dernières méthodes de lutte contre le terrorisme.

M. Al-Alimi a salué les efforts américains pour soutenir la trêve au Yémen, ainsi que leur approche constructive face à la crise humanitaire dans le pays.

Pour sa part, M. Fagin a félicité le Conseil de direction présidentiel et le gouvernement pour leur position positive dans le renforcement de la trêve humanitaire et leur soutien à tous les efforts visant à instaurer la paix au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie prête serment pour devenir l’adjoint du roi

Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie. (Photo fournie)
Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie. (Photo fournie)
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  • Frère cadet du roi Abdallah II, le prince Faisal assure régulièrement la régence quand son frère se trouve à l’étranger
  • Le prince Faisal occupe également le poste de président du Comité olympique jordanien depuis 2003

AMMAN : Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie a prêté serment pour devenir l’adjoint de son frère, le roi Abdallah II de Jordanie, a rapporté vendredi l’agence de presse Petra.

Né en 1963, le prince Faisal est le fils du roi Hussein et de la princesse Muna. Il est le frère cadet du roi Abdallah II, et assure régulièrement la régence quand son frère se trouve à l’étranger.

Il est titulaire d’une licence de pilote privé et a reçu une formation en pilotage d’hélicoptères lorsqu’il servait dans la Force aérienne royale jordanienne.

Il occupe également le poste de président du Comité olympique jordanien depuis 2003.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com