Des non-musulmans font le ramadan pour lutter contre l'islamophobie

La chanteuse britannique Kate Stables fait partie des non-musulmans qui ont pris part au défi du jeûne (Photo, Instagram/@thisisthekit).
La chanteuse britannique Kate Stables fait partie des non-musulmans qui ont pris part au défi du jeûne (Photo, Instagram/@thisisthekit).
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Des non-musulmans font le ramadan pour lutter contre l'islamophobie

  • Des personnes de plus de 25 pays ont participé au Jeûne annuel pour l'unité, organisé par l'organisation World Hijab Day (Journée mondiale du hijab), basée à New York
  • Cette année, l'organisation collecte des fonds pour soutenir les efforts visant à créer un environnement sain pour les étudiants musulmans aux États-Unis

LONDRES: Des non-musulmans du monde entier ont participé à deux défis du ramadan durant ce mois, pour montrer leur solidarité avec les musulmans contre la montée de l'islamophobie et pour promouvoir la tolérance et la compréhension religieuses.
Des personnes de plus de 25 pays ont pris part aux initiatives annuelles Fast For Unity (Jeûne pour l’unité) et ramadan Hijab Challenge (défi du Hijab pendant le Ramadan) de 30 jours, toutes deux organisées par l’organisation World Hijab Day, un organisme à but non lucratif qui vise à lutter contre la discrimination à l'égard des musulmans. Les deux initiatives ont commencé le premier jour du Ramadan le 2 avril de cette année.
Le défi du jeûne «invite les non-musulmans à jeûner un jour, deux jours, dix jours ou les trente jours pour découvrir comment les musulmans jeûnent et faire un voyage spirituel d'auto-réflexion, d'autodiscipline et prendre position contre l'islamophobie », a indiqué l'organisation à Arab News.
La chanteuse britannique Kate Stables a fait partie des non-musulmans qui ont participé au défi. Dans un message posté sur Instagram, elle a révélé que c'était la deuxième année qu'elle le faisait. «J'ai découvert qu'il y a beaucoup à apprendre en adoptant une approche différente pendant un mois et en prenant le temps et l'espace pour réfléchir à ce que je fais et à la façon dont je le fais, ainsi qu'au monde et aux gens qui m'entourent», a-t-elle indiqué.
 «Comme son nom l'indique, #FastForUnity est une initiative visant à briser l'islamophobie et à nous unir dans nos communautés, indépendamment de la religion ou des différences. Plus d'acceptation et d'empathie pour tous, s'il vous plaît», a-t-elle ajouté.
Le défi du hijab, également connu sous le nom de #Hijab30, a été lancé en 2014. Il invite «les femmes de toutes origines ethniques à porter le hijab pendant 30 jours afin de prendre position pour mettre fin à la discrimination contre les femmes portant un hijab et respecter les choix personnels».
L'organisation à l'origine de ces défis est basée à New York et a été fondée en 2013. Elle organise la Journée mondiale du hijab le 1er février de chaque année, en reconnaissance des millions de femmes musulmanes qui choisissent de porter le voile traditionnel, ainsi que plusieurs autres initiatives.
À titre d’exemple, l’organisation a également lancé une campagne de collecte de fonds pour soutenir les efforts visant à favoriser le développement d’environnements sains pour les étudiants musulmans aux États-Unis, et a indiqué une augmentation des dons au cours des 10 derniers jours du ramadan. Ces derniers jours du mois sacré occupent une signification particulière pour les musulmans, qui croient que le Coran a été révélé au prophète Mohamed durant l'un de ces jours.
L'organisation de la Journée mondiale du hijab a déclaré qu'un rapport publié en 2021 par la branche du Massachusetts du Conseil des relations américano-islamiques «a révélé que 61 % des étudiants musulmans aux États-Unis ont fait l'objet de moqueries, de harcèlement verbal ou de violences physiques à cause de leur foi musulmane».
Parallèlement, l'American Muslim Poll (sondage américain sur les musulmans), réalisé par l'Institute for Social Policy and Understanding (Institut pour la politique sociale et la compréhension) en 2020, a indiqué que «30 % des élèves musulmans ont affirmé qu'un enseignant ou un autre responsable de l'école était à l'origine de ces intimidations».
Les dons serviront à «organiser des ateliers éducatifs pour les écoles afin de promouvoir un environnement sûr, sain et inclusif pour les élèves musulmans», et à fournir «aux administrateurs scolaires et aux enseignants des outils pour briser le sectarisme, la discrimination et les préjugés, ce qui, en fin de compte, aidera toute leur classe à mieux apprendre».


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.